En marge d’une intervention consacrée aux enjeux du commerce extérieur, Mohamed Lemine Vayda, directeur du Commerce extérieur au ministère mauritanien du Commerce et du Tourisme, a apporté un éclairage sur la structure des échanges du pays et la lecture qu’il convient de faire de ses indicateurs commerciaux.
Pour le responsable mauritanien, la notion de commerce ne saurait être réduite aux seules transactions de marchandises. « Le commerce est un terme polysémique », rappelle-t-il, soulignant qu’il englobe également les échanges de services, souvent moins visibles mais de plus en plus déterminants dans les économies modernes.
S’agissant des échanges de biens, Mohamed Lemine Vayda reconnaît que la Mauritanie affiche une balance commerciale déficitaire. Selon lui, le déficit atteint environ 400 millions de dollars, les importations demeurant supérieures aux exportations.
Le directeur du Commerce extérieur invite toutefois à relativiser cet indicateur. À ses yeux, ce déséquilibre est avant tout conjoncturel et ne traduit pas nécessairement une faiblesse structurelle de l’économie mauritanienne. Il estime que l’analyse du commerce extérieur doit tenir compte de la composition des importations, des investissements en cours ainsi que des évolutions attendues des secteurs exportateurs.
Cette lecture intervient dans un contexte où la Mauritanie accélère la valorisation de ses ressources naturelles, notamment dans les secteurs minier et gazier, avec l’ambition de renforcer à terme ses recettes d’exportation et d’améliorer l’équilibre de ses comptes extérieurs.
Pour les autorités mauritaniennes, l’enjeu dépasse ainsi la simple réduction du déficit commercial. Il s’agit également de diversifier les exportations, de développer les services marchands et de renforcer la compétitivité de l’économie afin d’accroître son intégration dans les échanges régionaux et internationaux.
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