Procès de Biram et Brahim : Le collectif de défense boycotte   
19/08/2015
Le procès en appel des leaders antiesclavagistes Biram Dah Abeid et Brahim Bilal, condamnés le 15 janvier dernier à deux ans de prisons fermes par le tribunal régional de Rosso Mauritanie, est boycotté par le collectif de défense des prévenus.



Les avocats ont tenu un point de presse à travers lequel ils ont expliqué les raisons pour lesquelles ils ont décidé de boycotté le procès.
C’est désormais confirmé, les avocats membres du collectif de défense de Biram Dah Abeid et Brahim Ould Bilal, n’assisteront pas au procès en appel qui aura lieu le 20 août à Aleg. L’annonce a été faite au cours d’un point de presse organisé ce 19 août au FONADH. Le fait que le dossier soit dessaisi du juge naturel pour être confié à un juge d’une autre juridiction est la principale raison de leur boycott. Dans un communiqué lu par Me Lo Gourmo Abdoul, le collectif rappelle à l’opinion nationale et internationale que ses « mandants ont déjà décidé de ne pas comparaître devant une juridiction qui n’est point leur juge naturel, seul pouvant, au regard des conventions internationales et traités, connaître leur dossier et d’y dire le droit et la justice ». Pour le collectif, « nos clients ont raison de refuser d’être jugés hors de la juridiction où ils ont été arrêtés. Il faut le respect du juge naturel » ont-ils dit. Toutefois, ils ont exigé du juge de «faire ce que la loi veut et non ce qu’il veut». C’est pourquoi, ils ont soutenu mordicus, qu’agissant « en totale conformité avec les principes qui fondent la noble profession d’avocat, répondant aux instructions de leurs clients, soucieux du respect des procédures garantissant à tout détenu un procès juste et équitable, loin de l’empreinte politique qui a marqué à ce jour le traitement judiciaire de ce dossier, les avocats, membres du collectif de défense des prévenus, décident de ne pas prendre part à cette audience ». Toutefois, à la lecture de la position de la défense et des prévenus, ils gardent un espoir certain que leurs clients seront libérés, du moins si le juge respecte la loi. Me Brahim Ebetty, a rappelé trois cas similaires qui se sont déroulés il y a quelques années et dont les prévenus ont été libérés.
I.Badiane


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