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Les confidences d’une source sécuritaire malienne    
25/04/2010

Aqmi a frappé 24 heures seulement, après l’installation officielle, le 21 avril à Tamanrasset, d’un comité d’état-major opérationnel conjoint entre l’Algérie, le Mali, la Mauritanie et le Niger. Un commandement qui se veut un «début de concrétisation» des résolutions prises...



...par les pays du Sahel afin d’opposer «un front commun» à Al Qaida au Maghreb Islamique (Aqmi).Un deuxieme etat-Major anti-Aqmi financé par les americains cette fois est également en montage au Burkina faso. La sous-region bouge, Aqmi serait dans plusieurs collimateurs.
«L’enlèvement du ressortissant français Michel Germaneau et de son accompagnateur algérien Ouaghi Abidine, le 22 avril au Niger est l’œuvre d’un groupe armé d’Aqmi dirigé par un touareg Abou Abdel Kerim, dit Youssouf», nous confie lors d’un entretien, réalisé le 24 avril, une source sécuritaire malienne qui a préféré garder l’anonymat.
Ce groupe armé dénommé «Al Ansar» signerait ainsi son premier enlèvement après sa constitution au milieu de l’année 2009, apprend-on de source généralement bien informée. Les trois autres groupes d’Aqmi («Tarek», «El Moulethemine» et «El Vourghane»), avaient tous -par le passé et dans le présent- opéré des enlèvements, de manière directe ou indirecte. «El Vourghane» dirigé par «Yahya Abou El Hamam» détenait les italiens libérés récemment contre le paiement probable d’une «rançon rehaussée à 8 millions d’euros en raison du refus des autorités mauritaniens de libérer des détenus en Mauritanie», révèle notre source.
A la question : Aqmi a-t-elle voulu narguer le nouveau commandement conjoint basé à Tamanrasset à travers l’enlèvement du 22 avril, notre source rétorque : «Le commandement est encore à ses débuts. Il s’appuiera sur une couverture satellitaire et aérienne et des actions terrestres menées par les armées des quatre pays concernés». «Les 200 combattants d’Aqmi se feront massacrer à coup sûr, à moins qu’ils ne fuient vers le Djebel de Boukahil, d’où ils étaient venus», souligne notre source.
«Nos dirigeants se sont rendus compte que face à une menace collective, la réponse doit également l’être», commente cette source malienne. Et d’ajouter : «La récente libération par le Mali de quatre terroristes a créé des divergences qui ne profitent qu’à Aqmi».
Fallait-il accepter la libération des dits terroristes, en échange, de celle de Pierre Camatte, a-t-on demandé?
Réponse : «Le Président ATT n’avait pas le choix. Les émissaires français ont été clairs. Ils l’ont tenu pour personnellement responsable de ce qui adviendra à l’ex-otage français (libéré le 25 février dernier, ndlr), un sort semblable à celui du président nigérien Tandja l’attendait.»
A la question : Qu’est ce qui explique la montée en force d’Aqmi ces deux dernières années ?
Réponse : «D’abord, il y a les rançons payées qui ont été un véritable trésor de guerre, puis le mode opératoire de guérilla asymétrique à cause de la mobilité, conjugué à une très bonne connaissance du terrain. Et enfin, l’autonomie du mode d’approvisionnement ». Concernant ce mode d’approvisionnement, notre source explique : «Aqmi a des stocks enfouis partout dans le désert et n’a pas besoin des populations locales avec lesquelles elle a de graves problèmes à cause des assassinats commis, à la fois, contre  Arabes et  Touarègues».
Selon notre source, les combattants d’Aqmi grands branchés du "journal du Maghreb Arabe"  de "Al Jazeera" qu’ils suivent dans leurs vehicules équipées de paraboles, se déplaceraient en permanence et surtout de nuit  grace aux lunettes de vision nocturne, au nord de Tombouctou et de Gao et à l’est de Kidal, où l’eau et le gibier sont abondants dans le massif de l’Adrar des Iforas (Tegharghar) . Dans les zones de Tombouctou et Gao, ils s’approvisionneraient en eau au niveau des puits pastoraux comme : «Nbeikeut el Khadeum», «Lemgheity » (malien), «Innichag» et «Rzagha ».
Leurs épouses et leurs enfants les rejoindraient souvent dans leurs maquis mobiles nous a-t-on confié . «Pour protêger leur harem, ils deviennent alors agressifs, voire même suicidaires», conclut-il.
IOM

 


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