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MAURITANIE : le pétrolier britannique bp lorgne le marché de l’hydrogène vert

La compagnie pétrolière britannique bp signe un accord avec les autorités mauritaniennes afin d’explorer le potentiel du pays en matière de production d’hydrogène vert. Le protocole d’accord a été signé en marge de la 27e Conférence des parties de Nations unies sur le changement climatique (COP27) qui se referme ce 18 novembre 2022.
La compagnie pétrolière britannique bp veut diversifier ses activités. Outre l’exploitation des énergies fossiles, le groupe envisage d’investir dans l’industrie naissante de l’hydrogène vert et ses dérivés en Mauritanie. Présents à Charm el-Cheikh pour la 27e Conférence des parties des Nations unies sur le changement climatique (COP27), les hauts responsables du groupe ont signé avec les autorités mauritaniennes pour l’exploration de la possibilité d’investissement en Mauritanie.

C’était en présence du chef de l’État Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani et Abdessalam Ould Mohamed Saleh, le ministre mauritanien du Pétrole, des Mines et de l’Énergie. En vertu de l’accord, la compagnie pétrolière basée à Londres prévoit des études pour évaluer la faisabilité technique et commerciale de la production de l’hydrogène vert en Mauritanie.

Les investissements dans l’hydrogène en Mauritanie
« Dans un premier temps, bp mènera une campagne de collecte de données avec des études évaluant l’adéquation des ressources éoliennes et solaires dans des sites sélectionnés pour la production d’énergie renouvelable à grande échelle et la production d’hydrogène vert », annonce bp. La compagnie pétrolière britannique rejoint ainsi deux autres investisseurs dans le pays.

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C’est le cas de CWP Global. La groupe énergétique basé à Newcastle, en Australie débarque en Mauritanie avec un objectif clair, développer une capacité de production de 1,7 million de tonnes par an d’hydrogène vert ou 10 millions de tonnes par an d’ammoniac vert pour une utilisation locale et l’exportation. Et pour y parvenir, l’entreprise dirigée par Mark Crandall compte développer une capacité de production d’électricité de 30 GW.

Pour sa part, l’entreprise britannique Chariot s’est associée à Total Eren, la filiale de la compagnie pétrolière française TotalEnergies pour la mise en œuvre du projet Nour. Il porte sur la construction de parcs solaires et éoliens dans le désert mauritanien pour une capacité de 10 GW. Cette électricité propre sera transformée en hydrogène vert via l’électrolyse. Afin de réaliser son projet, Chariot a obtenu du gouvernement mauritanien un terrain de 14 400 km2 sur lequel seront menées des études de préfaisabilité et de faisabilité.

Jean Marie Takouleu -afrik21