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Communiqué de presse du FMI   
13/12/2011

Le Conseil d’administration du FMI conclut la troisième revue de l’accord FEC en faveur de la Mauritanie et approuve un décaissement de 17,1 millions de dollars EU. Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé la troisième revue



des résultats économiques de la Mauritanie dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC).

La décision du Conseil d’administration, qui a été prise suivant la procédure d’adoption par défaut d’opposition, permet le décaissement immédiat d’un montant équivalent à 11,04 millions de DTS (17,1 millions de dollars EU), qui porte le total des décaissements effectués jusqu’à présent au titre de l’accord à 44,16 millions de DTS (68,4 millions de dollars EU).

Le Conseil d’administration a approuvé un accord triennal en faveur de la Mauritanie en mars 2010, pour un montant équivalent à 77,28 millions de DTS (soit 120 % de la quote-part de la Mauritanie au FMI ; voir Communiqué de presse no 10/89).

La Mauritanie continue d’afficher de bons résultats macroéconomiques, malgré la hausse des cours internationaux du pétrole et des denrées alimentaires, et une grave sécheresse. L’activité économique y a résisté, l’inflation a été maîtrisée et les soldes budgétaire et extérieur se sont améliorés, entraînant une augmentation des réserves et une baisse sans précédent des emprunts publics.

Cependant, les défis à relever restent importants. Les perspectives pour 2012 sont très sensibles à une chute brutale de la demande extérieure ou à un impact plus important que prévu de la sécheresse, ce qui pourrait nécessiter un complément d’aide extérieure. En outre, la croissance n’est pas assez diversifiée pour réduire le chômage et la pauvreté, en particulier dans les zones rurales où l’un et l’autre restent élevés.

La poursuite de l’assainissement des finances publiques demeure nécessaire pour atténuer les facteurs de vulnérabilités et maintenir la stabilité macroéconomique. Le projet de loi de finances 2012 maintient à juste titre la discipline budgétaire, tout en faisant place à des dépenses de lutte contre la sécheresse et en préservant les dépenses d’investissement. Des mesures décisives sur les subventions et la réforme de la fonction publique, ainsi qu’une mobilisation accrue des recettes sont essentielles pour dégager la marge de manœuvre budgétaire requise et pour réduire la dépendance de la politique budgétaire à l’égard de recettes minières volatiles. La conclusion d’un accord sur la part d’allègement de dette qui subsiste est cruciale pour le maintien de la viabilité de la dette.

La pérennisation des bons résultats de mise en œuvre du programme – grâce notamment à la mise en place de dispositifs de protection sociale bien ciblés, à l’application effective des nouveaux codes d’investissement et des marchés publics, ainsi qu’à la redynamisation du marché du travail et des réformes des entreprises publiques — contribuera à réaliser une croissance inclusive et largement répartie, à améliorer la situation de l’emploi et à réduire la pauvreté.

Le 12 décembre 2011

Fonds monétaire international
Washington, D.C. 20431 USA


1 La facilité élargie de crédit (FEC), qui a remplacé la facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC) comme principal outil dont dispose le FMI pour apporter un appui financier à moyen terme aux pays à faible revenu, se caractérise par des plafonds d’accès plus élevés, des conditions de financement plus concessionnelles, une plus grande souplesse dans la conception des programmes qu’elle appuie et une conditionnalité à la fois simplifiée et mieux ciblée. Le taux d’intérêt des crédits accordés au titre de la FEC est de 0 %, avec un différé d’amortissement de cinq ans et demi et une échéance maximale de dix ans (http://www.imf.org/external/np/exr/facts/ecf.htm). Le FMI revoit tous les deux ans les taux d’intérêt de tous ses guichets de financement concessionnel.
Le Conseil d’administration prend des décisions par défaut d’opposition lorsqu’il convient qu’une proposition soumise à son examen peut être adoptée sans qu’il soit nécessaire de convoquer une réunion formelle à cet effet
FMI

 


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