Le ministre de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, M. El Houssein Ould Meddou, a indiqué que le Conseil des ministres a examiné, mercredi, les résultats de la récente tournée de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, dans les wilayas de l’Adrar et de l’Inchiri, ainsi que les engagements qui en ont découlé pour répondre directement aux préoccupations et aspirations des populations de ces deux wilayas.
Lors de la conférence de presse hebdomadaire du gouvernement, tenu mercredi dans la salle de presse de l’Agence Mauritanienne d’Information (AMI), le porte-parole a précisé que le Conseil s’est penché sur les conclusions du comité ministériel chargé du suivi de la mise en œuvre des engagements présidentiels, visant notamment à améliorer l’accès des populations aux services essentiels.
Ces engagements portent, entre autres, sur la réhabilitation des routes, le développement du secteur oasien et du tourisme, la construction de centres de formation professionnelle et la restructuration de la Société mauritanienne des Dattes. « Les missions ministérielles ont déjà engagé la mise en œuvre de plusieurs mesures, notamment les travaux routiers, l’approvisionnement en eau et le raccordement au réseau électrique à haute tension. Les autres projets seront inscrits au budget de l’année 2027 », a-t-il précisé.
Sur le plan des accords internationaux, le porte-parole a ajouté que le Conseil a adopté deux projets de loi. Le premier autorise la ratification des statuts de la Trade and Development Bank (TDB), dont l’adhésion permettra à la Mauritanie d’accéder à des instruments financiers supplémentaires pour soutenir ses priorités en matière d’infrastructures, d’énergie, d’industrie, de commerce, de logement durable et de financement du secteur privé, tout en renforçant la coopération Sud-Sud.
Le second, porte sur la ratification de l’accord portant création de l’Agence pour l’assurance du commerce en Afrique (ATIDI), institution financière multilatérale créée en 2001 pour couvrir les risques liés au commerce et à l’investissement. Elle fournit notamment des garanties, des services financiers ainsi que des mécanismes d’assurance et de coassurance destinés à faciliter les échanges, soutenir l’investissement et mobiliser les financements nécessaires.
Selon le porte-parole, ces mécanismes contribueront notamment à renforcer la confiance des investisseurs et à faciliter l’accès des États et des opérateurs économiques à des financements compétitifs.
Répondant à plusieurs questions, le porte-parole s’est notamment exprimé sur l’état d’avancement des travaux de la commission chargée d’enquêter sur les cas d’incendie ayant touché récemment des transformateurs électriques. Il a précisé que ladite commission avait demandé une prolongation d’une semaine afin de finaliser ses travaux.
Au sujet des dernières interpellations par la police de certains proches de personnes établies à l’étranger, le porte-parole a indiqué qu’elles seraient liées à la découverte d’un réseau bien organisé, responsable, selon lui, de la plupart des campagnes de chantage et d’extorsion menées à travers les réseaux sociaux. Il a assuré que toutes les personnes impliquées seront identifiées et feront l’objet des procédures prévues.
Lui succédant, la ministre de l’Éducation et de la Réforme du Système d’Enseignement, Mme Houda Mint Babah a commenté la communication conjointe consacrée aux préparatifs de la rentrée scolaire 2026-2027. À l’entame de son propos, elle a souligné que son département avait connu d’importantes transformations au cours des sept dernières années. Ces mutations, visibles à tous les niveaux, sont le fruit des engagements du Président de la République en faveur d’une école républicaine unificatrice et garantissant l’accès à un enseignement de qualité.
La ministre a ensuite passé en revue le bilan de ces transformations dans le secteur de l’éducation. « Sur le plan des infrastructures, le problème d’accès à un établissement scolaire est presque surmonté. Le défi désormais est celui de la qualité des enseignements », a-t-elle déclaré. Elle a indiqué qu’en 2026 seulement, plus de 575 salles de classe ont été équipées et mises en service. S’y ajoutent 3 340 salles dont la réception est prévue au cours de cette année scolaire. Elle a également fait état de l’acquisition de 17 bus scolaires et de 1.760 tables-bancs, ainsi que de la remise en état de 24.000 tables.
Sur le plan des ressources humaines, elle a souligné que 2.283 enseignants ont été recrutés l’année dernière, portant à 15.729 le nombre total de recrutements depuis 2019. Le secteur a par ailleurs fourni 165.350 uniformes scolaires, distribué 2.000 réservoirs d’eau et 721 unités d’énergie solaire à des écoles de six wilayas.
S’agissant des cantines scolaires, la ministre a indiqué qu’un programme avait été mis en place, couvrant aujourd’hui plus de 45 % des établissements de l’enseignement fondamental au niveau national. Il porte ainsi le nombre de bénéficiaires à 249.491 élèves répartis dans 12.738 d’établissements.
Le chantier le plus ambitieux, a-t-elle poursuivi, reste celui des réformes de fond des programmes et des manuels scolaires. Sur ce point, elle a retracé les différents axes de la réforme du système d’enseignement, notamment la révision des manuels et programmes scolaires, l’intégration des langues nationales dans l’enseignement avec 80 classes expérimentales ouvertes et 55 enseignants formés, la mise en service de laboratoires scolaires, notamment à Nouakchott, l’organisation de dizaines de formations spécialisées au profit de milliers de personnels éducatifs, ainsi que les recrutements de masse destinés à combler les déficits constatés ces dernières années.
D’après la ministre, des améliorations notables sont également enregistrées dans l’enseignement préscolaire, celui destiné aux enfants ayant des besoins spécifiques, dont les capacités ont été renforcées. Elle a relevé que le programme « Oukhouwa » a bénéficié à 256 élèves, dont 156 enfants relevant directement du programme. Il en est de même dans l’enseignement originel, qui a lui aussi connu une transformation en profondeur, notamment avec l’ouverture de 30 mahadras modernes dans le cadre du programme « Joussour ». Cela permettra entre autres, d’élargir l’accès à l’éducation dans les zones dépourvues d’écoles ou à faible effectif scolaire.
En ce qui concerne la gouvernance, elle a particulièrement évoqué l’adoption par le département d’une approche axée sur la transparence, la normalisation et la planification précoce. « Ces choix nous ont permis de dire aujourd’hui que toutes les conditions nécessaires ont été réunies pour que la rentrée scolaire 2026-2027 soit exemplaire », a-t-elle conclu. ami