Le ministre de la santé, M. Ahmedou Ould Hademine Ould Jelvoune a présidé jeudi au centre de santé de M’bout la cérémonie de lancement de la campagne nationale de lutte contre le paludisme pour 2014 sous le thème: "Investir dans l’avenir: Vaincre le paludisme", en présence du ...
... wali du Gorgol, M. Mohamed El Moustapha Ould Mohamed Vall et du représentant de l’OMS dans notre pays, Dr. Jean Pierre Baptiste. La présente campagne, qui utilisera l’information, la communication et l’éducation des citoyens sur les effets néfastes du paludisme, vise aussi à renforcer les capacités préventives, à améliorer la qualité des prestations des services de santé ainsi que le traitement précoce des malades atteints de la malaria. Dans son discours de lancement de la campagne, le ministre a exprimé sa compassion et son soutien aux sinistrés des inondations de juillet dernier et à travers eux aux habitants de M’bout avant de préciser que le paludisme est considéré comme l’un des grands défis de santé publique dans notre pays puisqu’il constitue, a-t-il dit, la première cause de consultations sanitaires dans les wilayas du Sud et de l’Est de la Mauritanie. M. Haddemine Ould Jelvoune a, par la suite, indiqué que les journées nationales organisées par son département ont prouvé leur efficacité dans la sensibilisation des citoyens et la société civile sur les problèmes liés à cette maladie endémique. Il a aussi abordé les efforts entrepris par le ministère de la santé dans le cadre de la lutte contre le paludisme avant de rappeler les instructions du Président de la République visant à prendre en charge tous les malades paludéens, ceux atteints de la tuberculose et du VIH/Sida sur toute l’étendue du territoire national. Le ministre a également noté que des préparatifs sont en cours pour le démarrage d’une campagne de distribution gratuite de moustiquaires pendant 3 mois pour renforcer les précédentes campagnes en vue d’atteindre les objectifs du millénaire. M. Haddemine Ould Jelvoune a encore souligné que toutes les mesures prises par son département pour lutter contre les maladies et rapprocher les prestations sanitaires des citoyens interviennent en application des instructions du Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz qui accorde la priorité aux plus démunis. Le ministre a enfin noté que la réussite de la présente campagne dépend de l’engagement des élus locaux, de la société civile et des citoyens à accompagner les services de santé dans leurs actions visant la diminution des effets néfastes du paludisme sur les familles et les citoyens en vue de réussir les politiques de notre pays qui visent à lutter contre la pauvreté, la maladie et l’ignorance. De son côté, le représentant de l’OMS a indiqué que la campagne 2014 s’inscrit dans le contexte de mobilisation sans précédent des pays à travers les initiatives sous régionales comme la Déclaration de Nouakchott autour de la lutte transfrontalière et des partenaires sous le slogan: "Investir dans l’avenir: Vaincre le paludisme". Il a aussi précisé que notre pays s’est engagé à travers son plan d’élimination 2014-2020 et sa feuille de route d’accélération des objectifs du millénaire à intensifier la lutte contre le paludisme déjà placé en bonne place dans des dispositifs institutionnels avant de souligner qu’il est indispensable que des mesures énergiques soient prises pour que la stratégie des 3 T (tester, traiter et traquer) devienne une réalité quotidienne partout où toute personne vivant en Mauritanie et présentant une fièvre puisse être testée, traitée et traquée conformément au plan national. M. J-P Baptiste a félicité les pouvoirs publics pour l’intérêt qu’ils portent à la lutte contre le paludisme avant réitérer la volonté de son organisation et des partenaires à accentuer leur appui pour une Mauritanie sans paludisme à court terme. La cérémonie a été aussi marquée par la présentation d’un sketche sur le comportement des citoyens vis-à -vis du paludisme et son traitement, la distribution de moustiquaires imprégnées et la visite des parties de la digue de protection de la ville de M’Bout réhabilitées par le CSA dans le cadre de la composante "vivres contre travail". Notons que notre pays enregistre en moyenne chaque année 150000 cas présomptifs (soient 6,6 pc de prévalence).
AMI
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