La Mauritanie et le Sénégal sont deux pays unis par l’histoire, la géographie, la culture et la religion. La première édition de la semaine de l’Amicale Sénégal-Mauritanie, est prévue du 13 au 20 novembre 2026 à Nouakchott. L’annonce a été faite par le Comité d’organisation. Cette Semaine constituera un moment d’échange et de partage pour maintenir ces acquis et envisager un lendemain meilleur. Le pôle communication, vient de lancer l’évènement le 02 septembre dernier dans la capitale mauritanienne.
Depuis des temps immémoriaux, la Mauritanie et le Sénégal, deux pays frères et amis dont tout uni, vivent en symbiose et continuent de sceller ces liens dont les origines se perdent dans la nuit des temps. L’initiative a été prise par l’Association des Maures du Sénégal présidée par le Docteur Mewoulout Dieng. Deux voyages de préparation de cet évènement ont été entrepris par la partie sénégalaise qui est venue à Nouakchott s’entretenir avec les membres de la communauté sénégalaise, certains responsables mauritaniens coutumiers et de haut niveau sur la faisabilité de cet évènement.
Initialement prévu du 23 juillet au 1er août dernier, l’évènement a été reporté au mois de novembre pour des raisons techniques et de calendrier des autorités compétentes. C’est ainsi qu’après des entretiens avec l’Ambassadeur du Sénégal, Son Excellence Monsieur El Hadj Maguette Seye et le Ministre mauritanien des Affaires Etrangères et de la Coopération, Monsieur Mohamed Salem Merzoug ainsi qu’avec d’autres personnalités de la place, il a été convenu de fixer la date du 13 au 20 nombre prochain pour l’organisation de cet évènement dont le thème est « Jeunesse et Développement ». L’objectif visé par les organisateurs, est de contribuer au renforcement des liens de coopération, de fraternité et de solidarité entre les deux pays, de promouvoir l’autonomisation des jeunes et de valoriser les relations séculaires de paix, de tolérance et de développement partagé. Des personnalités du monde de la culture, de la musique, de la finance et des affaires sont attendues à Nouakchott lors de cet évènement. Déjà, le président du comité d’organisation, docteur BA Ibrahima et son équipe ont aménagé un siège et pris des dispositions pour la circonstance. C’est dire que Nouakchott est fin prête pour l’organisation de cet évènement.
Ainsi, lors de l’émission organisée par la TVM (Télévision nationale de Mauritanie) en guise de lancement, les intervenants ont mis l’accent sur l’importance des relations historiques et légendaires qui unissent les deux peuples à travers la culture, la religion en mettant en exergue les acquis religieux et politiques entre les deux pays. Le rôle joué par les Guides religieux mauritaniens et sénégalais dans le renforcement des liens consanguins, des échanges au plus haut niveau des Etats mais également la contribution des maillons des peuples dans tous les aspects de la vie communautaire.
Si l’accent sera mis sur l’implication des jeunes et leur autonomisation, c’est parce que ces dernières années, le phénomène de l’immigration clandestine ou irrégulière hante le sommeil des dirigeants étatiques. Car les conséquences qui en découlent sont désastreuses avec des milliers de jeunes engloutis par les océans atlantique et méditerranée à la recherche de l’eldorado européen. C’est pourquoi, au-delà des décisions étatiques souveraines pour réglementer les flux migratoires, une lutte harmonisée par la conjugaison des efforts des uns et des autres, a été de mise pour éviter des hécatombes en mer. La présence des jeunes lors de cet évènement culturel, économique et sportif est plus que nécessaire pour échanger sur la problématique et trouver des solutions idoines au grand bonheur de nos familles dont certaines pleurent encore leurs fils morts ou disparus lors de ces voyages périlleux aux conséquences dramatiques.
La Semaine sera donc un moment fort d’échange avec des autorités compétentes, des organisations de la société civile mauritanienne et sénégalaise ainsi qu’avec d’autres acteurs impliqués non seulement pour trouver des solutions à la mobilité des personnes entre les deux pays mais dégager des pistes pour faciliter le séjour des ressortissants des deux pays. Les observateurs attendent beaucoup sur l’impact de cette semaine sur le vécu des personnes en mobilité entre les deux pays. Quant aux organisateurs, ils comptent relever les défis qui se dressent à l’horizon afin d’atteindre leur objectif.
Ibou Badiane




