tahalil-logo-fr1

Ministre des Affaires économiques : une enveloppe de 116 milliards d’ouguiyas mobilisée pour la phase II du programme d’urgence de développement de Nouakchott

Ministre des Affaires économiques : une enveloppe de 116 milliards d’ouguiyas mobilisée pour la phase II du programme d’urgence de développement de NouakchottOn 11:53 PM | 1 Juil 2026Des membres du gouvernement ont commenté, mercredi soir, les résultats du Conseil des ministres qui s’est tenu plus tôt dans la matinée. Il s’agit du ministre de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, M. Houssein Ould Meddou, du ministre des Affaires économiques et du Développement, M. Abdallah Ould Souleymane Ould Cheikh Sidiya, et de la ministre du Commerce et du Tourisme, Mme Zeinabou Mint Ahmednah.Dans son propos introductif, le porte-parole du gouvernement a indiqué que le Conseil des ministres a examiné et adopté plusieurs projets de loi, projets de décret et communications, notamment ceux relatifs aux éléments constitutifs de la structure des prix des produits pétroliers liquides, à la phase II du programme de développement de la ville de Nouakchott, au document de programmation budgétaire à moyen terme et à la planification de l’opération de tourisme intérieur. Il a ensuite invité chacun des ministres concernés à apporter des précisions sur les dossiers relevant de son département.Prenant la parole, le ministre des Affaires économiques a indiqué que le projet de décret adopté par le Conseil des ministres modifie les dispositions des articles 22, 24 et 25 du décret n° 008-2026, dans le cadre du renforcement de la transparence et de l’amélioration des mécanismes de détermination ainsi que de la périodicité des prix des hydrocarbures. Il a souligné que le texte permet désormais une plus grande flexibilité dans la périodicité de la fixation des prix des produits pétroliers, afin de pouvoir agir rapidement dans l’intérêt des populations.Il a également annoncé qu’il n’y aurait pas d’augmentation des prix des hydrocarbures au cours de ce mois, qualifiant cette décision d’importante pour les Mauritaniens. Il a précisé que la Mauritanie consomme principalement du gasoil et que les prix de ce produit demeurent très élevés. Il a indiqué que, le 27 février dernier, la tonne coûtait 726 dollars, contre 921 dollars aujourd’hui.Le ministre a souligné que le gouvernement continue de supporter une subvention de 70 ouguiyas par litre de gasoil, ce qui représente environ 1 milliard 150 millions d’ouguiyas par mois. Il a précisé que le Président de la République a donné des instructions visant à réduire l’impact de la crise sur les citoyens, rappelant que les mesures prises jusqu’à présent étaient nécessaires et dûment maîtrisées.Par ailleurs, le ministre a présenté les grandes lignes de sa communication relative à la phase II du programme de développement de la ville de Nouakchott, dotée d’une enveloppe globale de 116 milliards d’ouguiyas. Il a notamment indiqué que le programme prévoit la construction de 510 salles de classe, de deux lycées, de sept collèges, de 18 écoles primaires, de six jardins d’enfants, ainsi que d’un centre pour l’autisme, d’un centre de formation professionnelle et d’un internat d’une capacité de 500 places destiné aux élèves des écoles d’excellence. Il comprend également la création d’un centre mère-enfant de niveau III, de cinq services d’urgence, de trois centres de dialyse ainsi que de deux centres spécialisés dans la prise en charge des grands brûlés, de la santé mentale et de la désintoxication.De plus, le programme prévoit la réalisation de 36 projets destinés à améliorer l’approvisionnement de la capitale en eau potable, l’extension des réseaux d’eau et d’assainissement, la construction de nouvelles stations électriques, la réhabilitation des réseaux de distribution d’électricité et d’éclairage public, la réalisation de 67 kilomètres de voiries ainsi que le raccordement de la rocade au réseau urbain. Il prévoit également la modernisation de l’espace urbain, la construction de quatre abattoirs, d’une clinique vétérinaire, la création de 24 terrains de football de proximité, ainsi que l’extension et la réhabilitation des installations sportives, avec la mobilisation du financement nécessaire à la réalisation d’un complexe olympique de 25 000 places.En réponse à une question concernant l’accord signé avec la société Acwa Power pour la production d’électricité à partir du gaz, le ministre a indiqué que le montant de l’investissement s’élève à 900 millions de dollars, dont 669 millions de dollars seront consacrés à la construction d’une centrale électrique d’une capacité de 330 mégawatts utilisant les technologies les plus modernes.Il a affirmé que ce projet représente le plus important investissement privé jamais réalisé en Mauritanie et qu’il témoigne de la confiance des investisseurs dans l’économie nationale. Il a ajouté que le coût de production de l’électricité figurera parmi les plus faibles de la sous-région.Pour sa part, la ministre du Commerce et du Tourisme, Mme Zeinebou Mint Ahmednah, est revenue sur les principaux points de sa communication relative à la deuxième édition du programme de promotion du tourisme intérieur, « Mon pays, ma destination ». Elle a souligné que cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’appel lancé le 24 juin 2026 par le Président de la République, invitant les Mauritaniens à passer leurs vacances à l’intérieur du pays.Elle a rappelé que ce programme s’inscrit dans la continuité des résultats obtenus lors de la première édition qui, selon elle, a généré un dynamisme économique sans précédent. La demande a ainsi connu une forte progression dans les secteurs de l’hôtellerie, de la restauration, des auberges et du transport, avec un impact positif sur les revenus des ménages et des travailleurs exerçant dans les activités liées au tourisme.La ministre a insisté sur la nécessité de renforcer la prise de conscience de l’importance du tourisme en tant que levier de développement et d’investissement stratégique, tout en soutenant les petites entreprises, l’entrepreneuriat des jeunes et le renforcement de la cohésion nationale.Comme l’année dernière, ce programme sera mis en œuvre en partenariat et en coordination avec l’ensemble des départements ministériels concernés, notamment ceux chargés de la culture, de la jeunesse et de l’éducation.S’agissant de la feuille de route, la ministre a présenté les quatre saisons touristiques prévues cette année, en tenant compte des spécificités et du potentiel touristique de chaque région :* Saison de la Guetna : ouverture à Tidjikja le 24 juillet 2026 ;* Saison de la Vallée : organisée à Sélibaby ;* Saison de l’Hivernage (Lekhriv) : organisée à Kiffa ;* Saison du tourisme balnéaire : organisée à Nouadhibou.Elle a également annoncé l’organisation prochaine de plusieurs manifestations majeures, notamment le Festival des dattes à Atar, ainsi que d’autres programmes touristiques dans le Hodh El Gharbi, le Brakna, le Gorgol et les régions du Nord, dont les détails seront communiqués ultérieurement.La ministre a expliqué que les infrastructures hôtelières ont connu une expansion notable à la suite de l’appel lancé l’année dernière, avec l’entrée en service de nouveaux hôtels et complexes touristiques, augmentant sensiblement la capacité d’accueil du secteur.Interpellée sur la protection du consommateur, elle a déclaré que les équipes de son département poursuivent leurs opérations de contrôle afin de lutter contre toutes les pratiques contraires à la réglementation. Elle a toutefois invité les citoyens à signaler les commerces qui n’affichent pas leurs prix, pratiquent la spéculation ou commercialisent des produits impropres à la consommation.Reprenant la parole, le porte-parole du gouvernement a indiqué que l’ensemble des chantiers engagés dans le cadre de la première phase du programme d’urgence pour le développement de la ville de Nouakchott avaient été réalisés, à l’exception de deux projets actuellement en cours d’exécution. Il a annoncé que la deuxième phase du programme sera lancée dans un délai de deux semaines.Concernant le document de programmation budgétaire à moyen terme présenté par le ministère des Finances au Conseil des ministres, le porte-parole a indiqué que les prévisions macroéconomiques reposent sur un taux de croissance réel du PIB de 5,5 % en 2026, de 5,0 % en 2027 et de 4,2 % en 2028, avec un taux d’inflation maintenu autour de 3,5 % sur l’ensemble de la période de programmation.Il a ajouté que, conformément aux objectifs budgétaires, le déficit du solde primaire non extractif sera maintenu à 3,5 % du PIB entre 2027 et 2029, tandis que le solde budgétaire global dégagera des excédents de 7,35 milliards d’ouguiyas (MRU) en 2027, de 8,36 milliards en 2028 et de 10,35 milliards en 2029, soit respectivement 1,22 %, 1,29 % et 1,49 % du PIB. Il a souligné que ce document traduit la volonté du gouvernement de concilier discipline budgétaire, viabilité des finances publiques, stabilité macroéconomique et accélération du développement économique et social.Le porte-parole est également revenu sur le projet de plan de réponse en matière de sécurité civile, qui constituera un cadre de référence destiné à organiser et à renforcer les interventions des différents secteurs ainsi que des organismes publics et privés impliqués dans la gestion des crises et des catastrophes. Il a précisé que le projet de décret définit les objectifs du plan, ses principales composantes ainsi que les niveaux de préparation, d’adoption et d’activation aux échelons communal, régional et national. Il a ajouté que la coordination et la coopération avec les partenaires internationaux constituent également un volet essentiel de ce dispositif.Répondant à une question relative au dialogue national, le porte-parole du gouvernement a indiqué que le coordinateur du dialogue avait remis un nouveau document la semaine dernière. Il s’est déclaré confiant quant à la possibilité de parvenir, dans les prochaines semaines, à un consensus entre les composantes de la majorité et de l’opposition autour d’un dialogue inclusif, n’excluant aucun acteur ni aucun sujet.Enfin, répondant à une question sur l’organisation des festivals, il a indiqué que le département concerné travaille actuellement sur un mécanisme visant à leur apporter un soutien à différents niveaux, afin de promouvoir la culture et de renforcer la cohésion nationale. Ami