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GNL : quatre pays africains participent à la hausse mensuelle des exportations

Les pays africains ne sont habituellement pas des acteurs de premier plan dans un marché mondial du GNL dominé par les États-Unis, l’Australie, le Qatar, la Russie et la Malaisie. Ces cinq pays représentent environ 75 % des exportations mondiales de GNL.

En décembre 2025, quatre pays africains ont figuré parmi les exportateurs ayant contribué à la hausse des exportations mondiales de gaz naturel liquéfié (GNL) sur un mois, selon le Monthly Gas Market Report – January 2026 publié le 21 janvier 2026 par le Gas Exporting Countries Forum (GECF).

Le rapport indique que les exportations mondiales de GNL ont atteint 40,5 millions de tonnes en décembre, soit une progression de 8,3 % en glissement annuel. L’Angola, le Nigeria, la Mauritanie et le Sénégal figurent parmi les fournisseurs mondiaux du combustible cités dans cette hausse.

Selon le GECF, les cargaisons exportées ont été absorbées essentiellement par l’Europe et la région Asie-Pacifique, au cours du mois considéré. Les données publiées portent exclusivement sur les volumes observés et ne comportent ni projection ni estimation ultérieure.

Les États-Unis et le Canada, principaux moteurs de la hausse

Si plusieurs pays africains figurent parmi les contributeurs à cette hausse, ils n’en ont pas été les principaux moteurs. Le GECF indique que cette tendance a été principalement alimentée par les États-Unis, premier exportateur mondial de GNL, et par le Canada.

Le document précise que cette hausse des flux s’inscrit dans un contexte de demande saisonnière accrue en fin d’année et de rééquilibrage des flux entre l’Europe et l’Asie. À court terme, les perspectives du marché global du GNL demeurent conditionnées aux conditions météorologiques, aux niveaux de stockage et aux écarts de prix régionaux, susceptibles d’influencer l’orientation des cargaisons au début de l’année 2026, selon le GECF.

Selon des projections relayées le 21 janvier dernier par Reuters, sur la base de données de S&P Global Energy, Kpler et Rystad Energy, le marché mondial du GNL devrait enregistrer en 2026 environ 35 millions de tonnes de nouvelle capacité ajoutée.

Cette augmentation de l’offre est associée à une hausse attendue de près de 10 % de la capacité mondiale de production de GNL par rapport à 2025, liée notamment à la mise en service de nouveaux projets aux États-Unis, au Qatar, au Canada, ainsi que dans certaines zones d’Afrique de l’Ouest, dont le Sénégal et la Mauritanie.

Selon ces projections, ce surplus de production est susceptible d’exercer une pression à la baisse sur les prix internationaux du GNL, avec des niveaux prévisionnels situés autour de 9,50 à 9,90 dollars par million de British thermal units (mmBtu) sur certains marchés.

(Agence Ecofin)