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L’AJD/MR réclame l'abrogation de la loi d'amnistie de 1993   
10/02/2013

Le parti de l’Alliance pour la Justice et la Démocratie/ mouvement du renouveau (AJD/MR) a organisé samedi 9 fevrier une marche à Nouakchott pour demander l’abrogation de la loi d’amnistie votée par l’Assemblée nationale mauritanienne en 1993.



M. Ibrahima Moktar Sarr  président de l’AJD/MR estime que la dite  loi « fait obstacle à la réalisation d’une véritable réconciliation nationale ».

Des  atteintes aux droits de l’homme ont culminé en 1989 coté mauritanien  avec des déportations et des exécutions extrajudiciaires qui ont touché des militaires negro-mauritaniens  entre 1990-91. Les auteurs directs de ces violations avaient  été identifiés dans un rapport d’une commission d’enquête mise en place en 1991 par  Ould Taya et présidée à l’époque, par l’actuel chef d’état- Major de la Gendarmerie, le Général Ndiaga Dieng.
Par la suite, le Parlement mauritanien avait voté en 1993 une loi d’amnistie pour «tous les faits» relatifs à cette sombre période de l’histoire mauritanienne. Et le gouvernement mauritanien a lancé  depuis 2007 plusieurs chantiers visant à apurer le dossier du passif humanitaire. Cette orientation s’était traduite également par le vote d’une loi criminalisant les pratiques esclavagistes.
Plus de 35 000 Mauritaniens expulsés au Sénégal en 1989 étaient revenus volontairement  entre 1994 et 2005 en Mauritanie,  alors que  25 000 autres sont retournés au pays entre 2008 et 2012 et ont été installés dans une centaine de villages situés dans cinq régions de Mauritanie . L’Etat mauritanien a reconnu officiellement les atteintes aux droits de l’homme  en 2007 , et le gouvernement a  signé en 2009 des accords avec des organisations représentant les victimes portant sur des réparations qui ont été effectivement versées aux ayants droits.
Mais cette approche est contestée par une partie des organisations de victimes qui exigent l’abrogation de la loi d’Amnistie et la vérité avant toute réparation.

Dans sa réunion tenue le 4 janvier 2013, le conseil des ministres mauritanien a validé l’indemnisation de 686 militaires, victimes du passif humanitaire pour un montant de 772.132. 405 UM pour dédommagement et 88 000.000 UM pour les pensions de retraite, a annoncé à la presse le ministre de la Défense Ahmedou Ould Idey.
En 2011, le gouvernement avait indemnisé un groupe de 974 militaires pour une enveloppe de 1.0247.000 UM, en plus de 98 000 000 UM pour les pensions de retraite.
Les deux vagues font au total, 1760 victimes  qui ont bénéficié en tout d’une somme de 2.19.700.000 UM de compensations et 186 000 000 UM pour les pensions de retraites.
«Avec de telles opérations, le processus de règlement du passif humanitaire pour les militaires mauritaniens arrive à son terme et son dossier est désormais classé»,  annonçait  le ministre de la Défense à la presse.


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