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Mines : l’exploitation de la mine d’or de Ghabou va bientôt démarrer

Mines : l’exploitation de la mine d’or de Ghabou va bientôt démarrerOn 12:11 AM | 25 Juin 2026Plusieurs membres du gouvernement ont commenté, mercredi soir, les résultats du Conseil des ministres tenu plus tôt dans la journée. Il s’agit du ministre de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, M. Houssein Ould Meddou, du ministre de l’Énergie et du Pétrole, M. Mohamed Ould Mohamed Malainine Ould Khaled, ainsi que du ministre des Mines et de l’Industrie, M. Dy Ould Zein.Intervenant le premier, le porte-parole du gouvernement a indiqué que le Conseil a examiné et adopté plusieurs projets de lois, de décrets et de communications, notamment ceux relatifs au règlement définitif du budget de l’État pour l’année 2025, à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, à l’exploitation des eaux minérales naturelles, à la délivrance d’un permis d’exploitation de substances du groupe 2 (or) à Ghabou et à l’approbation des contrats du projet PPP de centrale à gaz à cycle combiné à N’Diago.Il a ensuite invité ses homologues ministres à apporter davantage de précisions sur les dossiers relevant de leurs départements respectifs.À la suite du porte-parole du gouvernement, le ministre de l’Énergie et du Pétrole a présenté les grandes lignes des contrats du projet PPP de centrale à gaz à N’Diago, d’une capacité de 230 MW. Il a rappelé que cette nouvelle étape s’inscrit dans le cadre d’un processus engagé depuis plusieurs années pour répondre aux besoins énergétiques des Mauritaniens, notamment en matière d’électricité.Il a souligné qu’il y a près d’un an et demi, l’État a lancé un programme visant à atteindre ces objectifs, notamment à travers la construction d’une centrale éolienne et solaire de 220 MW selon le modèle du partenariat public-privé (PPP).Concernant les contrats de la centrale de N’Diago, le ministre a indiqué qu’ils ont été approuvés en vue de leur signature avec la société saoudienne ACWA Power Company pour une durée de 25 ans à compter de la mise en exploitation des installations.Le projet repose sur deux contrats principaux. Le premier est un accord de partenariat public-privé entre le gouvernement et la société, tandis que le second est un contrat d’achat d’énergie conclu entre la SOMELEC et ACWA Power.Dans le cadre de ce projet de 230 MW, il est prévu la construction d’un gazoduc destiné à relier les différentes installations, notamment le port de N’Diago. Selon le ministre, ce volet sera pris en charge par l’État mauritanien.Poursuivant son exposé, il a précisé que la SOMELEC mettra en place une ligne à haute tension reliant les différentes installations, notamment depuis le champ gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA).« Ce projet sera bénéfique à plus d’un titre », a déclaré le ministre. Il a évoqué des retombées estimées à 7 milliards d’ouguiyas, une réduction des charges de la SOMELEC grâce à la diminution de l’utilisation du fuel, une meilleure préservation de l’environnement ainsi que la création de nombreux emplois.Répondant à plusieurs questions, le ministre a indiqué que le programme d’urgence mis en œuvre à Nouakchott a permis la construction de 42 postes électriques, la pose de 150 km de câbles basse tension, l’installation de près de 5 000 poteaux, ainsi que la mise en place de près de 200 km de câbles de 15 kV et de 37 km de câbles de 33 kV.Selon lui, ces réalisations traduisent une avancée significative du réseau électrique national.Concernant Atar, il a expliqué que les délestages observés récemment ont été causés par la panne simultanée de deux groupes électrogènes majeurs. L’un a été réparé il y a quatre jours tandis que la pièce nécessaire à la réparation du second a déjà été commandée et devrait être livrée prochainement.Il a également indiqué que la capacité de production de la ville a été renforcée grâce à l’ajout d’un groupe de 1,7 MW.S’agissant des prix du carburant, le ministre a rappelé qu’ils sont fixés par décret en Mauritanie. Les prix sont évalués chaque mois et la baisse observée sur les marchés internationaux devrait donc avoir un impact sur les tarifs nationaux.Il a ajouté que la Mauritanie n’a pas libéralisé la fixation des prix du carburant et continue de les subventionner, contrairement à d’autres pays directement exposés aux fluctuations du marché international.Pour sa part, le ministre des Mines et de l’Industrie a présenté les principales dispositions du projet de décret relatif à l’exploitation des eaux minérales naturelles.Il a expliqué que ce texte vise à harmoniser les réglementations sectorielles avec les dispositions de la loi relative à l’organisation de l’activité industrielle.Selon lui, la Mauritanie compte actuellement près de 40 détenteurs de licences d’exploitation d’eau minérale naturelle, dont seulement 17 à 18 sont effectivement en activité.La nouvelle réglementation introduit plusieurs exigences administratives et techniques. Le demandeur devra notamment verser une caution de 2 millions d’ouguiyas, déposer un dossier conforme aux exigences techniques, sanitaires et environnementales et justifier de la propriété du terrain concerné.Il sera désormais obligatoire de disposer d’un laboratoire et de procéder à des contrôles réguliers. Le ministère conservera, à tout moment, la possibilité de mener des inspections.La durée des autorisations est également encadrée. La licence d’exploration sera valable trois ans. En cas d’exploitation effective, son titulaire bénéficiera d’une autorisation d’exploitation de dix ans renouvelable.Le ministre a également souligné l’existence de taxes spécifiques et de mesures destinées à lutter contre toute tromperie sur la qualité de l’eau. Les emballages devront notamment mentionner clairement la source ainsi que les informations permettant l’identification de chaque lot.Les ministères de l’Environnement, de la Santé et de l’Industrie travaillent actuellement à la définition des critères techniques applicables à l’eau potable et à l’eau gazeuse.Par ailleurs, le ministre a annoncé le démarrage prochain de l’exploitation d’une mine d’or à Ghabou, dans la wilaya du Guidimakha.Exploitée par la société SD Mining Ghabou SA, cette mine devrait générer entre 1 000 et 1 200 emplois directs et indirects.Le ministre a rappelé que la législation impose le recrutement prioritaire de Mauritaniens. Dans le cas où les compétences nationales ne seraient pas disponibles en nombre suffisant, l’entreprise pourra recourir à une expertise étrangère, à condition de mettre en œuvre un programme clair de mauritanisation permettant le transfert de compétences dans un délai de deux à trois ans.Illustrant son propos, il a cité l’exemple de la société Tasiast, dont les effectifs sont aujourd’hui composés à 98 % de Mauritaniens.Le ministre s’est réjoui de voir le pays disposer de ressources naturelles importantes et de moyens permettant leur valorisation au bénéfice des populations.Selon lui, cette mine devrait entrer en exploitation dans les prochains mois, tandis que d’autres projets miniers devraient suivre en 2027 et 2028.Pour sa part, le porte-parole du gouvernement a présenté la communication du ministre des Finances relative au projet de loi portant règlement définitif du budget de l’État pour l’année 2025.Il a indiqué que ce texte s’inscrit dans le cadre de l’application de l’article 44 de la loi organique n° 2018-039 du 9 octobre 2018 relative aux lois de finances. Il a précisé qu’il s’agit d’un exercice de transparence auquel se soumet le gouvernement, reflétant son engagement à renforcer la discipline budgétaire tout en poursuivant les investissements publics destinés à soutenir la croissance économique et à améliorer les conditions de vie des populations.Il a souligné que les dépenses d’investissement ont enregistré une hausse de 21,5 %, ce qui met en évidence la priorité accordée par le gouvernement aux infrastructures et aux projets structurants, notamment le programme d’urgence pour le développement de la ville de Nouakchott.Le projet de loi fixe les résultats définitifs de l’exécution du budget de l’État pour l’exercice 2025, après avis de la Cour des comptes sur la qualité et la fiabilité des comptes ainsi que sur la conformité de l’exécution budgétaire avec les autorisations accordées par le Parlement.Le porte-parole a indiqué que l’exécution du budget s’est déroulée dans un contexte international difficile, marqué par un recul des équilibres commerciaux et financiers mondiaux. Les prévisions de croissance mondiale ont été ramenées à 2,3 %, tandis que l’inflation internationale a atteint 4,3 %.Il a également relevé que l’économie de l’Afrique subsaharienne a enregistré une croissance de 4 %, malgré les pressions financières et la hausse des coûts d’emprunt.Au niveau national, le taux de croissance réel s’est établi à 4 % en 2025, contre 5,2 % en 2024. Cette évolution s’explique notamment par la baisse de 1 % enregistrée dans le secteur extractif, compensée en partie par la bonne performance du secteur non extractif, dont la croissance a atteint 5,1 %, portée par l’agriculture, la pêche, les services financiers et la construction.Le porte-parole a affirmé que les perspectives économiques du pays demeurent favorables, avec une croissance moyenne projetée à 4,9 % pour la période 2025-2027.Il a précisé que la loi de finances initiale pour 2025 prévoyait des dépenses de 116,87 milliards d’ouguiyas et des recettes de 110,50 milliards d’ouguiyas, soit un déficit prévisionnel de 6,38 milliards d’ouguiyas, représentant 1,44 % du produit intérieur brut.Selon lui, les résultats de l’exécution budgétaire traduisent le succès des efforts de rationalisation des dépenses et d’amélioration de la mobilisation des ressources. Le déficit réel n’a atteint que 1,05 milliard d’ouguiyas, soit 0,3 % du PIB, enregistrant une baisse de 82,3 % par rapport à 2024.Les recettes publiques se sont élevées à 108,56 milliards d’ouguiyas, avec un taux d’exécution de 92,8 %, en hausse de 14 % par rapport à l’année précédente. Cette progression est principalement due à l’augmentation des recettes fiscales, qui ont progressé de 22,6 % grâce au renforcement du contrôle fiscal et à la modernisation des mécanismes de recouvrement.Les dépenses publiques ont atteint 109,61 milliards d’ouguiyas, correspondant à un taux d’exécution de 91,9 %. Les dépenses de fonctionnement se sont élevées à 54,60 milliards d’ouguiyas, tandis que les dépenses d’investissement ont atteint 48,08 milliards d’ouguiyas, dont 38,76 milliards financés sur ressources internes et 9,32 milliards sur ressources extérieures.Le porte-parole a ajouté que le service de la dette publique s’est établi à 3,97 milliards d’ouguiyas, enregistrant une baisse d’environ 3 %, ce qui traduit une amélioration de la gestion de la dette et de la trésorerie de l’État.Il a également souligné que l’année 2025 a été marquée par la mise en œuvre de réformes institutionnelles majeures, notamment l’adoption de la nouvelle loi sur la Banque centrale, du nouveau Code des investissements ainsi que de plusieurs textes relatifs à la lutte contre la corruption.Selon lui, ces réformes, associées à une politique budgétaire prudente, ont contribué à renforcer la résilience de l’économie nationale, à améliorer les équilibres macroéconomiques et financiers, à consolider la soutenabilité des finances publiques et à préserver la stabilité économique dans un environnement international marqué par de fortes incertitudes.Le porte-parole a rappelé que le projet de loi de règlement arrête les résultats définitifs de la comptabilité budgétaire et de la comptabilité générale de l’exercice concerné, tout en procédant, le cas échéant, aux ajustements de crédits nécessaires.Par ailleurs, il a indiqué que le Président de la République a renouvelé la directive qu’il avait formulée l’année précédente, invitant les citoyens à privilégier le tourisme intérieur en passant leurs vacances en Mauritanie.Selon lui, les résultats enregistrés lors de la saison précédente ont été encourageants et ont démontré les retombées positives de cette orientation.Répondant aux questions des journalistes, le porte-parole a annoncé que la majorité et l’opposition avaient transmis leurs rapports au coordinateur du processus de dialogue.Il a estimé qu’une étape importante venait ainsi d’être franchie et s’est dit confiant dans la capacité des points de convergence identifiés à permettre le dépassement des obstacles restants.Il a rappelé que le Président de la République demeure le garant du processus, n’intervenant en faveur d’aucune partie et veillant au caractère inclusif du dialogue, tant en ce qui concerne les thèmes abordés que la représentativité des participants.Concernant la révision des textes régissant les différents corps des forces armées, le porte-parole a précisé qu’il s’agissait essentiellement de clarifier et de renforcer des dispositions déjà en vigueur, notamment celles relatives au respect du secret professionnel et du devoir de réserve.S’agissant de l’activité politique des officiers après leur départ à la retraite, il a rappelé qu’une période de cinq ans est prévue durant laquelle l’officier retraité peut être rappelé au service à tout moment. Une fois ce délai écoulé, il est libre de s’engager dans des activités politiques.Évoquant enfin l’approche mauritanienne de lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme, le porte-parole a rappelé qu’elle a été mise en place dès 2007 et qu’elle est aujourd’hui saluée à l’échelle internationale.Selon lui, cette stratégie repose sur plusieurs dimensions, notamment la déradicalisation menée avec le concours d’imams chargés d’engager le dialogue avec les détenus salafistes afin de les amener à renoncer à l’extrémisme.Il a indiqué que neuf des quatorze détenus concernés ont ainsi exprimé leur repentir à l’issue de ce processus. Leur récente libération s’inscrit dans une démarche encadrée, assortie d’engagements précis, les autorités demeurant vigilantes afin de garantir le maintien de la stabilité et de la sécurité.Le porte-parole a enfin affirmé que la Mauritanie prend ses décisions en toute souveraineté, sans influence extérieure, notamment sur cette question. Ami