Les activités du projet "améliorer la capacité collective de gestion des frontières et protéger les communautés frontalières entre la Mauritanie et le Mali", financé par le gouvernement japonais avec une enveloppe de 3 millions de dollars environ pour une durée de 24 mois, ont été officiellement ouvertes vendredi à Nouakchott.
L’objectif du projet est de renforcer la capacité collective dans la gestion des frontières, en garantissant la sécurité de la zone frontalière vulnérable entre la Mauritanie et le Mali, notamment en renforçant les capacités de la police des frontières des deux pays. L’inspecteur général de l’administration territoriale au ministère de l’intérieur et de la décentralisation, M. M’Hameda Ould Meimou, a indiqué à cette occasion, que ce projet constitue une source d’appui des capacités du département à travers l’exécution des stratégies et des mécanismes de coordination au niveau des zones frontalières. Il a rappelé que la Mauritanie a franchi d’importants pas dans le domaine du contrôle des frontières, servant de modèle en la matière dans la sous-région, dans un contexte mondial particulier, marqué par l’importance des défis sécuritaires, notamment le terrorisme, la criminalité organisée, l’immigration etc. L’ambassadeur du Japon en Mauritanie, SEM Jun Yoshida, a rappelé avoir annoncé en avril dernier, l’attribution de don de 11,8 millions de dollars américains pour la Mauritanie, destinés à fournir une protection et une assistance aux réfugiés et aux populations locales, à consolider la paix et la lutte contre le terrorisme et à renforcer la coordination et le plaidoyer pour l’action humanitaire. Il a réitéré également l’engagement du Japon à soutenir les efforts considérables et reconnus du gouvernement mauritanien face aux défis qu’il doit relever, notamment dans la lutte contre l’insécurité et le terrorisme, dans le respect des deux axes prioritaires de la politique menée depuis plusieurs années, par le Président de la République Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz. Mme Anke Strauss, Chef de mission de l’organisation internationale pour les migrations en Mauritanie, a indiqué dans son intervention que la gestion des frontières et la coordination inter-étatique, dans un monde caractérisé par une mobilité et une interconnexion croissantes "revêtent une importance nouvelle dans le dialogue mondial sur la migration", rappelant l’existence aujourd’hui de 232 millions de migrants autour du monde. "Alors que le point de vue dominant est que la migration a été principalement une force positive pour le développement des pays d’origine et de destination, non réglementée, la migration "peut avoir des conséquences sociales, économiques et politiques négatives a-t-elle dit, mettant en exergue la longueur et la porosité des frontières entre la Mauritanie et le Mali, qui exige "non seulement des efforts et une coordination entre les Etats mais aussi une implication plus accrue des communautés frontalières dans la gestion des frontières". Mme Strauss a enfin souligné, le soutien apporté par son organisation au gouvernement mauritanien en général et à la police des frontières en particulier, avec ce projet financé par le Japon, pour relever les défis posés par la gestion des frontières. Le lancement officiel des activités du projet s’est déroulé en présence de plusieurs responsables des départements concernés et de l’ambassadeur du Mali accrédité en Mauritanie.
AMI
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