Un atelier technique consacré à la validation du premier rapport national de transparence sur le changement climatique s’est ouvert, jeudi à Nouakchott. Cette rencontre est organisée par le ministère de l’Environnement et du Développement durable, en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), à travers le Fonds pour l’environnement mondial (FEM).
Le rapport présente des informations relatives aux émissions de gaz à effet de serre, aux mesures d’atténuation et d’adaptation au changement climatique, ainsi qu’aux besoins, aux lacunes et au soutien reçu des partenaires techniques et financiers.
Dans son allocution d’ouverture, la ministre de l’Environnement et du Développement durable, Mme Messaouda Mint Baham Mohamed Laghdaf, a déclaré que cette rencontre constitue une étape importante dans la mise en œuvre des engagements pris par la Mauritanie au titre de l’Accord de Paris sur le climat, ratifié par le pays dans le cadre de sa participation aux efforts internationaux de lutte contre le changement climatique.
Elle a ajouté que le cadre de transparence renforcée constitue l’un des principaux piliers de cet accord, en exigeant des États parties la présentation de rapports périodiques contenant des informations précises et transparentes sur les émissions de gaz à effet de serre, les actions entreprises pour atténuer les effets du changement climatique et les mesures visant à renforcer les capacités d’adaptation.
La ministre a précisé que ce rapport comprend notamment l’inventaire national des émissions de gaz à effet de serre, une évaluation de l’état de mise en œuvre de la contribution déterminée au niveau national (CDN), un bilan du soutien financier et technique, du renforcement des capacités et du transfert de technologies dont la Mauritanie a bénéficié, ainsi qu’une identification des défis et des besoins nécessitant une mobilisation accrue des ressources.
Elle a rappelé que, malgré sa faible contribution aux émissions mondiales de gaz à effet de serre, la Mauritanie figure parmi les pays les plus exposés aux effets du changement climatique, notamment à travers la désertification, les sécheresses récurrentes, la dégradation des ressources naturelles et les risques croissants pesant sur les zones côtières.
Elle a souligné que, face à ces défis, le Gouvernement, sous la conduite de Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, accorde une attention particulière à la protection de l’environnement et au renforcement de la résilience des populations face aux changements climatiques, faisant de la durabilité environnementale et de l’action climatique des axes majeurs des politiques nationales de développement.
La ministre a également indiqué que l’élaboration de ce rapport est le fruit d’un travail collectif associant plusieurs secteurs nationaux, selon une approche participative et transparente. Elle a salué, à cet égard, les efforts des experts nationaux, des points focaux sectoriels et de l’ensemble des partenaires ayant contribué à la collecte, à l’analyse des données et à la préparation du document.
Auparavant, M. Kane Cheikh Sidi Ousmane, chargé de la préparation du rapport, avait prononcé une allocution dans laquelle il a souligné que la transition vers le cadre de transparence renforcée prévu par l’Accord de Paris constitue un tournant majeur. Il a ajouté que le premier rapport national de transparence traduit l’engagement de la Mauritanie en faveur de l’action climatique et du respect de ses obligations internationales.
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du coordonnateur résident du système des Nations Unies en Mauritanie, ainsi que de plusieurs responsables des départements concernés et d’experts. ami