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Sahel : la France annonce une réduction 'très probable' des effectifs de la force Barkhane   
04/01/2021

Engagés au Sahel depuis 2014, les effectifs de l’opération Barkhane avaient été renforcés de 600 hommes, début 2020. Depuis, elle a enregistré de nombreux succès contre les djihadistes, même si les attaques terroristes visant civils et militaires se sont elles aussi accentuées. 



La force française Barkhane opérant depuis plusieurs années au Sahel dans le cadre de la lutte contre le terrorisme pourrait voir ses effectifs être réduits prochainement. C’est ce qu’a annoncé la ministre française des Armées, Florence Parly, dans un entretien accordé au journal Le Parisien.

D’après la responsable, cette décision fait suite aux « succès militaires importants » obtenus en 2020 par la force Barkhane « à la fois en neutralisant plusieurs hauts responsables de groupes terroristes et en attaquant leurs chaînes logistiques ».

Ces succès étaient intervenus après le renforcement du dispositif par un envoi de 600 nouveaux hommes, l’année dernière, permettant de porter les effectifs de la force à 5100 hommes.


« Nous serons très probablement amenés à ajuster ce dispositif : un renfort par définition, c’est temporaire », a indiqué Florence Parly.

Alors que certains observateurs estiment que cette mesure est liée aux centaines de millions d’euros de dépenses engendrées chaque année par l’opération Barkhane pour l’Etat français, d’autres s’inquiètent des effets que cette réduction (qui n’est cependant pas synonyme de retrait) pourrait impliquer sur le terrain.

Ces dernières semaines, les attaques terroristes se sont multipliées et le samedi 2 janvier 2021, 100 personnes ont été tuées dans deux villages de l’ouest du Niger, le même jour que l’attaque à l’engin explosif ayant entraîné la mort de deux soldats français de la force Barkhane au Mali.


Notons que cette annonce intervient en pleine mise en œuvre de la force Takuba, censée rassembler plusieurs soldats des forces spéciales provenant de plusieurs pays européens pour renforcer la lutte contre le djihadisme au Sahel.

D’après Florence Parly, une décision définitive sera prise à l’occasion du prochain sommet conjoint de la France et des pays du G5 Sahel en février à N’Djamena, la capitale du Tchad.

  
(Agence Ecofin)


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