Le ministère des Affaires économiques et du Développement a lancé ce jeudi à Nouakchott les travaux d’élaboration du troisième plan d’action de la stratégie nationale pour une croissance accélérée et un bien-être partagé pour la période 2026-2030.
Ce plan vise à accélérer la transformation structurelle de l’économie, à créer des emplois durables, à renforcer la résilience face aux crises, ainsi que l’amélioration des mécanismes de suivi et d’évaluation afin d’obtenir des résultats concrets.
Dans le discours qu’il a prononcé, à cette occasion, le ministre des Affaires économiques et du Développement, M. Abdallahi Ould Souleymane Ould Cheikh Sidya a indiqué que ce plan s’inscrit dans un contexte international difficile, marqué par de multiples crises, soulignant que la Mauritanie a réussi, grâce aux orientations de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani à surmonter les défis.
Il a précisé que ces dernières années ont été marquées par des progrès considérables dans le domaine des réformes structurelles, notamment l’adoption d’un budget programmes, qui renforce la transparence et la bonne allocation des ressources, ainsi que la transformation numérique des services publics qui a contribué à la modernisation de l’administration, sans oublier la stratégie « École républicaine » visant à garantir un enseignement universel et de grande qualité.
M. Abdallahi Ould Souleymane Ould Cheikh Sidya a affirmé que le troisième plan d’action s’appuiera sur ces acquis, en mettant l’accent sur l’accélération de la transformation structurelle de l’économie, la création d’emplois durables, le renforcement de la résilience face aux crises et l’amélioration des mécanismes de suivi et d’évaluation, tout en accordant une attention particulière à l’obtention de résultats concrets qui touchent la vie des citoyens.
Le ministre a salué le rôle central des compétences nationales dans la réussite de ce processus tout en affirmant que le succès du plan dépendra du travail collectif et de la coordination entre les différentes parties prenantes.
De son côté, le Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies en Mauritanie, M. Antonio Aranibar a félicité très chaleureusement le Gouvernement mauritanien pour son leadership et sa vision en faveur d’un développement durable et inclusif.
Il a indiqué que le lancement des travaux d’élaboration du troisième Plan d’Action de la Stratégie de Croissance Accélérée et de Prospérité Partagée constitue un moment important qui témoigne de la stabilité institutionnelle nécessaire pour promouvoir le développement et matérialiser une vision de la Mauritanie sur te long terme.
Le Coordonnateur Résident a fait remarquer que les Nations Unies ont eu le privilège d’accompagner la Mauritanie tout au long des phases précédentes de la SCAPP/notamment dans l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation du 1 et du 2ª plan d’action et nous saluons la lucidité et la transparence avec lesquelles le bilan a été dressé, reconnaissant à la fois les succès indéniables et les défis qui persistent.
C’est pourquoi, a-t-il dit, nous adhérons pleinement à la nouvelle approche proposée pour l’élaboration de ce 3º plan, une approche plus sélective, plus rigoureuse et résolument axée sur les résultats.
M. Antonio Aranibar a assuré que le Système des Nations Unies et l’ensemble des agences, fonds et programmes, réaffirme son engagement et son appui à ce processus de planification qui marquera la voie à suivre pour le prochain Cadre de Coopération.
Le représentant résident du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD, M. Mansour N’diaye a précisé que ce plan marque une étape décisive pour accélérer la réalisation d’un bond qualitatif dans le processus de développement en Mauritanie. Il a appelé à dépasser les approches sectorielles isolées et à se concentrer sur un ensemble intégré d’interventions prioritaires et à fort impact, capables de créer des emplois et de transformer les secteurs prometteurs.
M. Mansour N’diaye a souligné le rôle central du secteur privé dans cette dynamique, à travers la mise en place d’un environnement propice au développement de projets structurels bancables, tout en insistant sur la nécessité de traduire le plan sur le terrain, au niveau des wilayas et des communes, afin de répondre aux besoins de la population. ami