L’Assemblée nationale a adopté, lors d’une séance plénière tenue ce mardi matin sous la présidence du député Ahmedou Mohamed Mahfoudh M’Bale, vice-président de l’Assemblée, un projet de loi portant sur l’accord de prêt signé le 17 juillet 2026 entre la République Islamique de Mauritanie et l’Institut de crédit officiel du Royaume d’Espagne, destiné au financement du Projet de résilience et de développement communautaire de la vallée du fleuve Sénégal en Mauritanie.Présentant le projet de loi aux députés, le ministre des Finances, M. Codioro Moussa N’Guenore, assurant l’intérim du ministre des Affaires économiques et du Développement, a souligné que le programme de Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, accorde une place importante au développement local et à la décentralisation. Cette orientation se traduit notamment par les efforts visant à améliorer l’accès des populations aux services de base et à renforcer les capacités administratives locales sur l’ensemble du territoire national.Il a précisé que l’accord vise à améliorer l’accès aux infrastructures et à des services intégrés, adaptés aux changements climatiques et inclusifs dans les zones frontalières ciblées de la vallée du fleuve Sénégal.Le projet comprend plusieurs volets : l’investissement dans le renforcement de la résilience et de l’intégration communautaires au service de la cohésion sociale ; la promotion d’investissements régionaux intégrés en faveur de la connectivité, du développement économique local et de la transformation économique ; la gestion du projet et de la plateforme régionale de gestion des informations issues du dialogue ; ainsi que la réponse aux situations d’urgence.Le ministre a indiqué que le prêt prévu par cet accord s’élève à 50 millions d’euros, remboursables sur une période de 30 ans, avec un différé de 5 ans, avec un taux d’intérêt annuel de 1,42 %.Dans leurs interventions, les députés ont salué les conditions avantageuses prévues par l’accord, notamment le faible taux d’intérêt et la longue période de grâce.Ils ont également appelé au renforcement des mécanismes de contrôle et de suivi, ainsi qu’à l’amélioration de la gestion, à travers la mise en place de cellules sectorielles d’évaluation et de comités de suivi des résultats, afin de garantir une utilisation optimale des projets et des financements mobilisés. Ami