La corruption et le détournement des biens publics du point de vue islamique’’, tel est le thème d’un atelier organisé vendredi à Nouakchott, à l’initiative conjointe de l’alliance contre la corruption en Mauritanie et l’association des ...
... érudits de la Mauritanie, dans le cadre des activités commémoratives de la journée internationale de la lutte contre la corruption, célébrée le 9 décembre de chaque année. Le directeur des politiques économiques au ministère des affaires économiques et du développement, M. Ishagh Ould Ahmed Ould Cheikh Sidiya, a mis en exergue les efforts entrepris par les pouvoirs publics en vue de juguler le phénomène de la corruption dans la cadre d’une stratégie nationale adoptée à cette faim. Au nom de la GIS, Dr. Hadrami Ould Khattri, a salué les efforts du gouvernement dans le domaine et exprimé la volonté de son organisme de soutenir les organisations de la société civile qui combattent le phénomène de la corruption. Quant au président de l’alliance contre la corruption en Mauritanie, M. Abdallahi Bellil, il a souligné que la lutte contre la corruption et le détournement des biens publics se situent au premier rang des priorités définies dans le programme du Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz. Il a, aussi, insisté sur le rôle des érudits dans l’éclairage de l’opinion nationale sur les risques de ces phénomènes sur la société nationale. L’évènement a donné lieu à la présentation d’un livre du théologien, Cheikh Ould Zeîn Ould Limam, sur la corruption, le vol, le monnayage et la falsification et leurs conséquences sur les sociétés, surtout les musulmans. Dans son livre, l’auteur explique la différence entre la corruption et le don, soulignant que la première permet d’arracher un profit illicite, tandis que le don constitue un geste amical dont l’acteur ne cherche aucune compensation et ne porte préjudice à personne. Ont assisté à la rencontre un groupe d’oulema, imams de mosquées et organisations de la société civile.
AMI
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