Deux nouvelles incarcĂ©rations de militants anti-esclavagistes (ONG)   
19/11/2014

Deux militants anti-esclavagistes de Mauritanie ont Ă©tĂ© inculpĂ©s et Ă©crouĂ©s Ă  Nouakchott pour appartenance Ă  une organisation non reconnue, moins d’une semaine après l’incarcĂ©ration de plusieurs de leurs collègues Ă  Rosso (sud), a indiquĂ© mardi 18 novembre  leur ONG Ă  l’AFP.



"Deux de nos hauts responsables, Saad Ould Louleid et Mme Mariem Mint Cheikh, ont été inculpés lundi soir par un juge d’instruction au tribunal de Nouakchott qui les a envoyés en prison", a affirmé Hamada Ould Lehbouss, un porte-parole de l’ONG Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA)-Mauritanie.
Selon lui, ces responsables - tous deux membres du bureau exécutif de l’IRA - sont visés par plusieurs chefs d’inculpation: "appel à manifester, participation à une manifestation et appartenance à une organisation non reconnue".
M. Ould Louleid a été conduit à la prison civile de Dar Naim (banlieue est de Nouakchott), et Mme Mint Meriem à la maison d’arrêt pour femmes de Sebkha (ouest de la capitale), d’après un document de l’ONG.
Le 14 novembre, huit militants de l’IRA dont le président de l’ONG Biram Ould Dah Ould Abeid, avaient été entendus par un juge à Rosso et écroués dans cette ville. Tous sont visés par quatre chefs d’inculpation: "activités dans une organisation non autorisée", "rassemblement et résistance à la force publique durant l’accomplissement de son devoir", "insurrection" et "incitation au rassemblement et à l’insurrection", selon leur avocat, Abderrahmane Ould Deihi.
Deux autres membres de l’organisation ont été inculpés d’"activités dans une organisation non autorisée" et mis en liberté sous contrôle judiciaire, de même source.
Les arrestations de ces militants font suite à des manifestations à Rosso et Nouakchott, liées à une campagne récente de l’IRA pour dénoncer l’esclavage à travers des rassemblements, réunions et conférences dans le sud du pays.
Les autorités mauritaniennes ont accusé les responsables de l’ONG d’avoir organisé des rassemblements ayant servi notamment de tribune pour une "propagande raciste".
Un responsable a affirmé que l’IRA n’était pas une organisation "autorisée" mais "tolérée", et qu’elle "est devenue le repaire de tous les excès et de tous les extrémismes". Ces accusations ont été rejetées par l’IRA, qui les qualifie de "fallacieuses".



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