Des militants de la lutte contre l’esclavage ont été arrêtés le 11 novembre à Rosso (200km au sud de Nouakchott) alors qu’ils participaient à une manifestation non autorisée. Le nombre d’arrestations était de trois selon une source sécuritaire, mais M. Ould Lehbouss, un porte-parole...
...d’IRA (ONG anti- esclavagiste non reconnue mais tolérée), a fait état d’une "dizaine de militants et dirigeants arrêtés". Le président d’IRA, Biram Ould Dah Ould Abeid (photo), et "deux de ses collègues ont été arrêtés par la gendarmerie à Rosso alors qu’ils participaient à une activité non autorisée par l’administration", a affirmé une source sécuritaire, citée par l’AFP. M. Ould Abeid et d’autres militants participaient à une "caravane anti-esclavagiste". Ils ont été priés par les gendarmes de cesser leur mouvement "illégal" mais ont "forcé les barrages" dressés à l’entrée de la ville de Rosso par les forces de l’ordre qui sont intervenues pour les disperser à l’aide de gaz lacrymogènes, a ajouté la même source. Des rassemblements organisés par IRA ces derniers jours notamment au Brakna (région du centre) "ont été l’occasion de propagande raciste, de propos semant la haine entre les populations et appelant les uns à recourir à la violence pour arracher leurs terres par la force", a accusé cette source. M. Ould Lehbouss a qualifié de "fallacieuses les accusations du pouvoir contre la caravane". Trois responsables d’IRA avaient été arrêtés le 31 octobre à la suite d’échauffourées dans des mosquées de Nouakchott. Ils avaient été inculpés pour "perturbation de la prière, incitation à la haine et à la rébellion et agression contre les forces de l’ordre", avait annoncé cette ONG.
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