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RFI: disparition d’Antoinette Delafin, journaliste passionnée du continent africain

Antoinette a collaboré à de nombreuses publications dont Actuel Développement, Actuel, Balafon et Jeune Afrique Économie. À la fin des années 1990, elle a fait partie de l’équipe de l’hebdomadaire L’Autre Afrique.

Parallèlement, elle a commencé à collaborer à RFI, aux côtés de sa complice de toujours, Madeleine Mukamabano, première productrice de l’émission « Le débat africain », avec laquelle elle a produit l’émission hebdomadaire « Échos d’Afrique – reportages ».

Antoinette Delafin a aussi collaboré aux « Nuits magnétiques » de France Culture, travaillé au Département public d’information des Nations unies et avec le Parlement international des écrivains.

Elle a également travaillé, pendant plusieurs années, pour l’agence de presse magazine de RFI « Médias France Intercontinents » (MFI), qu’elle a ensuite coordonnée, avant de rejoindre la rédaction numérique de RFI où elle animait la rubrique « L’Hebdo ».

Antoinette Delafin a participé à plusieurs ouvrages, dont Les 100 clés de l’Afrique (Hachette Littératures, 2006). Sa grande aventure aura été la réalisation du seul documentaire de cinéma jamais tourné sur la star du reggae Alpha Blondy : Alpha Blondy. Un Combat pour la liberté (2010, co-réalisé avec Dramane Cissé).

Toutes nos pensées vont à sa famille, ses filles Lucie et Émilie, ses quatre petits-enfants et ses amis.

Sur le plan professionnel, le premier mot qui me vient à l’esprit, c’est une rigueur implacable. Travailler avec elle, c’était être aux aguets. Elle ne cédait sur rien quand il s’agissait de la déontologie, de la vérification des faits. (…) Ce que je retiens aussi, c’est sa grande sensibilité, sa grande générosité, son humanité. Ça c’était incroyable.

Madeleine Mukamabano, première productrice du Débat Africain, avec qui elle produisait l’émission Echos d’Afrique

Magali Lagrange

RFI