L’Assemblée nationale a tenu, ce jeudi soir, une séance publique présidée par la députée Mme Aghleywa Aman Ahdhanah, vice-présidente de l’Assemblée, consacrée à l’écoute des réponses du Ministre de la Pêche, des Infrastructures Maritimes et Portuaires, M. El Mokhtar Ahmed Bousseif, concernant une question orale sans débat, qui lui a été adressée par la députée Aziza Jeddou.
La députée a déclaré, dans sa question, que la pêche maritime occupe une grande importance dans l’économie nationale, mais qu’elle souffre toujours de déséquilibres fondamentaux, notamment l’absence d’une stratégie efficace, la surexploitation et des problèmes profonds qui limitent son rôle en tant que secteur clé dans le développement du pays, s’interrogeant sur la politique du secteur pour surmonter ces déséquilibres, en particulier dans la ville de Nouadhibou.
En réponse, le Ministre de la Pêche, des Infrastructures Maritimes et Portuaires a expliqué que la date de la question remonte au 2 février 2024, c’est-à-dire avant la nouvelle restructuration du secteur, lorsqu’il était appelé secteur de la pêche et de l’économie maritime, avant que les ports ne le rejoignent dans le cadre de la réorganisation institutionnelle.
Le Ministre a passé en revue les étapes traversées par le secteur, indiquant qu’il a commencé à connaître une amélioration progressive, à l’instar des autres secteurs gouvernementaux. Il a souligné que la première stratégie élaborée par le secteur pour la période 2020-2024 a traité de nombreux déséquilibres, à partir du programme de Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, et que cette stratégie a fait l’objet d’une évaluation en 2025, où le taux de mise en œuvre de ses indicateurs a atteint 56%, ce qui a eu un impact positif sur la ville de Nouadhibou.
Le Ministre a abordé les interventions du secteur, notamment dans le domaine de l’amélioration des moyens de contrôle, indiquant que ces efforts ont eu un impact direct sur les exportations du pays, qui ont augmenté à la fin de l’année dernière pour atteindre 801 millions de dollars, soit une augmentation de près de 20% par rapport à 2019, ce qui a contribué à renforcer les ressources du pays en devises.
Il a expliqué que le développement du secteur de la pêche nécessite de se concentrer sur des axes fondamentaux, notamment la recherche scientifique, le contrôle, le développement des ports et la création d’usines de valorisation et de commercialisation, soulignant que le secteur travaille actuellement à mobiliser les financements nécessaires et à apporter un changement radical dans ses institutions.
Il a affirmé que le nombre d’usines de valorisation a connu une croissance de 73%, grâce à l’encouragement de l’État aux industries de valorisation, dans le but d’intégrer plus fortement le secteur dans le cycle économique, d’augmenter le nombre d’acteurs économiques et d’attirer davantage de devises étrangères dans le pays.
Le Ministre a conclu en soulignant que l’amélioration du secteur a créé des perspectives d’avenir prometteuses, qui permettront, avant la fin du mandat de Son Excellence le Président de la République, de créer des ports capables de recevoir toutes les quantités de poisson pêchées, ainsi que des institutions efficaces qui rempliront les rôles qui leur sont assignés.