PROFESSION : Politiciens de l’ancienne école !Par Mounirou fall   
03/07/2006

«Si vous ne faites pas la politique, la politique vous fera». C’est entendu! Ces propos d’un grand homme politique contemporain ont de quoi faire changer d’opinion sur le sujet, aux plus apolitiques des rois et reines du Créateur.

C’est ainsi peut-être que les mauritaniens, pour ne point se laisser mener en bateau par cet «art de gouverner la cité» choisissent «l’action participative» comme credo!

Mais cet engouement pour la politique de mes compatriotes prend souvent des allures bizarres et gargantuesques, surtout avec l’ère nouvelle du CMJD.



Au lendemain du référendum du 25 juin, les états-majors des différents partis politiques  s’activent à qui mieux mieux pour la palme des échéances électorales futures.

Pour les Communales, les législatives et la présidentielle, quels arguments avancés pour tirer son épingle du jeu? Rien

Donc vive la politique! Que dis-je, les politiques! Car ici, il n’y en a en pour toutes les toquades, et ce au gré des circonstances. On peut ainsi opter pour les politiques de la chaise vide, de l’autruche, du tout ou rien, et même pour celle dite de la consanguinité, avec un art consommé de la subtilité.

Pour mériter le titre de politicien, pas la peine d’être un DE GAULLE ou un NIZAM EL MOLK ou bien même de se triturer les méninges afin de trouver un quelconque projet de société, un programme ‘salvateur’ voire un idéal de développement ; d’ailleurs on a en par-dessus les ‘’urnes’’!

 Pour être un bon politique en Mauritanie il faut : Emprunter la voie royale ; celle qui consiste à renforcer la stature corporatiste de l’Etat parce qu’on est de la même tribu que le Président de la République. Ou bien on est un frais émoulu, un PIC DE LA MIRANDOLLE des temps actuels, très ambitieux et n’arrivant pas à retrouver sa place au soleil administratif. Par contre, si on a été un terrible fléau pour le budget national, la glaive de la justice sévit : après avoir purgé sa petite peine – de quelques mois – on opte pour la politique. Pour une fois, on milite dans l’opposition!

Mais le domaine de prédilection de nos politiciens reste la quête éperdue de l’Ouguiya : «prendre l’argent des riches (si ce n’est celui du contribuable), et le suffrage des pauvres sous prétexte de les protéger les uns des autres » et ainsi, par ricochet, nos partis politiques sont devenus à leur tour, de véritables «groupements d’intérêt économique».            

Qu’importe l’option admise, ici la politique reste une affaire d’individus, de régions, de tribus.

Dans un pays comme le nôtre où tout reste à reconstruire, quels politiciens devraient y tenir le haut du pavé?

Certes, tous les politiciens ne peuvent être logés à la même enseigne «politicarde» .En Mauritanie comme ailleurs, existent de bonnes volontés, des personnes radicalement dévouées à la cause nationale, qui tentent de répondre aux aspirations de leurs concitoyens. Seulement après des décennies de politiques catastrophiques faisant de la sphère politique nationale un véritable panier de crabes, il devient de plus en plus difficile de séparer la bonne graine politicienne de l’ivraie « politicaille», tant le qualificatif est éculé, et que certains n’hésitent pas à associer politique et truandage. «Des bandits de grands chemins»disait quelqu’un, tout en soutenant l’idée que : «quiconque pourrait faire pousser deux épis de blé, ou deux brins d’herbe, en un endroit ou un seul croissait auparavant, mériterait bien plus de l’humanité, et rendrait un bien plus grand service à son pays, que la race entière des politiciens».  

Il est temps de redéfinir la ‘chose’ politique mauritanienne, surtout au moment où le CMJD tente de nettoyer les écuries d’AUGIAS dans le pays : les partis sans réel programme, les aventuriers plaidant pour la «mosquée» personnelle ou clanique, et les RASPOUTINE de tout ordre doivent être contraint de faire leurs chants des cygnes au même titre que le régime de OULD TAYA qui les avait parrainés .

 


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