L’Assemblée nationale a tenu jeudi matin une séance publique, présidée par le député Hassen Cheikh Baha, consacrée à l’écoute des réponses du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, M. Yacoub Ould Moïne, à une question orale qui lui a été adressée par le député El Mortada Ould Tfayl.
La question du député était la suivante : “Le secteur de l’éducation est confronté à de nombreux défis liés à la qualité de la formation, aux conditions des étudiants et à la réalité de la recherche scientifique. Quelles mesures votre ministère a-t-il prises pour surmonter ces défis ?”
Dans sa réponse, le ministre a exprimé ses remerciements au député, estimant que cette question offre l’occasion de passer en revue les acquis réalisés au niveau du secteur de l’Enseignement supérieur. Il a souligné que l’enseignement supérieur connaît un rythme de développement accéléré au cours du mandat actuel de Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh Al-Ghazouani, qui accorde une attention particulière à la jeunesse en matière d’éducation, de formation, d’emploi et de participation au processus de développement global du pays.
Il a indiqué que l’un des défis les plus importants est l’accès limité à l’enseignement supérieur, puisque le pourcentage en Mauritanie en 2019 ne dépassait pas 5,32%, contre un taux mondial de 40% et un taux de 9,4% en Afrique subsaharienne.
Il a ajouté que ce pourcentage a augmenté en 2026 pour atteindre 10%, ce qui dépasse le niveau du continent austral, avec l’ambition d’atteindre les niveaux mondiaux d’ici 2029 de 14% et de porter le nombre d’étudiants à 70.000 étudiants.
Le ministre a attribué cette amélioration à un certain nombre de mesures, notamment l’ouverture de nouvelles institutions universitaires, telles que l’Université de Nouadhibou, l’Institut supérieur d’ingénierie industrielle et l’École supérieure de commerce de Nouakchott, outre la modernisation de l’École supérieure d’éducation et de l’Institut supérieur de statistique, et la préparation de l’ouverture d’une école d’architecture au cours de l’année prochaine, ainsi que l’augmentation de la capacité d’absorption des établissements qui connaissent une demande croissante et le renforcement de l’accompagnement des étudiants inscrits au registre social pour réduire l’abandon universitaire.
Il a passé en revue les projets en cours, notant les préparatifs pour l’ouverture de cinq nouvelles institutions avec un financement d’environ 140 millions de dollars, fourni par la Banque islamique de Développement et un certain nombre de fonds arabes, dont le Fonds d’Abu Dhabi pour le Développement et le Fonds saoudien pour le Développement, notant que ces projets comprennent la création d’une école de médecine vétérinaire dans la ville de Néma (Hodh Charghi), d’une école supérieure d’agriculture à Kaédi (Gorol), d’une école de commerce à Kiffa. (Assaba), et une école de formation d’instituteurs et de professeurs à Tidjikja (Tagant).
Concernant la recherche scientifique, le ministre a indiqué que le nombre d’écoles doctorales est passé de trois à neuf écoles, réparties entre un certain nombre d’établissements d’enseignement supérieur, dont l’Université de Nouakchott, l’École supérieure de pédagogie, l’École polytechnique, l’Institut supérieur d’études et de recherches islamiques, l’Université islamique d’Aïoun et l’École supérieure de numérisation, ajoutant que le nombre des doctorants atteint actuellement 598 étudiants, dont 81 étudiants étrangers.
Le ministre a également évoqué les réformes observées dans le système de bourses, qui comprennent l’élargissement de la base des bénéficiaires, en particulier les étudiants du registre social affilié à ” Taazour”, et les étudiants des wilayas de l’intérieur, en plus d’honorer les meilleurs élèves à l’examen du baccalauréat, ce qui a contribué à augmenter le nombre de boursiers de 9 000 étudiants en 2024 à 20 000 étudiants en 2026, parallèlement au lancement d’un vaste programme de bourses. ami