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Alistair Burt Secrétaire d'Etat Britannique : La Mauritanie est un pays pivot dont on ne peut pas ignorer le rôle.   
04/07/2013

L’honorable Alistair Burt est ministre d’Etat Britannique aux  Affaires étrangères et du Commonwealth. Son cabinet situé au Foreign and Commonwealth Office (FCO)  est responsable de l’Afghanistan et de l’Asie du sud, de la lutte contre le terrorisme, la prolifération, de l’Amérique du Nord, du Moyen Orient...




...de l’Afrique du Nord et d’autres dossiers.
M. Burt  a visité la Mauritanie les 2 et 3 juillet. Il a été reçu par le président Aziz, le Premier ministre et les ministres des Affaires économiques  et celui des Affaires étrangères. En marge de  son agenda officiel le ministre britannique a également rencontré plusieurs personnalités dont le président de la CENI  et des  acteurs de la société civile et des medias la soirée  du 2 juillet, au cours de laquelle, ces derniers  n’avaient pas la même perception de la situation des droits de l’homme en Mauritanie.
Tahalil était présent à la rencontre et a pu par la suite,  interviewer le  ministre britannique l’après-midi du 3 juillet,  juste,  avant qu’il ne prenne l’avion.
Les questions relatives à la  sécurité et l’économie semblent avoir dominé  la visite. 

Tahalil : Vous venez de  passer  deux  jours en Mauritanie. Vous avez rencontré les plus  hauts responsables de l’Etat et des personnalités de  la société civile. Avec quels sentiments nous quittez-vous ?

Alistair Burt : «Vibrant»  c’est le mot en anglais que je veux utiliser pour qualifier mes sentiments. Je veux dire que la sensation que j’ai eue avec la société civile, hier soir,(2 juillet, ndlr) était très animée. Les gens étaient très libres. Ils disent ce qu’ils veulent et ce qu’ils ne veulent pas par rapport à la société mauritanienne. Je les ai trouvés très engagés pour ce qui est des questions qui affectent la société civile mauritanienne.
Mes entretiens officiels, aujourd’hui, ont été très fructueux et ont été une opportunité pour moi, d’encourager et de renforcer une meilleure coopération bilatérale.
Avec Son Excellence le Président de la République, le Premier ministre et le ministre des Affaires Etrangères, nous avons parlé d’un certain nombre de questions de sécurité qui touchent la région.
Je sens que je suis mieux informé maintenant par rapport à ce qu’ils perçoivent et la place de la Mauritanie dans cette région.
Avec le  ministre de l’Economie, on a eu à évoquer des défis auxquels fait face l’économie mauritanienne et les stratégies engagées pour le développement et une meilleure croissance de l’économie mauritanienne.

Tahalil : Vous avez parlé des questions de sécurité. Comment évaluez-vous le bilan de la lutte anti-terroriste de  la Mauritanie et comment appréciez-vous son rôle au niveau régional ?

Alistair Burt : Pour trois raisons, la Mauritanie s’est placée elle-même en première ligne de la défense et des questions de sécurité dans cette région.
Le fait qu’elle a déployé des forces armées pour défendre le pays contre Al Qaida.
Deuxièmement, la mise  en place d’un très bon système de contrôle de frontières duquel je suis très fier ; parce que nous sommes en train d’appuyer ce programme au niveau de Royaume Uni et l’Union Européenne.
Le troisième point par rapport de cette approche mauritanienne de lutte contre le terrorisme, c’est qu’ils comprennent qu’il y a des aspect  au-delà de la sécurité : le sous-développement et la sensibilisation .  Il y a des questions idéologiques qui font  qu’on peut contenir le terrorisme à travers d’autres approches.

Tahalil : Les  nouvelles bases d’Aqmi en Libye après la chute de Kaddafi et le paiement des rançons que des pays occidentaux continuent, hélas, à payer,  font faire perdurer la menace.

Alistair Burt : D’abord, votre gouvernement est très clair là-dessus. Pour ce qui est de proscrire le paiement  des rançons. Parce que tout simplement, c’est une manière de nourrir le terrorisme. Et lors du Sommet G8, évidemment, il a été question, justement, de bannir tout ce qui est rançon.
Malheureusement, cela ne protège pas les victimes. Donc, il faut trouver d’autres moyens pour contrecarrer ce phénomene.
La Libye est un pays où la situation sécuritaire est très complexe. Le Royaume Uni est en train d’entreprendre des efforts pour appuyer la sécurité des frontières au niveau de la Libye par plusieurs moyens. Ceci, justement, témoigne de la vulnérabilité de la région toute entière et donc le besoin de collaborer et de s’entraider pour affronter ce problème.


Tahalil : Sinon, en dehors de la sécurité, est-ce qu’il y a d’autres aspects pour une coopération entre la Grande Bretagne et la Mauritanie : le pétrole et des mines, par exemple?  Y a-t-il  des partenariats qui s’établissent ?

Alistair Burt : Oui. J’espère. Il y a déjà pas mal de compagnies britanniques sur place. Elles sont entrain d’explorer des ressources.
Nous avons organisé  une visite au Moyen Orient l’année dernière et ici en Mauritanie, pour voir les opportunités.
Le gouvernement britannique est intéressé par ces initiatives parce que nous pensons que quand les compagnies britanniques interviennent ici, c’est pour former plus de gens et pour  qu’il y ait  accès à plus d’opportunités de travail dans le pays.

Tahalil : Dernière question M. le ministre parce que vous voyagez tout de suite, après la visite  de M. Hague  en Mauritanie l’année dernière et la votre aujourd’hui, peut-on savoir qui est le prochain: who is the next ? Et puis dans le sens inverse,  y a-t-il  des visites d’officiels Mauritaniens prévues en Grande Bretagne ?

Alistair Burt : Justement, j’ai eu l’occasion cet après-midi (3 juillet, ndlr) de donner une invitation à son Excellence le ministre des Affaires Etrangères, M. Hamadi Ould Hamadi, de son homologue le ministre des Affaires Etrangères britannique. Il sera donc très bientôt à Londres et j’ai eu un entretien avec M. Tah, ministre des Affaires Economiques. Il était déjà à Londres. Il est certainement le bienvenu, tout ministre mauritanien est le bienvenu.
Nous pensons qu’il y aura un autre ministre  britannique d’ici peu  en Mauritanie. Ceci pour renforcer la coopération.
Nous reconnaissons la place qu’occupe la Mauritanie dans la région du Sahel. La Mauritanie est un pays pivot dont  on ne peut pas ignorer le rôle joué, et il va falloir renforcer la coopération bilatérale.
Par ailleurs, il faut mentionner le travail de M. Giles Enticknap (chargé d’affaires du Royaume Uni en Mauritanie, ndlr) ici, et le fait qu’il y a maintenant, une ambassade mauritanienne à Londres. C’est très important.

Tahalil : Merci Monsieur le ministre et bon voyage.
Alistair Burt
: Merci

Propos recueillis par IOMS

 

 


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