Les travaux d’un atelier de formation des personnes de terrain concernées par la réponse aux menaces radioactives, biologiques, nucléaires et chimiques, organisé conjointement par l’autorité nationale de protection contre les radiations et de ...
... sécurité nucléaire et l’union européenne (UE) à travers l’initiative des centres d’excellence, ont débuté lundi matin à Nouakchott sous le haut patronage du Premier Ministre, M. Yahya Ould Hademine. Les acteurs de terrain de la gendarmerie, de la garde, de la police, de la protection civile, de la douane et du département de l’environnement, qui participent à cet atelier, suivront, cinq jours durant, des cours théoriques et pratiques sur la protection contre les menaces que pourraient constituer les radiations biologiques, nucléaires et chimiques. Ouvrant les travaux de cet atelier, le chargé de mission au premier ministère, M. Sidi Mohamed Ould Khattry, a souligné que la capacité de réponse aux urgences, aux attaques et aux menaces de toute sorte constituent une priorité pour tous les pays, en particulier s’il s’agit de la réponse aux menaces des radiations biologiques, nucléaires et chimiques eu égard à leur gravité pour la vie et la pérennité de notre planète. Il a par la suite indiqué que cet atelier s’inscrit dans le cadre des actions menées par notre pays pour accompagner les efforts internationaux dans ce domaine complexe et dangereux et s’ajoute à la série d’ateliers organisés sur cette problématique, avant d’ajouter qu’il est le fruit de la coopération fructueux entre l’autorité nationale de protection contre les radiations et de sécurité nucléaire et l’initiative européenne des centres d’excellence concernée par la réduction des risques des radiations biologiques, nucléaires et chimiques. Il a enfin précisé que notre pays vise, à travers cette coopération, à acquérir l’expertise et les compétences nécessaires pour réaliser un ensemble des objectifs dont le plus important est de déterminer ses besoins en matière de formation et de création d’un cadre national de coordination et d’exécution des activités nationales liées à ces domaines dangereux ainsi que les activités nécessaires pour la mise en place d’un programme efficace de sécurité pour une approche visant à répondre immédiatement en cas d’apparition d’une menace radioactive. Pour sa part le président de l’autorité nationale de protection contre les radiations et de sécurité nucléaire, Pr. Saleh Ould Moulaye Ahmed a indiqué que cette session s’inscrit dans les cadres des efforts entrepris par la Mauritanie pour améliorer sa performance dans les domaines de lutte et d’alerte, ajoutant que cet atelier vise à déterminer les besoins en matière de formation sur la réponse aux menaces biologiques, nucléaires, chimiques et de radiation, à mettre en place un cadre national approprié pour la coordination et l’exécution des activités nationales liées à la sécurité et à diagnostiquer un ensemble des activités nécessaires pour le développement d’un programme de sécurité efficace et durable spécifique à ces domaines complexes . Auparavant, l’expert international au niveau des centres d’excellence, M. Stephane Huiert avait mis en exergue l’importance de la coordination dans le domaine de lutte contre les menaces biologiques, nucléaires, chimiques et de radiation pour éviter leur impact sur la vie publique. Il a ajouté que l’UE travaille, par le biais de l’initiative des centres d’excellence, pour réduire les effets de ce genre d’incidents à travers des programmes et des projets durables pour élargir le cercle de connaissances des concernés par la lutte contre les risques biologiques, nucléaires, chimiques et de radiation. Pour sa part, Dr. Marian Kolencik directeur de l’institut international de sûreté et d’intervention rapide a loué, au nom de l’UE, le niveau de coopération entre la Mauritanie et l’UE face aux menaces radioactives, appelant les participants à tirer profit des exposés présentés par les experts en vue de trouver des réponses aux questions posées. Il a enfin souligné l’importance de la diversité des participants, qui représentent les différents départements concernés par la lutte contre ce risque.
AMI
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