Les travaux d’un atelier consacré au projet d’amélioration de la formation professionnelle et de l’emploi des jeunes ont été lancés ce mercredi à Nouakchott. Cet atelier est organisé par le ministère de la Formation professionnelle, de l’Artisanat et des Métiers, en collaboration avec le ministère des Affaires économiques et du Développement, dans le cadre des efforts nationaux visant à renforcer l’employabilité des jeunes et à développer leurs compétences professionnelles.
D’une durée de deux jours, cet atelier vise à examiner et valider l’organigramme proposé pour la mise en œuvre du projet, afin d’assurer une coordination efficace entre les différentes parties prenantes. Il prévoit également la présentation des objectifs, de la stratégie et des principales composantes du projet, ainsi que la révision de son cadre logique selon une approche axée sur les résultats. En outre, il permettra de familiariser les acteurs concernés avec les procédures et politiques du Groupe de la Banque islamique de développement relatives à l’exécution des projets, tout en renforçant le partenariat et la coordination entre les différents intervenants.
Dans son allocution, le ministre de la Formation professionnelle, de l’Artisanat et des Métiers, M. Mohamed Maalaïnine Ould Eyih, a souligné que la formation professionnelle occupe une place centrale dans les Objectifs de développement durable, notamment l’objectif 4 relatif à une éducation inclusive et de qualité, et l’objectif 8 portant sur la promotion du travail décent et de la croissance économique.
Il a ajouté que le Président de la République, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, accorde une attention particulière à ce secteur, traduite par des programmes et politiques publiques visant à le développer.
Le ministre a également indiqué que le secteur a connu des réformes qualitatives, notamment le renforcement du système de formation en alternance, le recrutement de formateurs qualifiés, la révision du dispositif de formation des formateurs, ainsi que l’adoption d’un référentiel national de qualité conforme aux normes internationales et la création de l’Agence nationale de la formation technique et professionnelle, contribuant ainsi à améliorer la gouvernance du secteur.
Il a précisé que ce projet, mis en œuvre en partenariat avec le Groupe de la Banque islamique de développement, vise à élargir et diversifier l’offre de formation, à en améliorer la qualité et à renforcer la gouvernance du secteur. Il comprend notamment la création d’un pôle de formation professionnelle dans la moughataa de Dar Naïm et d’un établissement de formation professionnelle dans la moughataa d’El Mina, ainsi que l’élaboration et la mise à jour de dizaines de programmes de formation et la formation des formateurs.
Le projet sera également réalisé en partenariat technique avec l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT) du Royaume du Maroc, afin de bénéficier de son expertise dans ce domaine. Son financement s’élève à 43,5 millions d’euros et il bénéficiera à des milliers de jeunes, dont une proportion significative de femmes.
Pour sa part, le président de l’Union nationale du patronat mauritanien, M. Mohamed Zeine El Abidine Ould Cheikh Ahmed, a affirmé que le secteur privé sera un partenaire clé dans la mise en œuvre du projet, en tant que principal bénéficiaire des résultats de la formation. Il a salué les infrastructures, équipements et spécialités professionnelles prévus, en adéquation avec les besoins du marché.
Il a appelé à renforcer la coordination entre les secteurs public et privé, à impliquer les employeurs dans la gestion des établissements de formation et à développer les programmes selon une approche moderne adaptée à l’évolution des métiers.
De son côté, le chef de l’équipe des projets d’infrastructures économiques au bureau régional de la Banque islamique de développement à Rabat, Mohamed El Ista, a indiqué que cet atelier s’inscrit dans le cadre du renforcement des efforts conjoints entre le gouvernement mauritanien et le Groupe de la Banque islamique de développement, visant à soutenir le développement économique et social, notamment à travers le renforcement du capital humain et la promotion de l’emploi des jeunes.
Il a précisé que le volume total des interventions du Groupe de la Banque islamique de développement en Mauritanie s’élève à environ 2,72 milliards de dollars américains, couvrant le financement de projets, le soutien au secteur privé, le financement du commerce ainsi que l’assurance des transactions commerciales.
Il a ajouté que ce projet s’inscrit dans le cadre du partenariat pays pour la période 2024-2026 avec le gouvernement mauritanien, portant sur le financement des projets structurants et des partenariats public-privé, ainsi que le soutien au commerce et au secteur privé.
L’ouverture de l’atelier s’est déroulée en présence du ministre de l’Autonomisation des jeunes, de l’Emploi, des Sports et du Service civique, M. Mohamed Abdallahi Ould Louly, du ministre des Affaires économiques et du Développement, M. Abdellahi Ould Souleymane Ould Cheikh Sidya, ainsi que des autorités administratives, des élus locaux et des partenaires dans les domaines de la formation et de l’emploi. ami