L’Assemblée nationale a adopté, lundi matin, au cours d’une séance publique présidée par son président, M. Mohamed Bemba Meguett, un projet de loi autorisant la ratification d’un accord de financement signé le 28 avril 2026 entre la République Islamique de Mauritanie et l’Association internationale de développement (IDA), destiné au financement du Programme de l’économie bleue et au renforcement de la résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest.
Présentant le projet devant les députés, le ministre des Affaires économiques et du Développement, M. Abdallahi Ould Souleymane Ould Cheikh Sidiya, a indiqué que la Mauritanie fait face à d’importants défis environnementaux, notamment la désertification, la sécheresse et les effets du changement climatique.
Il a souligné que Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, accorde une attention particulière à l’amélioration de la gestion du littoral, au développement et à la diversification des activités du secteur de la pêche, ainsi qu’à la mise en place de mesures visant à protéger les infrastructures et les moyens de subsistance contre les impacts du changement climatique.
Le ministre a précisé que ce projet de loi s’inscrit dans cette orientation et vise à renforcer la gestion durable des zones côtières, à accroître les capacités d’adaptation aux effets du changement climatique et à améliorer les opportunités d’accès à l’emploi dans le domaine de l’économie bleue en Mauritanie.
Il a ajouté que le programme comprend trois composantes essentielles : le renforcement de la gouvernance institutionnelle de la gestion des zones côtières ; l’appui au développement économique côtier lié à l’économie bleue ; et l’amélioration de la résilience du littoral à travers la réhabilitation de la ceinture dunaire, ainsi que la restauration et la valorisation des écosystèmes fragiles, notamment au niveau du Parc national du Diawling.
Le ministre a également précisé que le prêt prévu dans le cadre de cet accord s’élève à 50 300 000 euros, remboursable sur une période de 25 ans, dont cinq années de différé, avec un taux d’intérêt annuel de 1,5 % appliqué au montant décaissé et une commission d’engagement de 0,5 % par an sur le montant non encore décaissé.
Au cours de leurs interventions, les députés ont salué les efforts du Gouvernement visant à mobiliser des financements pour la réalisation des projets de développement. Ils ont insisté sur l’importance de la protection de l’environnement et de la lutte contre la désertification, tout en appelant à l’amélioration de la mise en œuvre des projets à caractère environnemental.
Ils ont également souligné la nécessité de soumettre tous les projets à des études de faisabilité approfondies avant leur adoption et de privilégier l’expertise nationale dans la préparation des études et le suivi des projets, au lieu de recourir systématiquement aux compétences étrangères. ami