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Lutte contre l’esclavage en Mauritanie : Sensibiliser les citoyens sur les mécanismes juridiques et les violations de droits humains   
23/08/2017

Une équipe de  l’Association Mauritanienne des Droits de l’Homme (AMDH) a organisé le 22 Août 2017, une causerie éducative dans le quartier de Kebbe Marbatt, sur les violations des droits de l’homme et les mécanismes juridiques de lutte contre l’esclavage et ses pratiques....



... Cette activité rentre dans le cadre du projet « Lutte contre l’esclavage et ses pratiques connexes » initié par ABA ROLI (Association du Barreau Américain) et réalisé par l’AMDH. Le projet vise à sensibiliser les citoyens sur les mécanismes juridiques mis en place par l’Etat et les violations des droits humains.
D’emblée, Mme Aïchétou Sidibé, facilitatrice a souligné l’importance de cette activité et indiqué que l’AMDH a pour mission de défendre, de faire respecter et de promouvoir les droits humains en Mauritanie. Et par conséquent, tous les citoyens doivent s’imprégner du travail de cette Association afin de mieux connaître les mécanismes juridiques et se défendre au moyen de la loi 2015-031. Cette loi criminalise les pratiques esclavagistes et les considère comme un crime contre l’humanité.
Pour sa part, Mr Ebetty Ould Khalifa, parajuriste, a souligné que l’AMDH ne fait aucune discrimination dans cette lutte pour le respect et la promotion des droits de l’homme. Il a rappelé que l’objectif de cette rencontre est de conscientiser les citoyens et les faire comprendre les mécanismes juridiques mis en place par l’Etat mauritanien pour lutter contre l’esclavage et ses pratiques. Mais aussi, il s’agit à travers cette sensibiliser, d’identifier des personnes victimes de pratiques esclavagistes. A cet effet, il a expliqué l’esclavage traditionnel  qui prive la liberté et les droits fondamentaux de certaines personnes. Tandis que l’esclavage moderne consiste à exploiter les personnes sous autes formes.  Autrement dit, faire travailler les personnes en-dessous du SMIG (Salaire minimum interprofessionnel garantie).  Il a appelé à cet effet, tous les citoyens qui se sentent lésées et exploitées de se plaindre en utilisant les mécanismes juridiques mis en place par l’Etat. Car, a-t-il dit, « nul ne peut faire sa propre loi encore moins sa propre justice » tant qu’il existe des juridictions compétentes.  En ce qui concerne l’Etat civil, il a souligné que tout citoyen mauritanien doit avoir ses papiers d’Etat civil. Et d’appeler les citoyens présents à passer par les procédures légales pour obtenir leurs droits.  Enfin, Mr Ebetty a demandé aux participants lésés par ces procédures de s’approcher de l’AMDH afin qu’ils puissent être orientés et accompagnés pour recouvrer leurs droits.
Au cours de cette rencontre, des personnes ont dénoncé des cas de violations de leurs droits dans l’exercice de leur métier tout en affirmant que « l’esclavage existe encore en Mauritanie sous une autre forme ».  D’autres ont affirmé qu’elles n’ont pas eu de papiers d’Etat civil alors qu’elles détiennent les documents de recensement de l’année 1998.
Cette rencontre s’est déroulée en présence de Mme Aïchétou Keita, coordinatrice du projet et du superviseur, Mr Abderrahmane Niang.
I.Badiane


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