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Ebola: Combien de personnes doivent-ils mourir avant que l'OMS agisse? demande l'AHF   
18/12/2018

L’OMS et Merck doivent déployer davantage d’efforts pour garantir la disponibilité des vaccins et la protection des travailleurs dans le domaine de la santé partout dans le Congo, où la seconde épidémie la plus grave d’Ebola dans l’histoire a tué près de 300 personnes et a atteint une large concentration de population.



Alors que la seconde épidémie d’Ebola la plus grave au monde se répand récemment dans la grande ville de la République démocratique du Congo, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et la société Merck devraient déployer davantage d’efforts pour garantir la disponibilité de tous les choix proposés afin de lutter contre le virus, en veillant surtout à ce que les vaccins soient accessibles à tous ceux qui en ont besoin.
Bien qu’il y ait eu des améliorations remarquées par rapport à la réaction lancée contre l’épidémie de l’année 2014 en Afrique de l’Ouest, des efforts plus ambitieux s’avèrent nécessaires aujourd’hui au Congo. L’OMS n’a pas encore déclaré la situation "une crise d’urgence internationale", même si elle satisfait les critères d’une crise probable. En outre, Merck Pharmaceuticals ne dispose que de 300000 doses de son vaccin éprouvé pour lutter contre le virus Ebola, voire une quantité insuffisante depuis que le virus s’est répandu à Butembo, une zone urbaine tentaculaire où vivent plus d’un million de personnes.
Dr Peter Salama, Directeur général adjoint du Programme de gestion des situations d’urgence sanitaire, s’est déclaré inquiet face à l’insuffisance des quantités de vaccins disponibles la semaine dernière. Sur ce, L’AHF incite constamment l’OMS à accélérer le processus d’approbation du vaccin fourni par la société Merck et des autres vaccins proposés qui ont fait preuve d’efficacité contre l’Ebola. Le prix de ce retard a été trop cher, et résulte par la perte de la vie précieuse des gens, qui auraient pu être sauvées si des efforts plus ambitieux ont été déployés.
Merck devrait également stocker et se préparer à expédier suffisamment de vaccins, si le virus brise l’endiguement de la vaccination en anneau, ce qui nécessite une grande quantité de doses, actuellement plus de celles utilisées. Si les coûts s’avèrent un obstacle, Merck devrait utiliser les fonds qu’elle a accordés sous forme d’aide humanitaire.
La sécurité des travailleurs dans le domaine de la santé opérants dans tout le pays est tout aussi importante. Des groupes armés perturbent systématiquement les efforts de vaccination et d’éducation de la population, engendrant souvent des conséquences fatales. L’OMS et l’ONU doivent protéger les hommes et les femmes qui travaillent pour atteindre et vacciner les personnes vivant dans des zones abandonnées, et ce en déployant des troupes, si nécessaire.
"Il est temps de faire preuve de rigueur dans notre campagne de lutte contre le virus Ebola, car nous avons constaté les ravages qu’elle peut causer", a déclaré Dr. Penninah Iutung la Responsable du Bureau de l’AHF Afrique. "L’AHF exhorte l’Organisation mondiale de la santé à déclarer immédiatement cette épidémie une crise d’urgence internationale et renforcer les choix de vaccins proposés avant qu’il ne soit trop tard. L’AHF implore également la société Merck à garantir et à préparer une quantité suffisante de vaccins pour une utilisation immédiate. Les enjeux sont immenses, et les raisons d’attentes ne sont plus tolérables".



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