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Mauritanie: Clôture de la deuxième session ordinaire de l’année parlementaire 2021-2022

La deuxième session ordinaire de l’année parlementaire 2021-2022 s’est achevée, vendredi après-midi, sous la présidence de M. Cheikh Ould Baya, président de l’Assemblée nationale, et en présence de plusieurs membres du gouvernement.

La cérémonie de clôture a été marquée par un discours du président de l’Assemblée nationale, dans lequel il a affirmé que tous les indicateurs et faits économiques indiquent que le monde accélère le pas vers une récession économique majeure, dont les traits ont commencé à se préciser à travers la hausse de l’inflation, les coûts élevés des chaînes d’approvisionnement, la hausse des prix des biens et services, l’augmentation des taux de chômage et la baisse des taux de croissance, avec les conséquences que cela implique.

Il a appelé l’exécutif à tirer les leçons de ces crises, et à œuvrer pour atteindre l’auto-sécurité alimentaire, dont Son Excellence le Président de la République a récemment confirmé à Tamchekett qu’il ne s’agit plus seulement d’une option stratégique, mais d’une nécessité nécessaire, car c’est une question de souveraineté et de sécurité, et c’est la base de la capacité de résistance face aux différentes crises.

Voici à présent le texte intégral de cet important discours :

« Au Nom d’Allah Clément et Miséricordieux

Paix et Salut sur Le Saint Prophète

Messieurs les ministres,

Chers collègues députés

Mesdames, Messieurs

Aujourd’hui, nous clôturons notre deuxième session ordinaire de l’année parlementaire 2021-2022, qui a vu, outre la discussion et l’approbation du projet de loi portant loi d’orientation pour le système éducatif national, l’approbation par la chambre de nombreux textes qui touchent différents aspects de la vie des citoyens.

Parmi les textes que nous avons entérinés, la loi de finances rectificative pour l’année 2022, qui était rendue nécessaire par la conjoncture internationale actuelle, et les crises sanitaires, sécuritaires et environnementales successives qu’elle engendre, crises qui assombrissent l’ensemble des économies du monde.

Tous les indicateurs et faits économiques indiquent que le monde accélère le rythme d’une récession économique majeure, dont les caractéristiques commencent à devenir claires à travers la hausse de l’inflation, les coûts élevés des chaînes d’approvisionnement, la hausse des prix des biens et des services, l’augmentation des taux de chômage et la baisse des taux de croissance, avec les effets qui en résultent sur la stabilité des sociétés.

Messieurs les ministres,

Chers collègues députés

Mesdames, Messieurs

Je ne crois pas nécessaire de vous rappeler que des circonstances particulières exigent un traitement particulier, notamment de la part des élites qui ont la responsabilité de guider la société, une responsabilité qui oblige les leaders d’opinion à ramer dans une seule direction pour atteindre le bateau qui transporte tout le monde en lieu sûr, au lieu de jouer les rôles de navigateurs conflictuels dont les caprices les conduisent à la noyade collective.

Il est inacceptable – dans de telles conditions – d’assister aujourd’hui à la montée d’une démagogie populiste et factionnelle, dont le rythme semble s’accélérer à mesure que la date des élections approche, ignorant ouvertement l’intérêt suprême du pays et donnant ouvertement la priorité à des intérêts étroits et ponctuels.

La course effrénée pour gagner des voix à travers l’utilisation machiavélique de ce type de discours politique ne doit pas nous aveugler et nous cacher ses conséquences désastreuses.

Il est vrai que de tels discours peuvent trouver un écho temporaire chez certains, du fait de leur usage d’excitation, de titillation et de promesses clinquantes, mais ils ne tromperont pas la grande majorité des électeurs ayant atteint un certain seuil de maturité qui de savoir où se situe leurs intérêts.

Messieurs les ministres,

Chers collègues députés

Mesdames, Messieurs

Je dois aussi, avant de conclure, appeler l’exécutif à tirer les leçons de ces crises, et à œuvrer à l’auto-sécurité alimentaire, dont Son Excellence le Président de la République a récemment souligné à Tamchekett qu’il ne s’agit plus seulement d’une option stratégique, mais plutôt d’une nécessité devenue nécessaire, car il s’agit en fait d’une question de souveraineté et de sécurité, qui est un fondement de la résilience face aux différentes crises.

Je suis confiant dans notre capacité à atteindre cet objectif en valorisant le travail, en rejetant les mentalités héritées du passé et en investissant dans les domaines de l’agriculture, de la pêche et de l’élevage.

Enfin, je vous souhaite de bonnes vacances parlementaires et, avec la bénédiction d’Allah, je déclare close de la deuxième session ordinaire de l’année parlementaire 2021-2022 conformément à l’article 52 (nouveau) de la Constitution et aux articles 54 et 55 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale.

Je vous remercie »

ami