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Quand les chiens attaquent   
27/11/2008

Ils ne doivent point être nombreux ceux qui ont regardé avec pondération les photos du crâne scalpé du jeune Moussa, victime des chiens errants de Nouadhibou. C’est vrai qu’il fallait avoir le cœur bien accroché pour soutenir cette vision horrifique.



Mais ce qu’il ne faut pas occulter aussi, c’est que bien que le cas de Moussa ait été certainement spectaculaire et médiatisé à bon escient, les stéphanois sont habitués à voir des cas d’attaque de chiens ces derniers mois, n’en déplaise aux autorités sanitaires locales. Et même qu’une ressortissante américaine y a été mordue par le chien de ses voisins il y’a quelques mois. Mais si cela peut consoler, nos concitoyens de la capitale économique doivent savoir qu’ils ne sont pas les seules victimes avérées ou probables des crocs canins. A Nouakchott aussi, des chiens vagabonds, il y’en a à  tous les coins de rue. Ils n’ont pas seulement élu domicile aux abords des abattoirs ; on les croise  partout. Ils se promènent souvent en solo ou en bande. Ces clebs sans maîtres  sont  reconnaissables à leurs flancs décharnés et à leur langue qui pend jusque par terre. Une langue qui depuis longtemps a faussé compagnie à des dents en chômage technique continu. Ces carnivores forment souvent des  meutes d’une trentaine d’individus et se déplacent au gré de leur flair. S’il vous arrive de les rencontrer, vous  aurez beau gardé votre sang froid la menace vous fera flageoler les pieds. Parce qu’en définitive, un chien, c’est un chien et ça reste un animal potentiellement imprévisible. Des cas d’attaque d’enfants par des chiens domestiques ont défiguré à vie d’innocents chérubins dans le monde. On l’a vu. Tant et si bien que l’on craint souvent pour nos enfants à chaque fois que nous les envoyons acheter de la menthe ou des cigarettes à la boutique du coin le soir. Il est vrai que de temps à autre, nous entendons par voie de presse que les services de la Direction de l’Elevage entreprend des campagnes de vaccination ou d’empoisonnement des chiens errants mais, il faut se dire que ce sont des mesures ponctuelles et dont l’efficacité est battue en brèche par la multiplicité des hordes canines que l’on voit tous les soirs écumer la ville de Nouakchott et ce dans tous ses quartiers. Alors, si on vous dit que les chiens sont dans la place … 
Biri N’Diaye
 


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