Leçons tirées   
09/03/2013

Les sujets présentement aux devants interpellent, offrent l’opportunité de tirer des leçons et d’envoyer des signaux forts.
Premier sujet : L’information relative aux fonds de l’Armée, est une occasion pour se poser des questions et d’envoyer le message que l’Armée symbole de la Nation et ultime rempart contre les dérives...



...et menaces est à l’abri  des pratiques avilissantes qui entachent l’orgueil que le drapeau insuffle aux citoyens normaux.
Il faut agir sur deux plans  si cette information  est fondée dans la version présentée, car  il y a des raisons d’en douter, la source, étant une certaine presse crétinisante qui fait dire ce qui ne l’a pas été et fait faire ce qui ne le fut point.  Comment? 


1-   En communiquant en toute transparence, s’il s’agit d’une affaire de malfrats.
2-  En prenant  les mesures qui s’imposent, si la responsabilité de quelques  épaules étoilées est engagée  en  les envoyant compter les étoiles avec les civils déjà épinglés dans la chasse aux gabegistes.

 Le placement des fonds en numéraire dans des investissements rentables avant échéance,  est une pratique répandue chez  les trésoriers et comptables qui excellent en pareil cas dans l’art d’engager leur hiérarchie. La dissuasion, c’était le plafonnement pour toute  caisse ! 
Et l’obligation à son responsable de verser l’excédent dans un compte bancaire mouvementable avec une double ou triple signature. Passons !

Deuxième sujet :   Les excuses plates faites par le  député français Noël Mamere au président Mohamed Ould Abdel Aziz  qu’il avait ignoblement accusé d’être un parrain d’un trafic illicite démontrent  que  la vérité finit toujours par triompher. C’est l’occasion pour les  fabricants de rumeurs et ingénieurs en méchancetés  d’arrêter leur cirque.
Mais ce serait trop leur demander dans un contexte général marqué  par  la  montée du cynisme.  Les Mauritaniens  avec qui je  discute tout le temps  en ont marre et me le disent! Que ne leur a-t-on pas dit sur le président Aziz ? 
Ils découvrent chaque fois, hélas, que c’était le machiavélisme d’un opposant,  le cynisme d’un homme «à affaires»,  l’irresponsabilité d’un journaliste peshmerga ou la malhonnêteté  d’un citoyen-lambda, qui en étaient à la base, le plus souvent,  pour des considérations terre -à- terre, sans rapport en tout cas,  avec le devenir ou  l’avenir d’une Nation. 
Que faut-il en tirer ? Beaucoup d’enseignements  parmi lesquels,  que nous payons encore le prix du système éducatif instauré  en  1979 qui a produit  des  dizaines de milliers d’idiots, une élite médiocre, un discours mimétique  et clochardisé, le culte de l’imposture, la phobie du génie, la nostalgie du médiévalisme  et les logiques de Mamy mégère.

Troisième sujet : L’annonce faite le 28 février par  la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) concernant  l’organisation des municipales et législatives entre la mi-septembre et la mi-octobre 2013 donne l’occasion aux acteurs de régler enfin leurs différends à travers la compétition électorale et l’arbitrage des urnes. C’est la régularisation des institutions dont le mandant est venu à terme en octobre 2011 qui s’annonce et l’enjeu en pareil cas ce n’est pas le gouvernement d’union nationale que nous avons testé en 2009,  mais  la neutralité  et l’aptitude de la CENI ainsi  que les préparatifs matériels à la tenue des scrutins acceptables.
Mais non ! le Gouvernement retire l’annonce  de ses medias et la majorité et l’opposition lui réservent un accueil fade. Comme si l’on se complait dans le statut quo  avec en prime un peur d’affronter les électeurs. Quelques jours après (7 mars)  le Gouvernement adopte dans la réunion du conseil des ministres un projet de décret fixant les modalités du recensement Administratif à vocation électorale (RAVEL.) réalisé et exécuté sous l’autorité de la (CENI). C’est donc le point de départ et gare aux retardataires.
L’opposition mauritanienne au faît  de sa gloire et presque la même qu’actuellement , avait boycotté  les législatives de 1992. Ce fut l’une de ses fautes monumentales. Une erreur qu’elle ne répétera plus. On l’espère.

Quatrième sujet : Le contenu de la  conférence de presse conjointe organisée par le président de la République avec le président Nigérien lors de sa visite chez nous le 3 mars dernier.
Le président Aziz aura  révélé la lucidité de la position mauritanienne concernant  la guerre au Mali : Nous avons fait déjà  la guerre au moment où  personne ne voulait la faire. Mais par la suite, le problème malien a pris  à double dimension : un problème endogène soluble avec la satisfaction des revendications non fallacieuses qui n’affectent pas l’intégrité de l’Etat malien et un problème exogène, le terrorisme, celui là que la  Mauritanie combattait  seule et dans lequel elle est prête  à s’y engager  sous le couvert de l’ONU.
Nous ne sommes ni la France  qui a réagi à l’avancée des islamistes en janvier 2012,  ni  la CEDEAO à laquelle nous n’appartenons pas .
Et si la communauté internationale a décidé enfin  de rejoindre la Mauritanie dans la guerre contre le terrorisme ou pour le maintien de la paix , elle trouvera notre pays aux devants,  avons-nous compris du  message présidentiel.
Un message de souveraineté assez fort!
IOM

 


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