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27/12/2009 Editorial: Prémices d’ouverture?

Devons-nous  rester  figés et quelque peu malhonnêtes, avec des positions et attitudes que le présent ne justifie plus? Si nous restons ainsi, conditionnés par le passé recent, cela signifiera que nous nous détachons du réel. Or, le détachement du réel constitue une grave...



23/12/2009 Combien on gagne,combien on perd ?

Que gagnerons-nous en abandonnant la neutralité positive dans le conflit du Sahara opposant au delà de nos frêres de sang sahraouis, deux puissances régionales, en course aux armements depuis plus de deux décennies ?

Rien!

Et il est certain, que nous y laisserons des plumes, si jamais,comme  par le passé, nous nous alignions. Nous perdîmes faute de notre alignement entre 1975 et 1978 des centaines d’hommes et de milliards, dans une guerre stupide, dans laquelle "on" nous a  entraîné, et de laquelle, nous sommes sortis avec «khouffey hounein»: c’est à dire, dix fois, moins que rien. Sachons donc tirer des enseignements du passé. Nous y trouverons toujours des ébauches pour le présent et le futur. Aussi devons-nous, sur un autre plan, nous démander, ce que nous gagnerons ou perdrons en jouant sur deux tableaux, à la fois, avec les axes Washington-Paris-Rabat-Dakar et Téhéran-Tripoli-Khartoum-Caracas?

Et parcequ’on a souvent perdu, on voudrait savoir, ce que nous pouvons faire pour gagner contre Al Qaida au Maghreb islamique?



04/08/2009 « être démocratiquement élu peut conduire à Lemden»

Fortes  ont été les impressions laissées par  l’actualité cette semaine. Je m’en vais les partager avec vous dans l’édito non classique de cette édition. D’abord, avec l’article de mon ancien ami Khalilou Diagana,  qui s’est posé la question : «Ould Abdel Aziz est-il à l’abri des coups d’Etat ?» dans une excellente analyse parue dans le Quotidien de Nouakchott (QDN).Khalilou,  avance -non sans humour- qu’ « être démocratiquement élu… peut conduire à Lemden»,  même si, les éventuels apprentis putschistes risquent d’être découragés par l’expérience de  résistance menée par le FNDD contre le putsch du 6 août.



14/07/2009 Pas de stabilité sans consensus

Votons le 18 juillet, pour élire -dans l’honnêteté, la transparence et le calme, nous l’espérons- un nouveau président qui -nous le supplions- saura éviter les écueils et ne sera pas, à bout de chemin, destitué afin qu’on nous parle de «Rectification» et qu’on propose une nouvelle élection.Depuis 2005, nous vivons au rythme des élections. Nous avons perdu énormément de temps et d’argent .Qui que soit le futur président démocratiquement élu au premier ou au second tour , nous avons le devoir de l’accepter, de l’aider à mettre en œuvre son programme, ou de s’y opposer dans la responsabilité et la bonne foi.



30/06/2009 Mais où est-il le caméraman?

Nous avons provisoirement dépassé des blocages avec la démission «volontaire» du président légitime, le changement de nom de la junte, le gouvernement d’union et la présidentielle imminente. Mais d’autres blocages nous attendent : la cohabitation au sein du gouvernement, le déroulement du scrutin et l’éventuelle contestation de ses résultats .Cela peut se passer au premier comme au second tour. Y réfléchissons nous ? On ne serait pas alors sortis de l’auberge ! Mais tout en pensant au futur, n’oublions pas le présent. N’oublions pas le journaliste Hanevy jeté depuis quelques jours en prison.



08/06/2009 L’infamie évitée

L’accord de Dakar aurait pu être obtenu à Nouakchott si nous n’en étions arrivés à un stade où il fallait que ce soit, justement Dakar, Tripoli ou Paris qui règlent nos problèmes. Qu’ils en soient remerciés ! Les voisins et les frères peuvent bien avoir un droit de regard sur nos problèmes. Mais apprenons cependant, à nous en dispenser. L’Accord  a réellement pu avoir lieu, tout simplement, parce que le protagoniste au pouvoir a finalement accepté d’entendre la voix de raison. Grâce à ce compromis nous avons enfin évité l’infamie (de Ould Breideleil).

 



21/12/2008 Au suivant?

Ils l’ont libéré, le premier président démocratiquement élu de notre tumultueuse histoire de révolutions du palais. Mais est-il pour autant libre? Libre par exemple, de regagner son bureau, d’exercer ses prérogatives, de voyager, de manifester sur place publique ?
 Hors de question, naturellement. Il est libre cependant de participer en tant qu’ancien président, aux «Etats Généraux de la Démocratie» qui vont décider d’une nouvelle présidentielle. Au suivant donc!  Et la vie reprend. Malgré ses 52% de suffrages recueillis en 2007, Ould Cheikh Abdellahi se retrouve par la force des armes, disqualifié avant l’échéance réglementaire de 2012. «A quoi bon voter à l’avenir ?», entend-on, de plus en plus.



24/11/2008 Vérités et contrevérités

J’entends dans le discours officiel ambiant et envahissant, le seul à avoir droit de cité sur les medias d’Etat, beaucoup de vérités, mais aussi, énormément de contrevérités.  Quand j’entends un galonné du Haut Conseil d’Etat dire que le président renversé a «trompé le peuple à travers le changement du programme sur la base duquel, il a été élu par le programme d’autres individus n’ayant obtenu que 10% des suffrages», je  récuse cette tentative de minimiser les adversaires de la junte. Messaoud à lui seul,  pèse 10% des suffrages et je ne compte pas ceux des islamistes modérés plus de 7%, et l’UFP plus de 4% , si nous restons -comme notre galonné- dans la logique des chiffres de la présidentielle de mars 2007.



21/09/2008 Le Fagot de l’Esclave, (Hatb el Khadeum) …

Nous nous posons des questions depuis le coup d’Etat du 6 août et  nous divergeons sur les  réponses à leur apporter.  Pour certains d’entre nous, un coup d’Etat est une Rectification salutaire. Pour d’autres, tout le contraire. D’ailleurs, la détention d’un pacifiste président de la République élu en mars 2007 avec plus de 52 % de nos suffrages, est une «chose normale» nous a affirmé, M. Ould Dadde, notre tout nouveau ministre des Droits de l’Homme. Nous nous en souviendrons!

Pour d’autres mauritaniens cette détention  est -et à juste titre d’ailleurs !- une prise d’otage, une séquestration. Il n’y avait pas et il n’y aura pas d’unanimisme en Mauritanie.



12/08/2008 L’imparable lobby militaro-parlementaire

L’acte de décès du deuxième processus démocratique mauritanien a-t-il été signé le 6 août 2008, par le limogeage de quelques officiers supérieurs ? Sommes-nous partis pour une nouvelle «Direction Nationale éclairée, et à sa tête…»? Quelles perspectives pour notre pays ? Comme on s’y attendait, nos Généraux sont passés à l’action.Ils ont déposé le président élu, qu’ils avaient eux même, proposé et soutenu. Tellement prévisible, leur coup de force n’a surpris que les idiots, assez nombreux, parmi nous. L’action du Bataillon Militaire qui a destitué le Président, a été préparée, facilitée et légitimée par le travail de sape, mené deux mois durant, par le Bataillon Parlementaire.





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