La 12ᵉ édition du Forum régional maritime et côtier, organisée par la Mauritanie en coopération avec le Partenariat régional pour la conservation des zones côtières et marines en Afrique de l’Ouest, a pris fin ce jeudi au Palais des Congrès « Mokhtar Ould Daddah ».
À l’issue de leurs travaux, les participants ont lancé un appel aux États membres du partenariat ainsi qu’aux partenaires techniques et financiers pour renforcer les appuis financier et technique en vue d’accompagner les efforts de protection de la biodiversité marine et côtière en Afrique de l’Ouest.
Les participants ont également adopté la « Déclaration de Nouakchott », qui dresse le bilan du parcours du partenariat régional en matière de préservation de la biodiversité et esquisse ses perspectives futures. Cette déclaration souligne l’importance de renforcer les capacités à tous les niveaux afin de permettre aux États membres et à leurs institutions de mettre en œuvre des politiques efficaces et durables. Elle insiste également sur la nécessité de soutenir les communautés côtières vulnérables face aux défis climatiques, de renforcer leur résilience et de garantir leur implication dans les processus de développement.
Les recommandations ont mis en avant l’importance d’intensifier le dialogue et de bâtir des partenariats solides avec la société civile, le secteur privé et les institutions de recherche scientifique, considérés comme des leviers essentiels pour une croissance inclusive et durable.
Dans son allocution de clôture, la ministre de l’Environnement et du Développement durable, Mme Messaouda Mint Baham Ould Mohamed Laghdaf, a indiqué que Nouakchott a constitué, durant quatre jours, un espace de dialogue riche et fructueux sur les enjeux côtiers en Afrique de l’Ouest, une région stratégique confrontée à des défis environnementaux et climatiques croissants.
Elle a précisé que le gouvernement mauritanien a adopté, lors de sa réunion hebdomadaire du 29 avril, un projet de loi relatif au littoral, dans le cadre de la révision de l’ordonnance juridique de 2007. Cette réforme vise à renforcer la protection des zones côtières, à améliorer leur aménagement et leur planification, ainsi qu’à optimiser leur valorisation, conformément aux exigences du développement durable et aux défis environnementaux actuels.
La ministre a également souligné que le forum a mis en lumière les opportunités offertes par l’économie bleue, en tant que moteur de croissance durable, de création d’emplois et de gestion responsable des ressources marines et côtières. Elle a insisté sur l’importance d’adopter des approches de planification intégrée pour concilier les différents usages, réduire les conflits, protéger les écosystèmes et orienter les investissements de manière cohérente.
Les discussions ont par ailleurs insisté sur la nécessité de renforcer les efforts conjoints pour lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, en raison de ses impacts négatifs sur la durabilité des ressources halieutiques et les économies des pays d’Afrique de l’Ouest.
De son côté, le directeur exécutif du partenariat régional, M. Ahmed Ould Senhouri, a affirmé que le forum, au-delà de ses résultats, a permis de consolider une vision commune et de renforcer les alliances nécessaires pour faire face aux défis des espaces maritimes et côtiers. Il a appelé à traduire les engagements pris en actions concrètes et durables.
Il a également réaffirmé l’engagement de son organisation à poursuivre son appui à cette dynamique collective, en collaboration avec l’ensemble des partenaires, pour la protection et la valorisation du patrimoine maritime et côtier.
Pour sa part, Mme Ellysard Baroudy, directrice sectorielle Afrique de l’Ouest pour l’environnement à la Banque mondiale, a salué les résultats positifs du forum et exprimé la volonté du Groupe de renforcer les partenariats et de soutenir les initiatives visant à préserver la biodiversité marine et côtière dans la région.
La cérémonie de clôture s’est déroulée en présence des ministres des États membres du partenariat, ainsi que de nombreux responsables, experts et acteurs du domaine environnemental. ami