logo-tahalil

Des membres du gouvernement commentent les résultats du conseil des ministres

Des membres du gouvernement ont commenté, mercredi après-midi, les résultats du conseil des ministres qui s’est déroulé plus tôt dans la matinée.

Il s’agit du ministre de la Fonction publique et du Travail, M. Mohamed Ould Abdallahi Ould Ethmane, du Pétrole, des Mines et de l’Energie, M. Abdessalem Ould Mohamed Saleh, des Pêches et de l’Économie maritime, M. Mohamed Ould Abidine Ould Maayif.

Au cours de la conférence de presse hebdomadaire du gouvernement, le ministre de la fonction publique a présenté les points saillants du projet de loi adopté en conseil des ministres, visant à modifier certaines dispositions du Code du Travail.

« L’objectif de ce texte est d’améliorer les conditions de travail et de retraite des employés régis par la convention collective », a déclaré le ministre de la Fonction publique. Le texte permet une meilleure couverture sociale, notamment en cas de vacances pour cause de maladie.

« Afin d’améliorer l’offre de sécurité sociale, une nouvelle institution sera bientôt mise en place. L’Etat prendra en charge 70% des prestations qui seront fournies », a annoncé le ministre, ajoutant que ceci vient d’ajouter au mécanisme mis en place pour assurer les salariés du secteur privé.

En outre, le code prévoit de permettre à l’employée en congé de maternité, de conserver la totalité de son salaire. Il en est de même pour la femme durant le délai de viduité. S’agissant des employés victimes d’accidents, ou souffrants de maladies chroniques les empêchant de travailler, ils conserveront 50% de leur salaire.

D’après le ministre, ces nouvelles dispositions s’inscrivent dans le cadre d’une série de mesures, visant à protéger les travailleurs et de prévenir certaines difficultés.

De son côté, le ministre de l’Énergie est revenu plus en détail sur le projet de loi portant Code l’Électricité. D’après le ministre, ce code vise à remplacer le cadre juridique actuellement en vigueur et qui ne répond plus aux réalités d’aujourd’hui. Le code, favorisera la mise en œuvre des orientations de l’État allant dans le sens de l’amélioration des performances du secteur.

La nouveauté majeure concerne la libéralisation de la production de l’électricité, permettant ainsi aux opérateurs privés nationaux et internationaux de contribuer à l’atteinte des objectifs de l’État, relatifs à la fourniture de l’électricité à tous les foyers mauritaniens d’ici 2030.

Toujours au cours de son intervention, le ministre a affirmé que les sociétés qui veulent se lancer dans ce domaine, doivent répondre à un certain nombre de critères, notamment ceux liés aux moyens à déployer (fonds et infrastructures). Il a toutefois précisé que les quantités produites seront exclusivement vendues à la Société Mauritanienne d’Electricité (SOMELEC). Cette dernière conservera son monopole de distributeur d’électricité en Mauritanie. Il est également prévu de renforcer les interconnections sous régionales dans le but d’exporter l’électricité.

Par ailleurs, le ministre de l’Énergie a annoncé la création d’un Fonds pour l’électricité des zones rurales. Selon lui, le gap est important entre le réseau des zones urbaines et celui en milieu rural. Ce fonds devra contribuer à la réduction de cette différence, et apporter l’électricité à plus de ménages.

A son tour, le ministre des Pêches a exposé les grandes lignes de la communication qu’il a présentée au cours du conseil des ministres, relative à une lettre de politique et de planification du secteur des Pêches (2022 – 2024). Ce document, vient compléter la stratégie nationale de la pêche couvrant la période 2020 – 2024. Elle intègre en effet la pêche continentale et d’autres composantes, dans la stratégie.

D’après le ministre, le texte prévoit aussi l’application de diverses directives de la stratégie de 2020. Un focus est mis sur les résultats à atteindre d’ici trois ans.

L’un des objectifs visés est de réduire la capture de sardinelle et de poulpe. « L’augmentation des quantités de poissons à débarquer à quai de 30% au moins, va dynamiser les ports de N’diago et de Tanit et créer davantage d’emplois », a souligné le ministre.

Avant de finir sa présentation, le ministre des Pêches a rappelé que les ressources halieutiques sont considérées comme étant un patrimoine national et que l’Etat a l’obligation de mettre en place des stratégies pour la promotion et la protection de ce patrimoine.

Augmentation des salaires

S’agissant des fonctionnaires et agents de l’Etat, le ministre a indiqué que les salaires de 80% d’entre eux ont été augmenté, et que pour certains d’entre eux, cela se fera progressivement au cours de l’année actuelle et de l’année prochaine.

Pour ce qui est du personnel non permanent, il a déclaré que 9300 ont été recensés au niveau des ministères et qu’un mécanisme pour gérer ces cas a été mis en place, indiquant que les procédures administratives sont en cours pour régulariser leur statut.

Hausse des prix du carburant

Le ministre du Pétrole a, quant à lui, été interpellé par rapport à la hausse des prix du carburant. Dans sa réponse, il a évoqué les crises engendrées et/ou accentuées par le conflit entre la Russie et l’Ukraine. « Celle-ci dit-il, a conduit l’État à faire des coupes budgétaires au niveau de tous les départements, mais aussi à réduire d’un tiers, la subvention au carburant, soit environ 40 milliards d’Ouguiyas.

Il a indiqué que la démarche du gouvernement était dictée par le sens de responsabilité en vue de prévenir les crises à long terme, indiquant que le coût des subventions au carburant a atteint les 138 milliards d’Ouguiyas.

Mauritanisation de bateaux de pêche

Répondant à une question relative à la mauritanisation de navires de pêche, ainsi que la polémique évoquée dernièrement sur les réseaux sociaux, le ministre a d’emblée tenu à préciser qu’aucune nouvelle autorisation de pêche n’a été accordée et qu’il était seulement question de mauritanisation.

Ensuite, il a attiré l’attention sur le fait que les opérateurs économiques doivent remplir un certain nombre de critères, pour être éligible à la mauritanisation. ami