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Les participants à la conférence anti-immigration saluent sa bonne organisation par la Mauritanie   
24/12/2020

Les ministres du Sénégal, du Mali et de la Gambie, en charge des questions d’immigration, qui ont participé jeudi à la visioconférence sur la lutte contre l’immigration illégale et la traite des êtres humains ont salué l’initiative du gouvernement mauritanien de tenir cette importante conférence.



 Dans le communiqué final sanctionnant les travaux de la rencontre, les ministres ont félicité la Mauritanie pour les progrès accomplis dans divers domaines, sous la sage direction de Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani.

Après avoir mis en exergue la volonté des quatre pays de promouvoir la concertation permanente et une meilleure coordination pour une action plus efficace contre les réseaux criminels, la rencontre a décidé des mesures suivantes :

D’abord, le renforcement de la coopération en matière de lutte contre la migration irrégulière, la traite des personnes et les réseaux de passeurs. Ensuite, le renforcement des capacités et l’amélioration des équipements des forces de sécurité en charge de la lutte contre la migration irrégulière, avec l’appui des partenaires. Enfin, la mise en place, dans un premier temps, d’un cadre de concertation informel composé des responsables des structures nationales en charge de la lutte contre la migration irrégulière et la gestion des frontières, suivi de réunions mensuelles au cours des six premiers mois de 2021. Puis, suivra une réunion ministérielle pour évaluer les résultats et prendre les décisions appropriées.

Le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, M. Mohamed Salem Ould Merzoug, avait auparavant déclaré que la rencontre s’inscrivait dans le cadre de la volonté maintes fois exprimée par les dirigeants de nos États respectifs, de privilégier la politique de concertation et d’échanges permanents pour aborder les questions d’intérêt commun.

M. Mohamed Salem Ould Merzoug a précisé que le projet de l’OIM a enregistré depuis le début de l’année 2020, la mort ou la disparition d’au moins 510 personnes sur la route des Iles Canaries.

Il a souligné que la situation est devenue très critique et frappe au cœur de nos sociétés, car elle touche la jeunesse et les segments de la société les plus vulnérables, avant d’ajouter qu’elle engage la responsabilité de tous, et exige une coordination des actions et l’intensification des échanges d’informations.

Le Président de la République avait déjà donné le ton quand il a évoqué le triptyque juridique, technique et opérationnel le plus efficace qui a fait de notre pays un modèle de lutte contre le terrorisme et l’immigration clandestine. »

A cet effet, le gouvernement, a–t-il affirmé, vient de renforcer notre arsenal juridique avec deux lois : l’une sur la prévention, la répression de la traite des personnes et la protection des victimes, et l’autre sur le trafic illicite des migrants, adoptées par le parlement en août dernier.

Les migrations, phénomène consubstantiel, de l’odyssée humaine, constituent, aujourd’hui, un défi majeur, principalement dans notre région ouest- africaine où le mode de vie est fondé sur la mobilité depuis la nuit des temps.

Mais l’ampleur actuelle est sans précédent. Nombre de facteurs aux effets cumulatifs et croisés président à la massification des flux migratoires

Conflictualité croissante pauvreté et terrorisme de masse, crises humanitaires multiples et absence de perspectives assombrissent parfois et même souvent les horizons.

Elles ouvrent, grandes, les portes aux tentatives hasardeuses qui exposent nos populations à des périls mortifères.

Au plan international, les mouvements migratoires font l’objet de toutes les attentions, notamment en Europe où ils bouleversent les équilibres des pays.

Les conséquences objectives de la massification des flux, mêlés à la peur du lendemain donnent lieu parfois à des fantasmes qui annihilent toute approche objective. Les mutations observées contribuent à la restructuration des espaces migratoires et à la modification des routes, les rendant encore plus dangereuses pour les candidats à la migration irrégulière vers l’Europe.

La route ouest- africaine –Atlantique est particulièrement dangereuse, à cause de la longueur des distances à parcourir, des conditions météo, de la nature des embarcations et des conditions de voyage.

Outre les représentants des quatre pays Gambie, Mali Mauritanie et Sénégal, des délégués des départements concernés par la question de l’immigration illégale dans les secteurs de l’intérieur, de la décentralisation et de la gendarmerie nationale ont participé à cette conférence.


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