Le secrétaire général du ministère du développement rural et de l’environnement, M. Mohamed Ould Ahmed Aida a supervisé jeudi à Nouakchott, la cérémonie d’envoi de deux équipes terrestres relevant du centre national de lutte contre le criquet pèlerin, pour prospecter la présence de ce fléau dans les wilayas des Hodhs et de l’Assaba.
Le secrétaire général a mis en exergue à cette occasion, l’importance de cette opération mobilisant deux équipes dotées de tous les moyens qui seront suivies ultérieurement par d’autres, suivant la situation acridienne dans le pays. Il a souligné également que cette campagne est organisée annuellement dans le cadre de la stratégie du département en matière de lutte contre le criquet aux conséquences néfastes pour les pâturages et l’agriculture. Il a affirmé par ailleurs que toutes les mesures ont été prises pour assurer la protection des richesses naturelles contre les déprédateurs agricoles, en premier lieu le criquet pèlerin, précisant que ces actions traduisent l’attention accordée par le Président de la République à la préservation de nos potentialités. Il a remercié pour la même circonstance les partenaires au développement, en particulier la FAO et l’organisation de lutte antiacridienne dans la zone ouest pour les efforts consentis dans la lutte contre ce fléau. Le Représentant de la FAO dans notre pays, M. Outmane Mirafli, a indiqué que la campagne préventive contre le criquet pèlerin est devenue une tradition annuelle de la coopération fructueuse existant entre son organisation et la Mauritanie. Il a loué également les efforts déployés par notre pays dans cette lutte contre le criquet pèlerin, en raison de sa position privilégiée et de son rôle pionnier dans le traitement et le suivi de la progression du fléau, précisant que cet engagement a fait de la Mauritanie une référence non seulement au niveau du Sahel mais aussi dans toute l’Afrique. Le directeur général du centre national de lutte contre le criquet pèlerin, M. Mohamed Abdallahi Ould Babah a passé en revue les efforts déployés par notre pays dans la lutte contre ce fléau, soulignant que les campagnes sont devenues quasiment annuelles depuis la grande invasion acridienne 2003-2005 au cours de laquelle 1,1 million d’hectares ont été traités, soulignant que pour l’année passée, l’opération a permis le traitement de 50.000 ha grâce à 200 mille opérations terrestres ayant coûté des sommes considérables au budget de l’Etat. Il a souligné enfin que l’absence de sécurité et de stabilité dans certains Etats du Sahel, a rendu difficile l’obtention d’informations précises sur la progression de ce fléau, ce qui a poussé les services techniques compétents à prendre toutes les mesures dans le cadre de la campagne préventive pour assurer le suivi de la situation encore calme, malgré les dernières précipitations enregistrées sur une grande partie du pays. Notons que la campagne antiacridienne de l’année dernière avait permis le traitement de plus de 50 milles ha dans de nombreuses zones infestées tout en mettant l’accent sur le centre et le nord du pays en raison des conditions climatiques propices pour la prolifération du fléau.
AMI
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