Le Premier ministre, M. Moctar Ould Djay, a présidé mardi, au Palais des Congrès “Mokhtar Ould Daddah” à Nouakchott, l’ouverture de la sixième édition de la Conférence africaine pour la promotion de la paix.
Dans son discours d’ouverture, le Premier ministre a souligné que les défis de l’extrémisme, de l’intolérance, de la violence et du terrorisme ne seront pas relevés de manière décisive et durable sans s’appuyer, en premier lieu, sur la pensée et les valeurs, ce que Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a compris et en a fait un pilier essentiel de notre stratégie de sécurité intégrée.
Il a expliqué que cette stratégie repose sur le lien entre le développement et la sécurité, et sur la nécessité de renforcer la justice sociale, de consacrer l’État de droit et de garantir l’égalité des droits et des devoirs. Elle comprend également une dimension intellectuelle visant à diffuser les valeurs de modération et de juste milieu, à consolider les valeurs de fraternité, de respect mutuel, de coopération et d’entraide.
Voici le discours du Premier ministre :

“Il me plaît, tout d’abord, d’exprimer à Son Excellence le Dr Ahmed Omar Ahmed, ministre de l’Administration territoriale et de la Gouvernance locale chargé de la décentralisation, représentant de Son Excellence M. Mohamed Idriss Déby, Président de la République sœur du Tchad, nos sincères salutations à Son Excellence. Il est le bienvenu et nous sommes ravis de sa participation aujourd’hui à cette sixième édition de la Conférence pour la promotion de la paix en Afrique, qui se tient sous le thème : « L’Afrique et la fabrication de l’espoir ».
Je salue également tous nos distingués invités, ministres, éminents savants et personnalités de référence, comptant sur leur contribution à l’enrichissement de cette conférence d’une importance capitale.
Je suis également heureux d’adresser mes sincères remerciements à Son Éminence Cheikh Abdullah bin Bayyah, président du Forum d’Abu Dhabi pour la Paix, saluant hautement le rôle majeur qu’il joue en se concentrant sur l’inspiration des objectifs généraux de la Charia, œuvrant à la diffusion des valeurs de tolérance, de fraternité et de compassion, indispensables à la construction des réconciliations et à la gestion des conflits ; elles suscitent l’espoir et contribuent à la promotion de la paix partout où elles sont ancrées, en particulier dans les sociétés africaines.
Excellences,
Éminences,
Mesdames et Messieurs,
Notre monde traverse depuis un certain temps de nombreuses et diverses crises, politiques, sécuritaires, économiques et environnementales, qui l’ont plongé dans un état d’instabilité et de tension. C’est l’un des facteurs qui expliquent la croissance alarmante de la violence, du terrorisme et des conflits armés que connaissent certaines de nos sociétés africaines, ce qui a affaibli des tissus sociaux restés cohérents pendant de nombreux siècles, et a affecté négativement et de manière significative les trajectoires de développement, en créant des cycles de violence vicieux qui ont transformé les espaces d’espoir en foyers de peur et d’instabilité.
Mais cette image sombre n’est pas un destin inéluctable, et ne doit pas nous conduire au désespoir et à la capitulation.
Dans notre riche héritage africain de culture du dialogue et de construction de solutions consensuelles, et dans les valeurs éternelles de notre religion islamique de tolérance, de fraternité et d’entraide, il y a de quoi maintenir l’espoir vivant et rendre possible la restauration de la stabilité et de la paix.
Par conséquent, les défis de l’extrémisme, de l’intolérance, de la violence et du terrorisme ne seront pas relevés de manière décisive et durable sans s’appuyer, en premier lieu, sur la pensée et les valeurs.
C’est ce qu’a compris Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, et en a fait un pilier essentiel de notre stratégie de sécurité intégrée.
Cette stratégie repose sur le lien entre le développement et la sécurité, et sur la nécessité de renforcer la justice sociale, de consacrer l’État de droit et de garantir l’égalité des droits et des devoirs. Elle comprend également une dimension intellectuelle visant à diffuser les valeurs de modération et de juste milieu, à consolider les valeurs de fraternité, de respect mutuel, de coopération et d’entraide, et à démasquer scientifiquement les fausses thèses de la pensée extrémiste par le dialogue et la discussion.
Le retour à ces valeurs religieuses éternelles, dans leur pureté originelle, est la source d’espoir pour prévenir l’apparition des conflits et pour les résoudre s’ils surviennent, grâce aux réconciliations nécessaires pour restaurer l’harmonie sociale.
C’est de là que découle le rôle éminent dévolu aux savants, aux leaders d’opinion, à la société civile, ainsi qu’aux activités scientifiques de soutien à la paix, comme cette Conférence internationale pour la promotion de la paix en Afrique, dont nous présidons aujourd’hui le lancement de la sixième édition.
Nous devons tous travailler, comme le dit Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, à faire du respect mutuel, du dialogue et de la discussion, et de l’ouverture à tous, une approche constante dans la gestion des affaires publiques, et une règle générale pour les relations sociales ; c’est ainsi que la confiance entre toutes les parties se renforce, que les peurs illusoires se dissipent, que la cohésion des sociétés se consolide, et que les conditions de stabilité, de sécurité et de restauration de l’espoir sont réunies.
Je suis certain que les résultats de cette sixième édition de la Conférence sur la promotion de la paix en Afrique, que je déclare ouverte, avec la bénédiction d’Allah, et dont je souhaite plein succès aux travaux, joueront un rôle positif dans la consolidation de ces valeurs, renouvelant l’espoir et renforçant la paix et la sécurité dans nos sociétés africaines.

À son tour, Son Éminence Cheikh Abdallah bin Cheikh Mahfoudh bin Bayyah, président du Forum pour la promotion de la paix dans les sociétés musulmanes, a exprimé, dans son discours, ses remerciements à Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, pour son patronage généreux de la Conférence sur la promotion de la paix, et pour le soutien et l’assistance apportés par le gouvernement en faveur des efforts de paix dans le monde, et en particulier en Afrique.
Il a félicité la République du Tchad, son président et son peuple, pour avoir remporté le Prix africain pour la promotion de la paix, saluant la noble réponse humanitaire manifestée par la société tchadienne, dirigeants et peuple, envers leurs frères déplacés par les conditions de guerre et de conflit.
Il a déclaré que le prix a été décerné cette année au président tchadien, Monsieur Mahamat Idriss Déby, en reconnaissance de ses efforts pour promouvoir la paix régionale, en adoptant des approches préventives qui contribuent à réduire l’aggravation des crises.
Il a ajouté que le continent africain, selon les chercheurs, est considéré comme l’avenir du monde en raison de ses ressources naturelles et humaines abondantes, ce qui l’a rendu vulnérable aux troubles internes et aux conflits internationaux qui menacent sa sécurité et son développement.
De son côté, le ministre des Habous et des Affaires Islamiques du Royaume frère du Maroc, M. Ahmed Taoufiq, a exprimé son espoir de voir les musulmans régler leurs différends, rétablir leurs droits en corrigeant leur erreurs sur la base de ce qui a été bon pour leurs prédécesseurs, et qu’ils incarneront l’essence de la paix dans leur vie, et en feront un modèle vivant.
Il a souligné la nécessité de restaurer les valeurs morales religieuses, en fidélité à la présence du continent africain dans l’établissement de l’appel de l’Islam à ses débuts.
M. Oumar Ahmed Oumar, ministre de l’Administration territoriale et de la Gouvernance locale chargé de la décentralisation, a exprimé la fierté et la grande appréciation du président tchadien pour la Conférence africaine pour la promotion de la paix, à l’occasion de la remise du Prix africain de la paix de cette année, considérant cette distinction comme un honneur pour le Tchad et un message d’espoir pour toute l’humanité.
Il a également exprimé ses sincères remerciements et sa profonde gratitude à l’érudit Cheikh Abdallah Bin Bayyah, saluant ses efforts continus pour promouvoir la paix, consolider la culture du dialogue et construire des ponts de compréhension entre les peuples d’Afrique et du monde.
Quant au secrétaire général adjoint de l’Organisation de la Coopération Islamique, M. Youssef Al-Dobeay, il a souligné que les défis auxquels est confronté le continent africain affaiblissent les voies du développement et entraînent la perte d’espoir chez les jeunes, ce qui nécessite de restaurer le rôle du discours religieux éclairé pour protéger les esprits.
Il a affirmé la volonté du secrétariat général de l’Organisation de la Coopération Islamique de coopérer pleinement avec tous les partenaires régionaux et internationaux pour autonomiser les jeunes et consolider la paix dans les régions du Sahel et du lac Tchad, soulignant que “la fabrication de l’espoir” n’est pas seulement un slogan, mais un processus pratique qui exige la conjugaison des efforts, le renforcement des partenariats étendus et l’adoption d’approches globales qui s’attaquent aux racines des défis auxquels est confronté le continent africain.

La cérémonie d’ouverture a été marquée par la remise du Prix africain pour la promotion de la paix par Son Excellence le Premier Ministre, Monsieur Moctar Ould Djay, au représentant de Son Excellence Monsieur Mahamat Idriss Déby, Président de la République sœur du Tchad.
Ont assisté à l’ouverture des travaux de la Conférence le ministre chargé du secrétariat général du Gouvernement, le ministre de l’Autonomisation des Jeunes, de l’Emploi, des Sports et de la civique, le ministre de la Formation Professionnelle, de l’Artisanat et des Métiers, le ministre des Affaires Islamiques et de l’Enseignement Originel, la ministre de l’Action Sociale, de l’Enfance et de la Famille, le ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur, de la Promotion de la Décentralisation et du Développement Local, chargé de la Décentralisation et du Développement Local, le wali de Nouakchott- Ouest, le hakem de Tevragh Zeina, le vice-Président de la Région de Nouakchott, le maire de la Commune de Tevragh Zeina, le corps diplomatique, les représentants des organisations internationales accréditées en Mauritanie, ainsi qu’un parterre de savants et de penseurs. ami