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Le GNL sénégalo-mauritanien pourrait servir de tremplin aux deux pays pour répondre à la demande de l’UE

Le futur retrait d’Europe de l’offre gazière de la Russie, offre la possibilité à des exportateurs traditionnels, mais aussi aux nouveaux arrivants sur le marché d’obtenir des parts de marché importantes sur ce marché.

Dans une interview accordée le jeudi 23 juin à Reuters, le ministre mauritanien de l’Energie, Abd Ould Mohamed Salah (photo) a déclaré que le GNL qui sera produit dans le cadre du projet Greater Tortue Ahmeyim, pourrait servir de tremplin à l’Afrique de l’Ouest pour répondre à la demande croissante de gaz en Europe.

Ceci, alors que le groupe des 27 envisage de tourner le dos à la Russie qui assurait jusque-là plus de 40 % de leurs besoins en gaz. Pour le dirigeant, la demande urgente en Europe pourrait stimuler les prix du gaz dans la région au cours des prochaines années, ce qui deviendra une opportunité qu’il faut saisir. Il ajoute qu’étant donné que le vieux continent maintient son plan d’aboutir à un usage quasi exclusif du gaz et des énergies renouvelables en 2030, les producteurs doivent saisir l’opportunité d’exporter.

« Les prix récents ont ouvert la possibilité pour la Mauritanie, le Sénégal ainsi que d’autres pays africains, d’exporter plus de gaz vers l’Europe. L’Europe a besoin de diversifier ses sources d’approvisionnement. Donc cette opportunité fantastique, nous ne devons pas la manquer », a-t-il affirmé.

Le projet Greater Tortue Ahmeyim LNG devrait entrer dans sa phase de production au second semestre de 2023. Il devrait permettre la production de 2,5 millions de tonnes de GNL par an, à partir de réserves de 15 000 milliards de pieds cubes de gaz naturel, situées à cheval sur les frontières maritimes des deux pays.

La Mauritanie et le Sénégal ont décidé en 2018, d’exploiter ensemble les ressources gazières de la région offshore de leur frontière.
(Agence Ecofin)