Ce lundi, au centre international des conférences Mokhtar Ould Daddah de Nouakchott, ont débuté les travaux des hauts responsables de la 34 session de la conférence régionale de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) pour l’Afrique. Cette rencontre intervient en prélude de la conférence ministérielle prévue le 17 avril 2026.
La conférence, qui se tient sous le thème : “renforcer les partenariats, définir les priorités et orienter les investissements pour transformer les systèmes alimentaires agricoles en Mauritanie”, fera focus sur la discussion d’un ensemble de questions, dont l’évaluation des activités de l’organisation sur le continent durant la période 2024-2025, la définition des priorités régionales pour la prochaine étape, ainsi que le suivi de la mise en œuvre de la Déclaration de Kampala en faveur d’une approche globale des systèmes alimentaires en Afrique.
Les discussions portent également sur les moyens de renforcer la gestion durable des ressources naturelles, en particulier des terres et de l’eau, le renforcement de la résilience des systèmes alimentaires face aux changements climatiques et aux diverses crises, ainsi que l’examen de plusieurs questions organisationnelles, notamment la préparation d’un projet de rapport final destiné à la réunion ministérielle.
Dans son discours à cette occasion, Son Excellence le ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, M. Mohamedou Ahmedou Mhaimid, a affirmé que le thème de cette session est en adéquation avec les orientations et la vision de Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, visant à atteindre la souveraineté alimentaire.
Il a souligné que la concrétisation de cette orientation s’est matérialisée par l’adoption d’approches innovantes pour moderniser les méthodes de production, renforcer les partenariats efficaces entre les secteurs public et privé, ainsi que consolidation de la coopération avec les partenaires internationaux, et l’orientation des investissements vers des chaînes de valeur agricoles prometteuses. Et cela, dans le but de renforcer la résilience des systèmes agricoles face aux défis climatiques, d’affirmer l’indépendance de la décision alimentaire nationale et d’atteindre une souveraineté alimentaire durable.
Il a ajouté que les efforts continus du gouvernement, sous la supervision de Son Excellence le Premier ministre, M. El Moctar Ould Djay, s’inscrivent dans une approche globale visant à développer les filières agricoles dans différentes zones de production, garantissant ainsi l’autosuffisance en produits de base et contribuant à accélérer l’atteinte de la souveraineté alimentaire et à renforcer la durabilité des systèmes agricoles en Mauritanie.
Son Excellence le ministre a invité les experts à adopter une approche pratique basée sur l’échange d’expériences et le partage des meilleures pratiques, et à renforcer la coordination entre les États membres, exprimant sa gratitude pour le soutien continu que la FAO apporte au processus de développement sur le continent.
Pour sa part, le directeur général adjoint de la FAO et représentant régional pour l’Afrique, M. Abebe Haile-Gabriel, a déclaré que les systèmes agricoles et alimentaires en Afrique font face à des défis croissants en raison de chocs mondiaux qui se succèdent, tels que la COVID-19, les conflits et la crise climatique, révélant leur vulnérabilité structurelle.
Selon lui, l’augmentation de la productivité à elle seule n’est plus suffisante, mais qu’il est nécessaire de construire des systèmes alimentaires efficaces, inclusifs, résilients et durables, en intégrant le concept de résilience dans les politiques comme une approche proactive et non simplement comme une réponse aux crises.
Il a par ailleurs insisté sur l’importance de réduire la dépendance vis-à-vis des intrants externes, tels que les engrais, l’énergie et les services logistiques, et de renforcer l’intégration et le commerce régional comme deux facteurs essentiels pour garantir la stabilité des approvisionnements alimentaires et des prix, affirmant que réaliser des progrès requiert une intégration des politiques, des partenariats et des investissements, ainsi qu’une accélération de la mise en œuvre à grande échelle.
L’ouverture de cette session s’est déroulée en présence de Son Excellence le ministre de l’Élevage, M. Sid Ahmed Ould Mohamed, de l’ambassadrice de notre pays à Rome et représentante permanente auprès de la FAO, Son Excellence Mme Khadija Mbareck Vall, du wali de Nouakchott Ouest, M. Hamoud Ould Mhamed, de la présidente de la région de Nouakchott, Mme Fatimetou Mint Abdel Malick, et d’autres personnalités. ami