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« Nous œuvrerons pour la mise en œuvre d’une stratégie ambitieuse de nature à accroitre la production d’élevage » (Ministre de l’Elevage)

Le secteur de l’élevage constitue un pilier essentiel de notre tissu économique et social, tout comme il représente un créneau porteur de développement au regard de sa contribution au PIB et à la place centrale qu’il occupe dans le programme prioritaire élargi (ProPEP) du Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazwani, et le plan d’action du gouvernement, notamment la stratégie de croissance accélérée et de la prospérité partagée (SCAP) ».

C’est ce qu’a déclaré, jeudi, devant le parlement le ministre de l’Elevage, Monsieur Mohamed Ould Soueîdatt, en réponse à une question orale du député El Vadil Ould Sidaty, à propos des mesures prises pour valoriser les ressources animales depuis la tenue de la foire de Timbedra.

Dans son interpellation, le député s’est interrogé sur l’avenir des conclusions sanctionnant cette importante manifestation.

Le ministre, qui s’exprimait, lors d’une plénière, sous la présidence de M.Essouvi Ould Cheîbani, 2ème vice-président de l’Assemblée nationale, a ajouté que la foire de Timbedra, tenue en mars 2021, sous la supervision par le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, et les mesures qui l’ont suivies comme la création d’un fonds spécial pour la promotion du secteur et de deux établissements publics, dont l’un à caractère commercial et industriel, et le second à caractère administratif ont constitué un tournant pour le gouvernement et les acteurs du secteur.

Au sujet de l’accroissement de la productivité animale, le ministre a précisé que cela requiert la création d’un cadre institutionnel spécifique pour le développement de l’élevage, et que dans ce cadre un département ministériel a été créé et chargé de la conception et de la mise en œuvre des stratégies et politiques publiques dans le domaine.

M. Soueîdatt a ajouté que son département a œuvré pour la mise en place d’un cadre institutionnel pour les institutions citées ci-dessus, ce qui a permis la création de :

 la création d’un établissement public à caractère industriel et commercial chargé, entre autres, dans le cadre de divers partenariats ouverts, de créer des fermes, de construire des abattoirs modernes et de monter des usines d’exploitation des dérivés de de l’élevage. Il est dénommé : la Société mauritanienne des Produits de l’Élevage,

 l’institution d’un établissement public à caractère administratif dénommé : office nationale de recherches et de Développement de l’Elevage et du pastoralisme (ONARDEP). Il chargé de travailler à l’amélioration des races, de gérer les couloirs pastoraux et les infrastructures hydrauliques pastorales, en plus de la réalisation des études et de l’encadrement des organisations professionnelles actives dans le secteur,

 la création d’un fonds de promotion du développement de l’élevage, avec une dotation initiale de huit milliards d’UM.

S’agissant de la période d’après la foire de Timbedra, le ministre a précisé que l’action de son département a été focalisée sur les quatre axes suivants :

-Création d’en environnement propice pour le développement pérenne de l’élevage,

-Amélioration de la commercialisation des dérivés de de l’élevage par le contrôle de la qualité et la sécurité sanitaire ;

  • Amélioration et renforcement du cadre juridique et institutionnel avec la participation croissante du secteur privé ;

Augmentation de la productivité en améliorant les chaînes de valeur.

Parlant de l’insémination artificielle, le ministre a précisé que l’ ONARDEP a réalisé une campagne d’insémination artificielle des bovins sur 2480 têtes dans sept stations au niveau des deux Hodh, de l’Assaba, du Guidimakha, du Gorgol, du Brakna et du Trarza.

Pour ce qui est de la filière des produits laitiers, le ministre a expliqué que 10 petites unités de traitement des produits laitiers ont été achevées dans différentes régions du pays, et qu’une feuille de route pour la promotion et le développement de la filière des produits laitiers et dérivés a été mise en oeuvre.

A propos de la filière des viandes rouges, le ministre a annoncé la création de 15 abattoirs et de 5 marchés de bétail dans la zone d’Oum Ichich, département d’Amourj, Ould Yengé, wilaya de Guidimakha et Kaédi Wompou, Toufoundé-Civé et M’Bout, dans la wilaya du Grogol.

Au sujet de la volaille, M. Soueîdatt a annoncé la création de 55 poulaillers sur l’ensemble du territoire national, en plus du recensement des producteurs de cette filière.

Pour ce qui est de la gestion des pâturages, le ministre a précisé que le travail est en cours pour préparer des plans pour gérer les pâturages dans toutes les wilaya à vocation pastorale, ce qui permettra la préparation de données numériques et des cartes suivant les données géographiques. « Dans le même contexte, 26 stations pastorales et 70 puits ont été réalisés ».

Au plan de la commercialisation des produits et le contrôle de la qualité et la sécurité sanitaire, le ministre a souligné que le secteur travaillait par la surveillance et le contrôle des maladies animales et l’amélioration de la santé publique et du contrôle des médicaments, à travers la surveillance des maladies animales par le biais d’une coopération multisectorielle, qui repose sur le concept de santé unique pour lutter efficacement contre les risques sanitaires de l’homme, des animaux et de l’environnement.

Il a ajouté que des enquêtes ont été menées sur les conteneurs des abattoirs, des espaces d’abattage, des producteurs laitiers et des points de vente, afin de détecter les résidus de médicaments vétérinaires et d’autres contaminants dans les produits d’origine animale.

« Dans le domaine de la Santé publique, les postes d’inspection frontalière fonctionnent continuellement au point de passage de Rosso, à l’aéroport international de Nouakchott, au port autonome de Nouadhibou et au kilomètre 55, pour inspecter et surveiller le transit des animaux, des médicaments vétérinaires, aliments de bétail et produits d’origine animale. l’ ONARDEP possède des laboratoires équipés qui analysent périodiquement les produits d’origine animale, les médicaments vétérinaires et dans ce contexte. Ces investigations ont permis de saisir des quantités de médicaments vétérinaires qui ne sont pas soumises aux normes requises », a-t-il, poursuivi.

Dans le domaine de la prévention des maladies animales, le ministre a déclaré que le secteur a travaillé pendant l’année pour immuniser 2.250.100 têtes contre la pneumonie infectieuse avec de 100,1%, par rapport à l’objectif qui était fixé, à savoir la vaccination de 2.200.000, et l’immunisation de 3.856.000 petits ruminants contre la peste, soit un taux de 96, 17 de l’objectif fixé de l’ordre de 4.000.000 têtes.

Au plan juridique, le ministre a précisé que son département a procédé à l’actualisation de son arsenal juridique par l’approbation d’un décret de contrôle vétérinaire pour améliorer la surveillance des produits animaux, ainsi que l’élaboration d’un cadre national de consultation et de partenariat pour le développement de l’élevage dans le but d’impliquer tous les acteurs et s’inspirer de leurs avis au sujet des politiques publiques dans le domaine.

Il ajoute : Le cadre national de consultation et de partenariat pour la promotion du secteur de l’élevage permettra d’instaurer une culture du dialogue entre les pouvoirs publics et les autres parties intéressées, conformément de la volonté du Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, visant à promouvoir les cadres d’échange qui se caractérise par l’exactitude de la réglementation, la maturité et la productivité, afin de servir la transformation structurelle de l’économie nationale.

Au sujet des perspectives d’avenir, le ministre a déclaré que son département s’attèlera à la mise en œuvre d’un plan élaboré dans le but pour parvenir à une croissance inclusive avec la participation de divers acteurs, soulignant que les travaux se concentreront sur l’accroissement de la productivité et l’augmentation des produits d’élevage par la voie de la modernisation des chaînes de valeur.

Il a ajouté : La Société mauritanienne des Produits de l’Élevage a été chargé dans le cadre de ses missions de l’exécution des projets structurants suivants :

-Réalisation d’un complexe des abattoirs modernes équipé conformément aux normes internationales en la matière pour les grands et petits ruminants ;

  • Développement du programme de culture d’aliments par la mise en place d’une unité intégrée de culture d’aliments aquatiques ;

-Projet de réalisation d’une unité industrielle pour le tannage des peaux et le traitement des dérivés d’abattage ;

-Projet de complexe d’élevage des poulets.

Au sujet des fermes d’insémination artificielle, le ministre a indiqué que des travaux sont en cours pour la construction de cinq fermes modernes dans les deux Hodh, l’Assaba, le Gorgol et le Guidimakha pour une enveloppe d’un milliard MRO, tandis que trois études stratégiques pour la modernisation de cette filière sont en phase de finalisation.

« Dans le même contexte, des travaux de restructuration de la Société Mauritanienne des Produits Laitiers (SMPL) », note le ministre.

M. Soueidat a, également, indiqué que son département s’attèle à créer un climat propice au développement durable du système de gestion pérenne des pâturages, et que dans ce cadre, il sera procédé à la mise en place de grandes zones pastorales équipées des infrastructures nécessaires, l’introduction de techniques de coupe mécanique pour les pâturages dans les endroits sans eau et l’introduction de techniques d’ensemencement aérien pour la réhabilitation de la végétation, en plus de la création 45 stations pastorales.

Il a déclaré que le secteur travaille actuellement à l’opérationnalisation du Fonds national de promotion du développement de l’élevage, afin de permettre aux bénéficiaires d’accéder à ses services dès que possible

Le ministre a déclaré que le secteur travaillait sur la construction de deux abattoirs modernes à Kaédi et Kiffa, un centre d’engraissage de bétail au Brakna, la construction de 40 boucheries modernes, la construction de six marchés d’élevage et la construction et l’équipement de six espaces d’abattage.

« Et le secteur se penche, également, un plan de travail multidimensionnel pour corriger certaines dysfonctionnement qui constitue un handicap pour le fonctionnement de la société des abattoirs de Nouakchott, en plus de la construction de trois magasins pour la collecte du cuir brut à Nouakchott, Kaédi et Kiffa », a conclu le ministre de l’Elevage. AMI