En collaboration avec l’Ordre national des médecins, pharmaciens et dentistes, le Haut Conseil de la fatwa et des Recours gracieux a organisé, dimanche, à Nouakchott, un colloque sous le thème:’’ la relation entre la jurisprudence islamique et la médecine’’.
Ce colloque d’une journée vise à établir la relation entre la médecine et la jurisprudence islamique, et à élaborer une vision à même d’éclairer l’opinion nationale et profiter aux oulémas, médecins et public. Le Président du Haut Conseil de la fatwa et des Recours gracieux, M. Mohamed El Moctar Ould MBalle, a indiqué que ce colloque entre dans le cadre des efforts déployés par le gouvernement mettant en application les orientations clairvoyantes du Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, en vue de veiller à instruire la société sur les questions en rapport avec la religion, la santé et la vie quotidienne. Le colloque est aussi en conformité avec la mission du Haut Conseil qui oeuvre à mettre à la disposition du public, des fatwas édifiantes et bien fondées. Il a ainsi mis en exergue l’étroite relation entre la jurisprudence islamique et la médecine notamment en matière de fatwa religieuse autorisant certaines personnes, pour des raisons objectives, à ne pas observer le jeun du ramadan alors qu’il s’agit de l’un des cinq piliers de l’islam. Le président du Haut Conseil de la fatwa et des Recours gracieux a rappelé que seul le médecin est en mesure de déterminer la nature et l’impact de la maladie. Quant à l’exégète, il ne peut autoriser la rupture du jeun tant qu’il n’a pas suffisamment d’informations certifiant que celui-ci constitue une menace pour la vie du patient. Le président du Haut Conseil de la Fatwa et des Recours gracieux a par ailleurs indiqué que d’autres colloques similaires seront organisés en vue de traiter d’autres sujets, afin d’éviter qu’il n’y ait de contradictions entre les fatwas d’oulémas et les consultations médicales. Aussi a-t-il fait remarquer que ce colloque est d’une importance extrême du moment où il s’agit des questions vitales que sont la jurisprudence islamique et la médecine, à la fois, sacrées et précieuses car elles constituent la base des préceptes de la religion, et du devoir de la préservation de la vie humaine. L’ouverture du colloque a eu lieu en présence du ministre des Affaires islamiques et de l’Enseignement originel, de la Présidente de la Communauté urbaine de Nouakchott en plus d’un grand parterre d’oulémas et de médecins.
AMI
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