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Le MAEC: La Mauritanie a fait des avancées remarquables dans la lutte contre la gabegie   
28/09/2018

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, M. Ismail Ould Cheikh Ahmed, a indiqué que notre pays a opté, à travers l’organisation du 31ème Sommet de l’Union africaine à Nouakchott du 2 au 3 juillet 2018, sous le thème:



Gagner la bataille contre la corruption, une voie durable pour la transformation de l’Afrique", contribuer à l’instauration d’une vision globale afin de pouvoir faire face aux défis redoutables que représente le phénomène de la corruption, ce qui aboutira à la libération des peuples africains de cette vilaine pratique.

Le ministre, qui s’est exprimé devant la 73ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, a ajouté que la Mauritanie a pris des mesures qui ont contribué à réduire ce phénomène, à renforcer le rôle des institutions de contrôle, tout comme elle a adopté la transparence dans toutes les transactions financières, modernisé et développé le système fiscal de l’État et celui de paiement grâce à un programme de réforme monétaire mis en vigueur cette année et apporté des modification à la base de notre monnaie nationale.

Ould Cheikh Ahmed a indiqué que notre pays a adopté une politique économique intégrée qui assure la prospérité et le bien-être des citoyens, construit des routes, des aéroports et des ports, fournit des services de base d’eau potable et d’électricité, mis en œuvre des réformes rapides pour divers secteurs économiques, miniers et pétroliers et a amorcé des réformes visant à réaliser la croissance économique accélérée du pays de plus de 4%.

Afin de réduire les effets négatifs du changement climatique sur la croissance économique et la vie publique, le ministre a souligné que la Mauritanie a adopté une politique nationale visant l’utilisation des sources d’énergie renouvelables, la lutte contre l’avancée des sables et la préservation des écosystèmes et des ères protégées. Le siège de l’Agence africaine de la grande muraille verte, faisant remarquer que notre pays a ratifié l’ensemble des conventions internationales se rapportant au changement climatique et que Nouakchott abrite le siège de l’Agence Panafricaine de la Grande Muraille Verte.

Le chef de la diplomatie mauritanienne a indiqué que notre pays, conscient que la justice et l’égalité entre tous les membres de la société et la répartition équitable de la richesse sont des plus importants piliers de la construction d’un État moderne, il a introduit des réformes fondamentales dans la procédure juridique afin de respecter le principe de l’indépendance du pouvoir judiciaire et du rapprochement de la justice des justiciables.

Il a ajouté que notre pays a, également, misé sur la liberté de la presse comme une option stratégique afin de consacrer la démocratie et de renforcer les pratiques démocratiques, rappelant dans ce contexte la création d’un fonds public pour soutenir la presse privée, la régulation de la presse électronique, la mise en place de la société de radiodiffusion et de télévision, l’abolition des peines d’emprisonnement dans les cas d’édition et l’ouverture des médias publics à tous les acteurs politiques.

Grâce à ces réformes, a ajouté le ministre, notre pays est devenu, selon Reporters sans frontières (MSF), le premier pays arabe en termes de liberté d’expression et de presse depuis plusieurs années, selon le dernier rapport du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

Dans la domaine politique, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération indiqué que la Mauritanie a encouragé la promotion de la cohésion nationale tout en poursuivant une politique constante d’ouverture, rappelant que dans ce contexte, de nombreuses réunions préparatoires et consultations avec diverses factions de l’opposition ont eu lieu pour parvenir à un consensus national.

Concernant le dialogue politique, le ministre a déclaré que des concertations ont eu lieu entre la majorité présidentielle et l’opposition en 2011 et que ces derniers ont été suivis d’un autre dialogue approfondi entre la majorité et certains partis de l’opposition avec la participation de la société civile et des personnalités, dialogue ayant a abouti à des amendements constitutionnels par référendum organisé en date du 5 août 2017.

Il a ajouté que les résultats de ce dialogue ont contribué à la promotion de la démocratie, à la consolidation de l’état de droit et à la rationalisation des ressources publiques.

Abordant la question des dernières élections, le ministre a indiqué qu’au cours des élections du premier septembre, le pays a vu pour la première fois dans son histoire l’élection de conseils régionaux chargés du développement régional, ce qui encouragera la participation des collectivités locales à l’œuvre du développement national.

Pour ce qui est de l’organisation de ces élections, le ministre a déclaré qu’elles se sont déroulées sous la supervision d’une commission électorale indépendante, dans un climat de paix et de sécurité et dans des conditions de transparence et d’impartialité tel que l’attestent les témoignages de partis politiques et d’observateurs internationaux de l’Union africaine et de représentants de la société civile.

Ould Cheikh Ahmed a également fait remarquer que tous les courants politiques du pays ont effectivement participé aux dernières élections auxquelles les femmes ont participé et occupé des positions privilégiées au niveau des candidatures, et ont également obtenu des résultats significatifs, dont, à titre d’exemple la présidence du conseil régional de la circonscription de Nouakchott;

Il a par ailleurs souligné les résultats obtenus par les femmes lors des récentes élections et qui reflètent le statut accordé aux femmes par la direction nationale pour leur permettre d’accéder à tous les postes politiques, militaires et judiciaires en plus du quota électoral obligatoire dont elles bénéficient.

Concernant l’intérêt que les autorités mauritaniennes accordent à la participation de la jeunesse à la gestion des affaires publiques, le ministre a indiqué qu’une stratégie multidimensionnelle a été adoptée pour englober les différentes approches globales portant sur divers aspects des préoccupations politiques, intellectuelles, éducatives, professionnelles des jeune, rappelant que dans cette optique, un Conseil supérieur de la jeunesse et une agence nationale pour l’emploi ont été créés.

Abordant les questions relatives aux droits de l’Hommes, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération a insisté sur la volonté des pouvoirs publics à poursuivre les efforts visant à consolider les droits de l’Homme, améliorer les conditions de détention, prévenir la torture et les pratiques qui portent préjudice aux femmes et aux enfants

Il a par ailleurs déclaré que les autorités nationales poursuivent les politiques les mieux indiquées pour éradiquer les séquelles de l’esclavage.

Il a, à cet égard, souligné que dans les amendements constitutionnels de 2012, la législation nationale a classé la pratique de l’esclavage parmi les crimes contre l’humanité, rappelant que le système juridique national a été renforcé par nombre de lois et de règlements adoptant de nouvelles approches, y compris la création en mars 2014 de tribunaux spécifiques aux questions de l’esclavage.

« Le gouvernement, a-t-il indiqué, a également créé une agence de solidarité sociale qui lutte contre la pauvreté et les effets de l’esclavage, dont la mission est d’aider les secteurs les plus vulnérables en fournissant des services de santé et d’éducation et en finançant des projets générateurs de revenus ».

Il a ajouté que notre pays qui a soutenu la lutte du peuple sud-africain contre les politiques de discrimination raciale, exprime sa satisfaction quant à la Décennie des Nations Unies pour la paix, reconnaissant le rôle de combat de feu Nelson Mandela, rappelant que notre pays a rendu hommage à cet homme en donnant son nom à l’une des plus grandes avenues de la capitale Nouakchott où des activités spéciales ont été organisées pour commémorer le centenaire de sa naissance, évoquant les valeurs et les idéaux pour lesquels il combattait.

Le ministre a aussi déclaré que la position géographique distincte de la Mauritanie et son identité arabo-africaine lui confèrent une responsabilité distincte qui l’incite à veiller sur la sécurité de la sous-région.

« Conscient de la responsabilité qui lui incombe, le pays a joué un rôle central dans la création du G5-Sahel et a participé activement à la création de la force commune de ce groupe, soulignant que la Mauritanie s’emploie à maintenir la sécurité et la stabilité de la sous-région grâce à une politique cohérente de bon.

Concernant la question du Sahara occidental, « notre pays, a dit le ministre, suit avec intérêt le développement de la situation et soutient les efforts des Nations Unies pour trouver un règlement qui satisfasse les parties concernées et contribue à la consolidation de l’intégration économique et de la complémentarité économique de l’Union du Maghreb arabe ».

Abordant la question du moyen orient, M. Ismaël Ould Cheikh Ahmed a dit que la cause palestinienne est d’une importance primordiale pour la République islamique mauritanienne, ce qui se reflète dans la fermeté de notre pays dans ce domaine, et nous appelons en toute occasion à une solution juste et viable fondée sur des références arabes et internationales pertinentes qui doivent aboutir à la création d’un État palestinien avec pour capitale El Qods Al Sharif.

En ce qui concerne la question libyenne, le ministre a indiqué que la Mauritanie soutient la voie des Nations Unies et d’autres processus complémentaires, notamment les travaux du Comité africain de haut niveau sur la Libye, le comité quadripartite et les pays voisins de la Libye.

En ce qui concerne la situation en Syrie, il a déclaré que « nous soulignons la nécessité de rechercher une solution politique par le biais d’un dialogue national global qui préserve l’unité, l’indépendance et la dignité du peuple syrien dans la paix et la sécurité ».

Concernant le Yémen frère, a souligné l’appui de la Mauritanie à la légitimité du gouvernement du président Abed Rabou Mansour Hadi, appelant à mettre fin aux divisions et à suivre les voies pacifiques conformément aux trois points de référence et soutenant les efforts des Nations Unies visant à trouver une solution politique à cette crise.

Parlant de la Somalie, le ministre a déclaré que la Mauritanie réaffirme son soutien au Gouvernement somalien pour le rétablissement de la sécurité et de la stabilité dans ce pays frère et renouvelle sa condamnation de tous les actes terroristes visant les centres vitaux de l’État somalien.

En ce qui concerne les musulmans des Rohingas, Ismaël Ould Cheikh Ahmed a insisté sur le renouvellement de notre ferme condamnation des actes criminels d’extermination et de déplacement forcé de cette minorité musulmane, appelant la communauté internationale à assumer ses responsabilités pour mettre fin à la tragédie de ce peuple opprimé.

En conclusion, le ministre a déclaré : « Je ne peux que réitérer le respect de la Mauritanie pour tous ses engagements internationaux, son adhésion à l’ordre international multilatéral et les principes des Nations Unies visant à créer un monde de paix et de stabilité et le bien-être de ses peuples et à travailler avec ses partenaires pour atteindre les objectifs du développement durable ».
AMI


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