Les ministres de l’Énergie et de la Culture : “Le gouvernement procède à la remise en service aussi rapidement que possible des postes électriques de Toujounine et de Tevragh Zeina et enquête sur les circonstances des deux incendies”NouakchottOn 4:30 PM | 26 Août 2026Lors d’une interview spéciale diffusée par l’Agence mauritanienne d’information, la Télévision mauritanienne et Radio Mauritanie, les ministres de l’Énergie et du Pétrole et de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, respectivement MM. Mohamed Ould Khaled et El Houssein Ould Medou, ont fait le point sur les derniers développements concernant les efforts déployés pour remettre en service les deux postes de transformation électriques de Toujounine et de Tevragh-Zeina, endommagés par des incendies survenus vendredi et samedi derniers. Ils ont également évoqué la commission d’enquête indépendante mise en place par Son Excellence le Président de la République afin de déterminer les causes et les circonstances de ces deux incidents et d’établir les responsabilités.Le ministre de l’Énergie et du Pétrole a précisé que ces deux postes de transformation ne sont pas des centrales électriques, mais des sous-stations essentielles au réseau de distribution d’électricité de la capitale. Il a expliqué que leur fonction principale consiste à convertir l’électricité de 33 kilovolts à 15 kilovolts, tension utilisée pour la distribution de l’électricité aux quartiers, aux habitations et aux rues, ainsi que pour acheminer l’énergie vers d’autres postes du réseau de distribution.Il a souligné que Nouakchott compte six sous-stations interconnectées, reliées à des centrales électriques situées à l’intérieur et à l’extérieur de la capitale. Cela signifie que tout dysfonctionnement affectant l’une des principales sous-stations touche directement les zones qu’elle alimente et peut s’étendre à d’autres secteurs en raison de l’interconnexion des différents composants du réseau.Il a expliqué que la sous-station de Toujounine alimente la zone d’Idini et les champs de captage d’eau, ainsi que les zones situées le long des 75 kilomètres de route reliant Nouakchott, notamment les villes et villages traversés. Elle alimente également Toujounine, une grande partie de Dar Naim et d’autres zones, notamment les quartiers de Mellah, Tensouilem et Hayat Jadida.Concernant le poste de transformation nord de Tevragh-Zeina, le ministre a ajouté qu’il alimente une grande partie de Tevragh-Zeina, du Ksar et d’autres quartiers de la capitale. Cela explique l’impact important des pannes affectant les deux postes de transformation sur la distribution d’électricité à Nouakchott.Le ministre a indiqué que Son Excellence le Président de la République avait donné des instructions directes dès les premiers instants de l’incident afin d’accorder la priorité au rétablissement de l’électricité pour les services essentiels, notamment l’approvisionnement en eau et les hôpitaux.Il a souligné que les équipes du secteur de l’électricité étaient immédiatement intervenues et travaillaient sans relâche pour rétablir le courant dans les zones touchées. Il a expliqué que ces efforts avaient permis de rétablir l’électricité à Idini en la raccordant à la centrale d’Arafat, et d’assurer l’alimentation électrique des hôpitaux, à la fois par le réseau et au moyen de groupes électrogènes. La nuit suivante, le courant a été rétabli dans les quartiers de Toujounine et de Dar Naim. La nuit d’après, la ligne Idini-Ouad Naga-Ouleigatt, ainsi que d’autres zones, ont à leur tour été alimentées.L’électricité a été rétablie dans une grande partie de la moughataa de Tevragh-Zeina, tandis que les équipes techniques poursuivent leurs efforts pour rétablir le service dans les zones restantes.Le ministre a souligné que l’intervention rapide avait permis de réparer certains équipements et de résoudre les pannes dans un délai record. Il a attribué cette réactivité à la disponibilité des équipes nationales et au recours à l’expertise locale, ainsi qu’à la coopération des partenaires et à la mise à disposition, en temps opportun, du matériel nécessaire.Il a confirmé que le matériel requis pour le rétablissement du courant avait été fourni en moins de 48 heures, grâce à la coopération de divers organismes de l’État, notamment les douanes, la gendarmerie, les collectivités locales et d’autres entités ayant contribué à faciliter l’acheminement du matériel et à accélérer le processus d’intervention.Il a ajouté que trois postes de transformation mobiles avaient été déployés : un au poste de transformation nord de Tevragh-Zeina, un autre à Toujounine et le troisième à Tevragh-Zeina, afin de soutenir le réseau et d’accélérer le rétablissement du service.Le ministre a salué les efforts considérables déployés par les équipes de la SOMELEC, soulignant leur travail acharné depuis les deux incidents. Elles se déplacent jour et nuit entre les différents sites pour réparer les pannes et rétablir le courant au profit des citoyens.Le ministre de l’Énergie et du Pétrole a insisté sur l’importance de distinguer les centrales de production des postes de transport et de distribution. Il a expliqué que les postes de transport ne produisent pas d’électricité, mais reçoivent l’énergie des centrales de production, la convertissent et la distribuent en fonction des zones desservies par chaque poste.Il a précisé que l’emplacement des postes de transport n’était pas arbitraire, mais déterminé par des considérations techniques liées à la répartition de la charge et aux zones de desserte. Par conséquent, un poste ne peut pas en remplacer un autre. Il a indiqué que le poste d’Arafat, par exemple, ne peut pas, à lui seul, alimenter tous les quartiers de la capitale, pas plus que le poste de Toujounine ne peut compenser entièrement le déficit d’alimentation du poste nord, chaque poste disposant d’un réseau et de zones de desserte spécifiques.Cependant, les équipes techniques ont travaillé à la redistribution des charges et au raccordement de certaines lignes, ce qui permet d’utiliser l’énergie disponible dans d’autres zones et de la distribuer aux secteurs touchés.Le ministre a expliqué que les informations circulant sur les installations du secteur de l’électricité confondent la nature et les fonctions de plusieurs d’entre elles, soulignant la nécessité de distinguer les usines, les centrales électriques, les sous-stations, les postes de distribution et les autres composantes du réseau électrique.Concernant les causes des incendies, le ministre a indiqué que la cause exacte restait tributaire des résultats de l’enquête menée par la commission compétente. Il a noté que l’âge de certains équipements et postes constituait un facteur à prendre en compte, expliquant que certains équipements avaient plus de 15 ans de service, tandis que ceux de certaines sous-stations pouvaient avoir 30 ou 40 ans, selon leur nature et leurs programmes de maintenance.Cependant, il a insisté sur le fait que ces constatations ne pouvaient être considérées comme une cause définitive des incendies avant que la commission d’enquête, constituée sur ordre de Son Excellence le Président de la République, n’ait achevé ses travaux. Il a expliqué que la commission s’attacherait à identifier les causes directes et indirectes des incendies, qu’elles soient d’ordre technique, humain, organisationnel ou procédural.La commission déterminera également, sur la base des faits établis, tout acte, toute omission ou tout manquement susceptible d’engager la responsabilité, qu’il s’agisse de personnes physiques ou morales. Elle proposera les mesures correctives et préventives nécessaires et remettra son rapport dans un délai de trente jours. Ses conclusions serviront de base à la mise en œuvre des mesures appropriées.Concernant le renforcement du réseau électrique, le ministre a expliqué que les travaux relatifs à un programme d’urgence avaient débuté il y a deux ans et que la première phase était achevée, tandis que la seconde était en cours. Il a affirmé que ce programme avait permis de réaliser des progrès significatifs, notamment au niveau du réseau de distribution.Il a mentionné l’installation de nouveaux postes de transformation, dont un sur la route de Nouadhibou, un autre sur la route de Rosso et un à Toujounine. Il a également évoqué le renforcement du réseau à haute tension, avec notamment des installations fonctionnant à 225 kilovolts, ainsi que la modernisation et l’augmentation de la capacité de plusieurs postes existants, ce qui contribuera de manière significative à accroître la capacité globale du réseau. Il a ajouté que le programme d’urgence comprenait également les réseaux, les lignes et les câbles, notamment les câbles de moyenne et basse tension, ainsi que les transformateurs, les appareillages de commutation et tous les équipements connexes.S’agissant des dernières informations relatives à la remise en service, le ministre a confirmé que le poste de Toujounine fonctionnait actuellement à capacité partielle après l’installation de l’un de ses groupes, tandis que les travaux se poursuivaient sur le second. Il a expliqué que le poste disposait de deux transformateurs de 16 MVA, dont l’un était opérationnel, tandis que la solution technique retenue pour le second transformateur était en cours de test en vue de sa remise en service.Concernant le poste nord de Tevragh-Zeina, l’un de ses groupes a été installé, tandis que les travaux de câblage et de raccordement se poursuivent pour le second.Le ministre a affirmé que tous les équipements et matériaux nécessaires étaient disponibles, soulignant notamment la fourniture de neuf nouveaux appareillages de commutation destinés à contribuer à la réhabilitation du réseau.Il a expliqué que la mise à disposition d’équipements de secours constituait un aspect fondamental de la gestion des installations électriques, les grandes entreprises de services disposant généralement d’un stock d’équipements et de fournitures destiné à faire face aux pannes soudaines et à assurer la continuité du service.Le ministre a souligné que les mesures actuelles ne se limitaient pas à des solutions temporaires, mais s’inscrivaient dans une double démarche : d’une part, le rétablissement rapide du courant grâce à des solutions techniques d’urgence et, d’autre part, la réhabilitation des postes endommagés et la mise en œuvre de solutions permanentes.Il a expliqué que certains éléments et équipements électriques avaient été placés dans des conteneurs et préparés de manière à permettre la remise en service des postes dans les meilleurs délais, plutôt que de les laisser hors service jusqu’à leur reconstruction complète.Il a précisé que la même procédure avait été appliquée au poste nord, où certains équipements avaient p placés dans des conteneurs, tandis que la pose des câbles, les travaux de raccordement et les essais techniques se poursuivaient.Il a affirmé que ce processus était complexe et exigeait des efforts considérables de la part des équipes techniques, mais qu’il progressait bien, malgré l’ampleur des travaux et les difficultés techniques.Il a indiqué que l’objectif était d’assurer la continuité du service pendant cette phase, parallèlement aux travaux de réhabilitation permanente des postes, conformément aux conclusions des études techniques et aux recommandations de la commission d’enquête.Le ministre de l’Énergie et du Pétrole a souligné que la résolution de la crise de l’électricité ne devait pas se limiter à l’attente de la construction de nouvelles centrales électriques, mais devait également inclure le renforcement de la disponibilité des installations existantes et l’accroissement de leur résilience face aux incidents, ainsi que la mise en place de mécanismes d’intervention et de réponse rapides en cas d’urgence.Il a expliqué que le poste de transformation comprenait divers composants et équipements, notamment un appareillage de commutation de 15 kilovolts, dont il a confirmé qu’il était intact, ainsi que des systèmes de contrôle, des câbles reliant le poste aux centrales de production et aux réseaux de distribution, des disjoncteurs et d’autres équipements.Il a indiqué que des conteneurs contenant une partie du matériel et des fournitures étaient déjà arrivés et que les équipes techniques s’activaient pour les installer et les mettre en service dans les meilleurs délais.Le ministre a insisté sur le fait que les solutions durables ne se limitaient pas à la réparation des dégâts actuels, mais englobaient également le développement de l’ensemble du système des centrales électriques et des réseaux de transport et de distribution.Il a expliqué que le système électrique comprend plusieurs postes principaux, dont celui de Toujounine, ainsi que d’autres postes contribuant à l’alimentation des quartiers et des régions du nord, en plus des réseaux de distribution. Il a également révélé que des travaux sont en cours pour la construction d’un nouveau poste dans la zone industrielle, dans le cadre des projets de développement du secteur. Il a souligné que l’augmentation des capacités de production devait nécessairement s’accompagner d’un accroissement des capacités de transport et de distribution.Il a noté que les investissements dans le secteur de la distribution avaient porté sur de nombreux projets, ainsi que sur d’autres programmes visant à développer les réseaux nationaux de distribution et les réseaux à haute tension.Il a insisté sur le fait que le développement des réseaux de distribution ne constituait pas un projet ponctuel, mais un processus continu, compte tenu notamment de la croissance de la consommation d’électricité, qui est d’environ 10 % par an. Il a expliqué que cette croissance signifie que la demande d’électricité double quasiment tous les six ou sept ans, ce qui rend l’augmentation de la production nécessairement liée à l’expansion des réseaux de transport et de distribution et à l’accroissement de leurs capacités.Il a ajouté que les investissements consacrés au développement du réseau s’échelonnaient sur différentes périodes, de deux à cinq ans, afin de suivre le rythme de la croissance démographique, de l’expansion urbaine et du développement des activités économiques.Le ministre de l’Énergie et du Pétrole a annoncé des avancées concernant le projet d’extension de la centrale électrique du port de Nouakchott, expliquant que quatre grands générateurs étaient arrivés au port à bord d’un navire spécialement affrété et étaient prêts à être transportés vers le site de la centrale pour y être installés et mis en service.Il a ajouté que ce projet d’extension permettra d’ajouter 75 mégawatts de capacité de production, contribuant ainsi à renforcer le réseau électrique et à améliorer sa capacité à répondre à la demande croissante. Il a indiqué que le transfert des générateurs et des équipements connexes du port de Nouakchott vers le site de la centrale débuterait dans les prochains jours et pourrait nécessiter des mesures particulières de gestion du trafic sur la route d’accès au site, compte tenu de la taille des équipements. Il a souligné que le transport et l’installation de ces équipements constituaient une étape cruciale pour la réalisation du projet d’extension et la mise en service de cette nouvelle capacité.Concernant le coût de construction des centrales électriques, le ministre a expliqué qu’il était impossible de déterminer un coût uniforme, compte tenu de la nature, des capacités et des équipements propres à chaque centrale. Il a indiqué que le coût de certaines centrales achevées atteignait environ 12 millions de dollars pour deux centrales combinées, tandis que celui d’autres installations raccordées au réseau central, ainsi que d’une centrale de production d’électricité raccordée à la ligne à haute tension de 225 kV, variait entre 14 et 16 millions de dollars, selon la nature de l’installation et ses composants.Il a souligné que l’acquisition des centrales et des équipements s’effectuait par voie d’appel d’offres, conformément aux procédures légales en vigueur et avec la participation des autorités compétentes en matière de marchés publics.Il a insisté sur le fait que les contrats étaient attribués sur la base du respect des exigences techniques et légales et de la présentation d’une offre financière compétitive. Il a ajouté qu’aucune entreprise n’était visée en particulier et que le critère retenu était l’acquisition d’équipements et d’installations répondant aux spécifications requises, conformes aux normes de qualité exigées et proposés au prix résultant de la concurrence.Le ministre a expliqué que toute entreprise contestant le résultat d’un appel d’offres pouvait déposer une réclamation auprès de l’autorité compétente en matière de marchés publics, laquelle serait examinée conformément aux procédures légales applicables.Le ministre a affirmé que les travaux se poursuivaient actuellement sur deux axes parallèles. Le premier consistait à rétablir immédiatement l’électricité et à mobiliser tous les équipements et capacités disponibles, tandis que le second visait à mettre en œuvre des solutions et des programmes pérennes pour développer le secteur de l’énergie et renforcer les capacités du réseau.Il a souligné que l’objectif n’était pas seulement de rétablir temporairement le service, mais de parvenir à un système électrique plus stable et plus fiable, tout en corrigeant les déséquilibres structurels susceptibles d’affecter le réseau à l’avenir.Il a appelé à privilégier l’intérêt national et à éviter la désinformation, insistant sur le fait que la résolution de la crise exigeait la coopération de toutes les parties, dans l’attente des conclusions de la commission d’enquête et de la mise en œuvre des mesures nécessaires sur la base de celles-ci.Pour sa part, le ministre de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement, porte-parole du Gouvernement, M. El Houssein Ould Medou, a affirmé que la coupure de courant provoquée par les deux incendies survenus dans les sous-stations de Toujounine et de Tevragh Zeina avait fortement perturbé le quotidien des habitants.Il a souligné que le gouvernement avait pleinement conscience de l’ampleur de cette crise et en assumait l’entière responsabilité, quelles qu’en soient les causes, et qu’il s’efforçait d’y remédier par tous les moyens disponibles.Il a indiqué que les autorités avaient réagi dès le début de la crise, sous la direction directe de Son Excellence le Président de la République, qui avait personnellement constaté l’étendue des dégâts et donné des instructions immédiates pour rétablir les services aux citoyens, notamment l’électricité.Il a ajouté que des efforts étaient également déployés pour garantir les services essentiels, notamment dans les établissements de santé et les hôpitaux, ainsi que l’approvisionnement en eau, tout en recherchant une solution durable une fois l’électricité rétablie dans les zones touchées par les incendies des deux sous-stations.Il a souligné que la réponse ne se limitait pas au secteur de l’énergie, mais impliquait différents secteurs gouvernementaux concernés, dans le cadre d’une mobilisation générale visant à faire face à une crise sans précédent, tant par l’ampleur des dégâts que par ses répercussions.Le ministre a expliqué que les causes exactes des deux incendies seraient déterminées par la commission d’enquête mise en place par Son Excellence le Président de la République. Il a précisé que cette commission était présidée par un expert indépendant, compétent et expérimenté, soumis à une obligation de confidentialité. Elle comprend également des fonctionnaires, des experts et des spécialistes du secteur de l’électricité, ainsi que des cabinets et bureaux d’études spécialisés.Il a ajouté que la commission d’enquête s’attacherait à établir la chronologie précise des deux incidents, depuis leur déclenchement jusqu’à leur propagation, en passant par les procédures d’alerte, d’intervention et d’extinction. Elle examinerait également les causes directes et indirectes, qu’elles soient techniques, humaines, organisationnelles ou procédurales, ainsi que les facteurs ayant pu contribuer au déclenchement, à la propagation et à l’aggravation des incendies.Il a indiqué que la commission, avec l’appui d’experts techniques, identifierait, sur la base des faits établis et des données techniques, tout acte, omission, négligence ou manquement susceptible d’engager une responsabilité.La commission formulera des recommandations visant à renforcer les procédures de sécurité, la maintenance, les contrôles internes, la gestion des risques, les plans d’urgence et la formation, afin de réduire le risque de voir de tels incidents se reproduire.Le ministre a affirmé que les conclusions de l’enquête serviraient de base à la prise de mesures appropriées et à la correction des éventuelles lacunes, soulignant qu’il convenait de s’abstenir de tout jugement hâtif avant la fin des travaux de la commission.Le porte-parole du gouvernement a souligné que la crise n’était pas encore entièrement terminée et que les efforts se poursuivaient pour rétablir les services à la normale. Il a toutefois confirmé que les autorités avaient pu, dans un délai très court, remédier aux dégâts, mobiliser les ressources humaines et matérielles nécessaires et amorcer la remise en service des installations touchées.Le ministre a déclaré que les directives du Président de la République s’articulaient autour de trois axes principaux : le rétablissement urgent des services, la recherche des causes des deux incendies et l’établissement des responsabilités, puis la correction des déséquilibres structurels et l’élaboration de solutions durables pour le secteur de l’énergie. Il a souligné la mise en place d’un comité ministériel chargé de suivre la mise en œuvre de ces directives et de superviser les différentes mesures prises pour faire face à la crise.Le porte-parole du gouvernement a affirmé que la crise actuelle ne devait pas être perçue comme un incident isolé, mais plutôt comme une occasion de revoir en profondeur le système énergétique et de remédier aux déséquilibres structurels qui y sont associés. Il a assuré que l’État assumerait ses responsabilités pour corriger toute défaillance structurelle que l’enquête pourrait révéler, qu’elle concerne les installations, les réseaux, les systèmes d’exploitation et de maintenance ou tout autre aspect pertinent.Le ministre a également indiqué qu’un comité technique multisectoriel avait été créé pour gérer la crise et en suivre l’évolution, compte tenu de la sensibilité du secteur de l’énergie et de son lien direct avec divers services essentiels et activités économiques. Il a expliqué que ce comité, composé de représentants de plusieurs départements gouvernementaux, avait pour mission de gérer la crise, de fournir des informations officielles au public, de répondre aux questions des citoyens et de suivre quotidiennement l’évolution de la situation concernant le rétablissement des services.Les mesures de sécurité ont également été renforcées sur les sites et installations touchés, tandis que des dispositions ont été prises pour assurer la continuité des services liés à l’électricité et des activités économiques.Concernant les investissements dans le secteur de l’énergie, le porte-parole du gouvernement a confirmé que ce secteur avait bénéficié d’investissements importants ces dernières années dans les domaines de la production, du transport et de la distribution d’électricité, ainsi que dans des projets liés au gaz, des partenariats public-privé et d’autres projets financés par le budget de l’État et ses ressources propres.l a déclaré que ces investissements découlaient de la conviction que l’énergie est essentielle à la vie économique et sociale, car l’industrie, la production, l’investissement et les services ne peuvent fonctionner normalement sans un approvisionnement en électricité stable et fiable.Il a ajouté que l’ampleur de ces investissements témoignait de l’importance que l’État accorde au développement des infrastructures énergétiques et au renforcement des capacités de production, de transport et de distribution. Il a souligné qu’il en allait de même pour le secteur de l’eau, compte tenu du lien étroit entre la disponibilité de l’eau et la stabilité de l’approvisionnement en électricité, ce qui explique la priorité accordée aux services essentiels en cas d’urgence.Le ministre a insisté sur le fait que la crise récente exigeait une refonte complète du système énergétique, englobant les capacités de production, les réseaux de transport et de distribution, les sous-stations et les mécanismes d’intervention d’urgence, ainsi que la mise en place de solutions alternatives permettant de garantir la continuité des services vitaux en cas de pannes majeures.Il a indiqué que l’État ne considérait pas cet incident comme une simple crise passagère, mais entendait en tirer les leçons afin de renforcer la résilience du réseau électrique et d’améliorer sa capacité à faire face aux situations d’urgence. Il a affirmé que les investissements dans le secteur de l’énergie se poursuivraient, car il s’agit d’un secteur stratégique et d’un élément fondamental du développement économique et social, garantissant la continuité des services essentiels aux citoyens.Concernant les alternatives et les priorités actuelles, le ministre a expliqué que la priorité immédiate était la reconstruction et la remise en état des deux centrales endommagées, conformément aux normes techniques requises, afin de garantir leur sécurité et d’améliorer la fiabilité du réseau électrique.Il a ajouté que la réparation des dommages actuels devait s’accompagner de solutions à long terme fondées sur les conclusions de la commission d’enquête et les études techniques, permettant ainsi de s’attaquer aux causes profondes de la crise et non seulement à ses effets immédiats. Il a affirmé que le gouvernement remédierait à toutes les lacunes révélées par l’enquête, qu’elles soient liées à l’âge des installations, à leur maintenance et à leur exploitation, à la gestion, aux réseaux ou à tout autre facteur, au moyen de programmes et de mesures correctives appropriés.Le porte-parole du gouvernement a souligné que cette crise avait une fois de plus mis en évidence l’importance de poursuivre les investissements dans les infrastructures énergétiques, non seulement pour accroître la production, mais aussi pour renforcer les réseaux de transport et de distribution, moderniser les sous-stations électriques et améliorer la sécurité ainsi que la disponibilité opérationnelle des installations. Il a déclaré que la stabilité énergétique constituait une condition essentielle à la stabilité de l’industrie, de la production, des investissements et des services, ce qui implique que la prochaine étape devra être marquée par la poursuite des réformes et des investissements, ainsi que par le renforcement de la capacité du système à faire face aux pannes et aux situations d’urgence.Le ministre a réaffirmé que le gouvernement s’employait à résoudre la crise selon trois axes parallèles : le rétablissement du service, la recherche des causes de l’incident et la détermination des responsabilités, ainsi que la mise en œuvre de solutions durables visant à corriger les déséquilibres structurels et à améliorer la fiabilité du système énergétique national.Il a appelé à se fier aux informations officielles pour suivre l’évolution de la crise, mettant en garde contre la diffusion de fausses informations susceptibles d’exagérer ou de minimiser le problème, ou encore de semer la confusion parmi les citoyens.Il a affirmé que le ministère de l’Énergie fournissait des données précises et actualisées sur l’état du réseau et les travaux en cours, et que la diffusion régulière de ces informations auprès du public permettrait de limiter la propagation des rumeurs et des interprétations non fondées sur des sources fiables. Il a démenti les rumeurs selon lesquelles le retour à la normale nécessiterait plusieurs semaines, voire plusieurs mois, soulignant que les événements de ces derniers jours avaient démontré qu’un rétablissement plus rapide du service était possible, tandis que les travaux de remise en service des deux centrales électriques se poursuivaient.
ami.mr