Ouverture des travaux de la 4ème session du conseil des ministres des pays membres de l'APGMV   
26/07/2015

Le Premier ministre, M. Yahya Ould Hademine a présidé, samedi matin au palais des congrès de Nouakchott, la cérémonie d’ouverture des travaux de la 4ème session du conseil des ministres, préparatoire de la 3ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement des ...



.... pays membres de l’Agence Panafricaine de la Grande Muraille Verte.


 Au cours de cette session de 2 jours, les ministres vont discuter plusieurs dossiers portant, entre autres, sur les questions juridiques, institutionnelles, stratĂ©giques ainsi que sur les perspectives en matière de mobilisation des ressources financières et matĂ©rielles.

 Devant les participants, le Premier Ministre a prononcĂ© le discours suivant:


 "Mesdames, Messieurs les Ministres des pays membres de l’Agence Panafricaine de la Grande Muraille Verte,

 Mesdames, Messieurs les membres du gouvernement,

 Excellences Mesdames, Messieurs les reprĂ©sentants du corps diplomatique,

 Mesdames, Messieurs, les reprĂ©sentants des institutions Ă©conomiques, techniques et scientifiques sous rĂ©gionales, rĂ©gionales et internationales,

 Monsieur le secrĂ©taire exĂ©cutif de l’Agence Panafricaine de la Grande Muraille Verte,

 Mesdames, Messieurs, les experts de l’Agence Panafricaine de la Grande Muraille Verte,

 Honorables invitĂ©s,

 Mesdames, Messieurs,


 Les pays de la bande saharo sahĂ©lienne font face depuis quelques dĂ©cennies Ă  des cycles successifs de sĂ©cheresse, avec comme consĂ©quences dĂ©vastatrices la dĂ©gradation des terres, l’insĂ©curitĂ© alimentaire, l’immigration massive des populations, et bien d’autres multiples et complexes problèmes de sĂ©curitĂ©.

 Ce flĂ©au rĂ©current a portĂ© un coup rude au système de production de nos diffĂ©rents pays, basĂ©, dans la plupart des cas, sur l’agriculture et l’élevage.

 Cette situation a annihilĂ© tous les efforts dĂ©jĂ  dĂ©ployĂ©s par les Etats de la zone, et dissipĂ© chez les populations tout espoir de se soustraire aux effets nĂ©fastes des dĂ©sordres climatiques et environnementaux, affectant directement les modes et les moyens de survie de ces populations, notamment dans les zones arides.

 Les statistiques de l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture montrent, au niveau de la zone de la Grande Muraille Verte, une perte annuelle du couvert vĂ©gĂ©tal atteignant un million huit cent mille hectares, une rĂ©duction considĂ©rable des terres arables, et une dĂ©gradation avancĂ©e de la fertilitĂ© du sol, avec comme impact direct, une baisse sensible de la production agricole.

 Pour faire face Ă  cette situation, les populations ont essayĂ© un ensemble de pratiques afin de maintenir l’équilibre entre les prĂ©lèvements et les renouvellements des ressources.

 MalgrĂ© cette volontĂ© persĂ©vĂ©rante Ă  s’adapter, et malgrĂ© l’aide multiforme apportĂ©e par les gouvernements dans ce cadre, les systèmes agro-pastoraux de nos pays connaissent encore des bouleversements dangereux et les Ă©quilibres restent toujours fragiles et dysfonctionnels.


 Mesdames, Messieurs,

 C’est dans ce contexte que l’initiative africaine de la Grande Muraille Verte a Ă©mergĂ© par la volontĂ© de nos chefs d’Etats et de Gouvernements traduisant une nouvelle vision de gestion intĂ©grĂ©e des dĂ©fis environnementaux et climatiques, dans un cadre bâti sur une approche rĂ©gionale, fĂ©dĂ©ratrice et solidaire.


 La première phase quinquennale de la stratĂ©gie 2011 - 2015 a permis Ă  nos diffĂ©rents pays, de se familiariser avec l’approche conceptuelle grande muraille verte mais aussi, de jeter les bases juridiques et institutionnelles fondamentales de gestion, ainsi que la rĂ©alisation d’activitĂ©s vitales.


 Mesdames, Messieurs,


 Tout en apprĂ©ciant Ă  sa juste valeur le choix des Etats membres de notre pays pour abriter le siège de notre jeune institution, nous leur assurons notre ferme engagement Ă  appuyer l’exĂ©cution de cet important projet panafricain.


 Cet engagement s’est concrĂ©tisĂ© Ă  travers les efforts dĂ©ployĂ©s par le PrĂ©sident de la RĂ©publique Islamique de Mauritanie, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, PrĂ©sident en exercice de la confĂ©rence des Chefs d’Etats et de gouvernement des pays membres de l’Agence Panafricaine de la Grande Muraille Verte, envers ses pairs pour la consolidation des acquis, la ratification de la Convention crĂ©ant l’Agence, ainsi que la poursuite des plaidoyers en direction de la communautĂ© internationale.


 Nous constatons aujourd’hui avec beaucoup de satisfaction que le rythme de ratification s’est accĂ©lĂ©rĂ©, au point que neuf pays sur onze ont, Ă  ce stade, ratifiĂ© la Convention. Deux autres pays sont dans un processus très avancĂ© de ratification.


 Mesdames, Messieurs

 Au vu de la qualitĂ© des documents produits par nos experts en prĂ©paration de la quatrième Session du Conseil des Ministres, je ne puis douter un seul instant que le projet majeur africain de la Grand Muraille Verte est sur des bons rails. Qu’ils trouvent tous ici l’expression de nos vifs remerciements bien mĂ©ritĂ©s.


 Je ne saurais terminer sans souhaiter Ă  nos illustres hĂ´tes un excellent sĂ©jour parmi nous, en Mauritanie, leur seconde patrie.


 Sur ce, je dĂ©clare ouverte la quatrième session du Conseil des Ministres de l’Agence Panafricaine de la Grande Muraille Verte.


 Je vous remercie".


 Lui succĂ©dant le ministre de l’environnement et du dĂ©veloppement durable, M. AmĂ©di Camara a indiquĂ© qu’au niveau de la sous-rĂ©gion, de nombreuses orientations stratĂ©giques avaient Ă©tĂ© prises, notamment l’adoption en 1968, des rĂ©solutions de la convention d’Alger sur la conservation de la nature et des ressources naturelles ainsi que la crĂ©ation en 1973 du comitĂ© permanent inter-Etats de Lutte contre la SĂ©cheresse dans le Sahel (CILSS).


 "C’est dans ce contexte et vu les rĂ©sultats mitigĂ©s de nos programmes que nos Etats ont initiĂ© une nouvelle vision dont le vĂ©ritable enjeu consiste Ă  crĂ©er, avec la participation de tous les acteurs, les conditions d’un rĂ©tablissement de potentialitĂ©s et des systèmes de production Ă  l’horizon 2025, dans les zones arides" a-t-il dit.


 Le ministre a aussi soulignĂ© que c’est dans ce contexte, oĂą l’action de terrain nĂ©cessite de plus en plus de ressources financières, matĂ©rielles et humaines en quantitĂ© et en qualitĂ©, que l’organisation se doit de compter d’abord sur elle-mĂŞme et de s’orienter vers la mobilisation des fonds Ă  travers le dĂ©veloppement d’une coopĂ©ration plus efficace, basĂ©e sur une approche pragmatique, prĂ©visible et mesurable.


 Il a Ă©galement affirmĂ©, qu’une action coopĂ©rative, qui doit s’inscrire dans le long terme, devait permettre Ă  l’initiative panafricaine de la Grande Muraille Verte d’opĂ©rationnaliser un portefeuille significatif de projets et de programmes avant d’assurer que cette actions constitue l’un des plus ambitieux outils de coopĂ©ration pour la rĂ©solution des dĂ©fis environnementaux de la bande saharo-sahĂ©lienne.


 M. Amedi Camara a enfin assurĂ© que la lutte est collective et qu’elle l’est davantage quand on sait que les facteurs qui gĂŞnèrent la dĂ©sertification et ses corollaires sont Ă©galement globaux et exigent des actions concertĂ©es non pas seulement au niveau national mais Ă  l’échelle sous-rĂ©gionale, rĂ©gionale et mondiale.


 Le secrĂ©taire exĂ©cutif de l’Agence Panafricaine de la Grande Muraille Verte, le Professeur Abdoulaye Dia, a prĂ©cisĂ©, de son cotĂ©, que la rencontre de Nouakchott constitue un impĂ©ratif pour corriger la disparitĂ© et la marginalisation longtemps vĂ©cues par les terroirs des zones arides afin d’asseoir un dĂ©veloppement plus inclusif qui favorise l’émergence Ă©conomique de ces zones par la crĂ©ation de pĂ´les Ă©conomiques ruraux (PER), soulignant que la pĂ©rennisation des impacts nĂ©cessitera la disponibilitĂ© de financement durable, suffisant et planifiĂ©.


 "Face aux dĂ©fis environnementaux et climatiques, rĂ©aliser la Grande Muraille Verte sera le legs le plus important de l’Afrique aux gĂ©nĂ©rations futures et Ă  l’humanitĂ©" a-t-il soulignĂ©.


 Le coordinateur rĂ©sident du système des Nations Unies, M. Mario Samaja a rappelĂ©, Ă  son tour, que les pays de l’Agence Panafricaine de la Grande Muraille Verte sont confrontĂ©s Ă  des dĂ©fis sociaux, Ă©conomiques et environnementaux multiples, soulignant qu’ils disposent toutefois du potentiel solaire et Ă©olien, des ressources agropastorales, des bassins et cours d’eaux, des Ă©cosystèmes oasiens, entre autres.


 Il a Ă©galement indiquĂ© que ces potentialitĂ©s constituent de vĂ©ritables atouts pour juguler les effets de la dĂ©sertification et combattre ceux du changement climatique, vĂ©ritables goulots d’étranglement pour la croissance Ă©conomique avant d’insister sur l’urgence de mettre en place de modes de production et de consommation durables.


 Le ReprĂ©sentant de l’Union EuropĂ©enne, M. Pedro Martinez a rappelĂ©, quant Ă  lui, l’existence d’importantes zones arides habitĂ©es par des fermiers, des pasteurs et des cueilleurs dans la rĂ©gion soudano-sahĂ©lienne de l’Afrique, dont la vie dĂ©pend des biens et des services que leur procurent la forĂŞt, les pâturages et la brousse.


 Il a ensuite rappelĂ© que L’Union EuropĂ©enne s’est engagĂ©e pour un montant de 1,4 million euros, aux cĂ´tĂ©s de l’Union Africaine et de la convention des Nations Unies pour combattre la dĂ©sertification et au cotĂ© de la FAO pour la mise en oeuvre de l’initiative pour la Grande Muraille Verte du Sahel et du Sahara.


 La cĂ©rĂ©monie s’est dĂ©roulĂ©e en prĂ©sence des membres du gouvernement et du corps diplomatique.






AMI


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