Le conseil consultatif national du littoral a tenue mardi à Nouakchott sa première session ordinaire, sous la présidence du ministre de l’environnement et du développement durable, M. Amedi Camara. Ce dernier a souligné que la session vise la présentation des...
... recommandations issues de l’atelier de concertation que son département avait organisé le 15 septembre 2015 sur la problématique du littoral. Il a cité parmi les recommandations figurent la mise sur pied un dispositif multidisciplinaire pour activer le processus d’exécution du plan d’orientation de la réforme du littoral, l’évaluation des activités réalisées et le transfert du plan directif vers un plan d’action, en plus de la réalisation d’une étude sur le mouvement de la nappe phréatique pour identifier le lien entre le niveau de la nappe, l’océan et les eaux utilisées ainsi que la nature du sol et la possibilité de créer un observatoire du littoral, en tant que cadre de collecte de données et instrument d’aide aux décideurs et d’intégration des expériences locales dans l’analyse des enjeux et la recherche des solutions. Au sujet des perspectives d’avenir, le ministre a souligné que son département travaille avec la banque mondiale pour la mise sur pied d’un projet qui va permettre combler les insuffisances institutionnelles et juridiques par la proposition des projets d’investissement aboutissant à une gestion durable et participative de cet important espace. Il a ajouté que le projet va renforcer les acquis réalisés dans le cadre du projet de résilience des villes côtière aux changements climatiques qui avait démarré en 2012 avec le concours de la coopération technique allemande. S’agissant des résultats attendus de la rencontre, le ministre a précisé que la session doit être soldée par une analyse économique et environnementale à même d’évaluer le coût de la dégradation de la zone du littoral et la révision du cadre institutionnel, juridique et législatif en vue de lui inclure dans le plan d’orientation du littoral mauritanien la gestion des risques, des catastrophes et des effets négatifs des changements climatiques. Pour sa part, Benoit Bosquet, Directeur sectoriel de la section Afrique de l’ouest du pôle environnement et des ressources naturelles à la banque mondiale, a souligné que la Mauritanie jouit d’un littoral long de 754 km d’une valeur indéniable. Il a ajouté que l’environnement côtier et marin de la Mauritanie fait partie d’un large écosystème interconnecté, partagé avec le Sénégal, la Gambie, la Guinée Bissau et le Cabo Verde, extrêmement productif. La Mauritanie possède une opportunité unique de planifier la valorisation socio-économique de son littoral à travers une gestion intégrée de la zone côtière en prenant en compte les défis liés aux changements climatiques, en reposant sur les documents déjà disponibles et en considérant les expériences des autres pays dans le domaine’’, a conclu le responsable de la banque mondiale. Cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du ministre des pêches et de l’économie maritime, le wali de Nouakchott Ouest, le secrétaire général de communauté urbaine de Nouakchott et Mme le maire de Tevragh-Zeîna.
AMI
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