AFCF/IPAO : Une campagne pour mettre fin aux violences faites aux femmes   
28/01/2016

L’Association des Femmes Chefs de Famille (Afcf) en partenariat avec l’Institut  Panos pour l’Afrique de l’Ouest (IPAO) vient de lancer une campagne de sensibilisation pour mettre fin aux violences à l’égard des femmes sous toutes leurs formes. ...



... Sur financement de l’Union Européenne, cette campagne de communication a été lancée le 17 janvier dernier à l’école Bouddaha Ould Bousseiry située à Dar El Bedha. 
Cette campagne dont l’objectif selon Mme Salimata Sy coordinatrice du projet,  est de «soutenir les défenseurs des victimes de violences basées sur le genre par une information équilibrée et une communication maitrisée », vise également à «exprimer une solidarité agissante avec les femmes victimes des guerres à travers le monde et d’attirer, une fois encore, l’attention des décideurs sur la situation de la femme mauritanienne».
Le projet « Briser le silence, lever les tabous, mieux informer sur les violences basées sur le genre en Afrique de l’Ouest », mis en œuvre par l’IPAO, a pour thème « Tous UNIS pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes ». L’AFCF qui prend encore son bâton de pèlerin comme à l’accoutumée, va sillonner toute la banlieue de Nouakchott voire même l’intérieur du pays pour mieux sensibiliser les femmes par rapport aux objectifs du projet.
Reconnaissant de facto, les entraves liées à cette problématique, Mme Salimata Sy a indiqué que «Le chemin de la promotion des droits politiques et civiles des femmes, est encore long et parsemé d’embûches ». Toutefois et au demeurant, «La volonté politique reste l’unique voie pour parachever le rêve de toutes les femmes mauritaniennes, qui est  celui d’appartenir à une nation qui reconnait et valorise le rôle et le statut de la femme » soutient-elle.
A ses collègues, Mme Salimata Sy a appelé à « redoubler de vigilance, combiner nos forces et nos  énergies afin de maintenir les acquis et réaliser notre ambition. Une ambition d’un monde plus  juste et plus  équitable ». Elle a en outre salué la levée des réserves portées sur la CEDEF, demandant que «certains articles  du code de statut personnel  soient alignés sur les normes internationales et la loi criminalisant toutes les formes de  violences … » et que   cette loi soit « promulguée sur la base d’une concertation entre les pouvoirs publics et la société civile »
Enfin, Mme la coordinatrice termine par une note d’espoir : « Notre espoir est grand, nos convictions sont fortes et notre détermination est sans faille, car notre cause est juste ».
I.Badiane


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