Tourisme: L’écotourisme pour diversifier l’économie   
20/06/2006

La Mauritanie, pour le développement durable de ce secteur commercial, mise surtout sur un écotourisme de qualité, avec le potentiel maritime, désertique et historique qu’elle détient.
La Mauritanie, c’est d’abord 750 km de plage de sable blanc, et le paradis des amateurs de désert. Deux parcs naturels : le banc d’Arguin (entre Nouakchott et Nouadhibou) et Diawling (au sud du pays, dans le département de Keur-Massène), ont été classés patrimoines naturels de l’humanité par l’Unesco.



L’écosystème de ces parcs est protégé, et le Banc d’Arguin compte plusieurs espèces d’oiseaux rares, en voie de disparition. Ceci dit, «la nature mauritanienne reste un environnement dont les potentialités énormes sont loin d’être toutes exploitées : il reste des territoires naturels immenses et vierges.» explique Mohamed Abdellahi Ould Khattra, directeur du tourisme. C’est dans ce sens que le 8 mai 2006, une convention concernant l’octroi à la Mauritanie, d’une subvention de 1,5 millions d’euros, avait été signée avec l’agence française pour le développement (AFD). Ceci afin d’accroître la compétitivité de la destination mauritanienne, d’augmenter la fréquentation touristique, et de développer les revenus et impacts économiques de cette activité, notamment par la promotion d’un écotourisme de qualité.
Cette subvention, premier financement de l’agence française pour le développement (AFD) accordé à l’État mauritanien en faveur de ce secteur, vient compléter les engagements de l’Agence dans le domaine du tourisme qui avaient jusqu’ici pris la forme d’un soutien aux investissements privés. La finalité du programme de renforcement des capacités commerciales (PRCC) dans le secteur du tourisme en Mauritanie est d’améliorer la compétitivité de cette destination à l’échelle internationale par la promotion et le développement d’un tourisme, en particulier d’un écotourisme, durable et de qualité. Les objectifs spécifiques du programme sont le renforcement institutionnel du secteur (environnement juridique et réglementation, meilleure connaissance et suivi du secteur…), le développement de la concertation et de la coordination des intervenants du secteur ainsi que l’amélioration de la performance globale du secteur et de son image de marque. Le PRCC tourisme comprend trois composantes. D’abord un appui technique à la Direction du Tourisme et à l’Office national du Tourisme (actions de promotion de la destination Mauritanie, études, développement d’outils statistiques…). Ensuite, une formation des guides à l’écotourisme (désert et parcs nationaux). Enfin, une valorisation de l’écotourisme dans les parcs nationaux du Banc d’Arguin, et du Diawling. Le programme, d’un coût de 1,5 M €, sera financé dans son intégralité par la subvention.
Le directeur du tourisme souligne que si l’écotourisme est la clé de voûte du tourisme en Mauritanie, il y a aussi la possibilité de pratiquer un tourisme culturel, avec les bibliothèques anciennes et leurs manuscrits, très prisés des touristes, dans les villes historiques de Chinguetti, Oualata, Ouadane et Tichitt…
Des infrastructures limitées pour le moment
Un des freins majeurs à la rapide émergence d’un écotourisme de qualité, tient à la faiblesse notoire des infrastructures, hôtelières, de transport entre autres. La capitale comporte à peine 6 hôtels de bon standing. Et l’immensité du territoire mauritanien est encore plus handicapant du fait d’un réseau de transport routier extrêmement limité. A peine 15 000 km de route, quand il en faudrait au minimum 60 000 ! Quant à l’hôtellerie, le directeur du tourisme pose tranquillement que «des projets d’infrastructures d’hébergement sont en cours. Nous comptons tripler les capacités d’accueil du pays d’ici 2010.»
Les auberges ont déjà fleuri aux portes des villes mauritaniennes, mais cela demeure contingent et insuffisant. Comme le remarque Ould Khattra, «une chaîne professionnelle hôtelière sera nécessaire à un moment, si on veut vraiment faire du tourisme un des piliers de notre économie.» La faiblesse des infrastructures est un corollaire de celle des ressources humaines : le tourisme est un secteur de services, et les formations dans ce domaine manquent en Mauritanie.
La plupart des salariés de la branche sont formés sur le tas. A l’état donc et aux décideurs privés de donner plus de moyens pour le développement de cette branche au potentiel économique inouï.


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