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Sécheresse : Avant qu’il ne soit trop tard !   
05/01/2012

La sécheresse a créé cette année , une situation sans précédent le long des frontières mauritano-maliennes notamment entre l’Assaba et le Hodh El Gharbi coté mauritanien et la zone de Khayes entre Bafrara, Aourou et Yelimané, coté malien. Des centaines de milliers...



...de têtes du cheptel mauritanien (bovins, caprins et camelins) s’y sont entassés à la recherche de pâturages, créant ainsi un risque de confrontation avec les populations maliennes
Les populations maliennes qui ont eu une mauvaise récolte cette année se sont retrouvées envahies par des milliers d’éleveurs mauritaniens, qui normalement ne passaient chez eux que lors des premières pluies du mois de juillet.

En l’absence d’autorités sur les lieux, les maliens vendent à leur gré les points d’eau et les pâturages aux éleveurs mauritaniens qui se sont venus cette année au Mali avec huit mois d’avance
Les éleveurs mauritaniens qui n’avaient pas l’habitude de venir si tôt au Mali n’étaient pas préparés à ce cas de figure, sont à la merci des exigences et se sont endettés auprès des commerçants locaux.

Des dettes qu’ils ne pourront honorer que lors de la prochaine saison des pluies quand leur bétail aura de la valeur.

Devant l’impossibilité d’honorer les demandes des populations maliennes organisées en villages, nos éleveurs organisés eux aussi en tribus et fractions, sont sous une triple pression : l’endettement, la rareté des pâturages et le manque de points d’eau . Les germes de la confrontation sont semés.
«La situation est très grave et s’aggravera très prochainement si elle n’est pas prise en main immédiatement» indique Mohamed El Hafed Ould El Bou, un éleveur de la zone qui jouit d’un grand respect de la part des autorités et populations des deux pays et qui a toujours joué le rôle de médiateur entre les éleveurs mauritaniens et cultivateurs maliens
Les observateurs que «Tahalil» a interviewé pensent qu’en dehors de l’urgence d’une commission mixte mauritano-malienne pour se pencher le problème, la Mauritanie dont les 70% de la population vit de l’élevage, doit prendre les choses en main et envoyer sur place des hommes de grande expérience pour la sensibilisation et l’orientation de ses éleveurs et dresser des rapports quotidiens de la situation sur le terrain, qui doivent être adressés au président de la république
Dans toute la zone affectée, la réponse doit être prompte ajoutent ces connaisseurs de la zone .

 Les gouvernements mauritano-maliens, les donateurs et les agences d’aide doivent intervenir pour éviter que la situation ne se détériore davantage et occasionner une catastrophe humanitaire.

2011 a été l’année la plus les plus sèche de ces 60 dernières années en Mauritanie
La situation exige une aide internationale d’urgence et surtout une attention toute particulière de la part des deux états frontaliers.
Idoumou Ould Abderrahmane
Correspondant de Tahalil en Assaba

 


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